Je n'avais pas l'intention de visionner "Divergent"(2014), qui semblait résolument tourné vers le public adolescent, friand de ces adaptations de sagas "young adult" qui pullulent sur les écrans depuis le succès de "Twilight".
Finalement, je l'ai regardé (d'un œil) chez un ami, et effectivement il s'agit d'un navet en bonne et due forme, qui reprend sans sourciller tous les ingrédients habituels, à commencer par la traditionnelle rébellion d'une jeune "élue" face à une institution liberticide, dans un futur plus ou moins proche, sur fond de romance archi-prévisible.
Toute ressemblance avec des personnages ou situations issus de "Hunger games" ne serait absolument pas fortuite... Sans rire, la sensation de copier-coller est saisissante.
De plus, la jeune étoile montante Shailene Woodley, que j'avais trouvée excellente dans "White bird", est ici d'une fadeur désolante, vulgaire ersatz de Jennifer Lawrence. Autour d'elle, malgré un casting ronflant, les autres personnages sont de pâles stéréotypes ; la palme revenant à Kate Winslet, venue prendre l'air méchant durant 3-4 scènes, histoire de payer ses impôts.
Pourtant réalisateur des honorables "The illusionist" et "Limitless", Neil Burger signe ici un blockbuster sans âme, qui ne ravira que les fans purs et durs.