The Substance
Note moyenne
3,6
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1 534 critiques spectateurs

5
199 critiques
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3
304 critiques
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201 critiques
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Séance de minuit
Séance de minuit

72 abonnés 117 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 novembre 2024
Un "Body Horror" à la mise en scène incarnée, à la fois : INTENSE, RIDICULE, EXTRÊME, MISANDRE, PUISSANT, SUPERFICIEL... prenant son essor dans le parti pris de l'authentique Série B (ou Z) !
xBot
xBot

6 abonnés 36 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 6 novembre 2024
"Meilleur scénario à Cannes"... bon pouquoi pas car l'idée de départ est bonne.
La première heure est efficace et correcte, le film s'annonce prometteur mais quand arrive la deuxième heure ça se gâte on sent que ça va finir en eau de boudin ; on sent poindre la déception
pourtant quand arrive le dernière demi-heure - tout en se demandant ce qui pourrait bien se produire d'intéressant - on craint le pire... et il arrive... les vingt dernières minutes sont un ramassis d'images "gore" que la plus mauvaise série B(ou Z) n'aurait pas osé produire ; vous êtes prévenu.
Kevin dioles
Kevin dioles

77 abonnés 777 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 novembre 2024
THE SUBSTANCE (2024): Rêver d'une meilleur version de nous même, mais cette meilleur version acceptera-t-elle ce que nous sommes? Posséder l'esprit jeune et passer devant la vitrine d'un magasin, voir alors son visage et se dire que le temps passe et que le physique suit inexorablement. Cet esprit jeune acceptera-t-il ce visage vieillissant ou passera-t-il rapidement devant cette vitrine avec cette envie de lui balancer un pavé, briser ce miroir de la vérité? (moi j'accepte… et passe tranquillement). Le film "The Substance" est un peu cela. Elisabeth Sparkle, star d'une émission sportive, sera heureuse jusqu'au moment où on lui annoncera qu'elle devra laisser sa place à une élégance parfaite. Alors, comme par un curieux hasard (Hum! Hum!), elle croisera cette organisation fantôme qui lui remettra la solution du rajeunissement. La réalisatrice Coralie Fargeat ne trainera pas à présenter ses personnages si bien que le sujet du film sera très vite abordé. Pas besoin de toute une batterie d'effets pour nous faire capter l'attention, l'excellente mise en scène suffira largement, les silences parleront, le peu de dialogue nous fera comprendre la tension montante, Demi Moore (Elisabeth Sparkle) et Margaret Qualley (Sue) pour l'esthétique du film mais aussi deux psychologies qui s'affronteront cruellement (comme certains devant ma vitrine. Il faudra voir le film pour comprendre), beaucoup de clins d'œil au réalisateur Stanley Kubrick (profondeur des couloirs, pièces éblouissantes, musique de "2001: L'odyssée de l'espace" ), une opposition qui fera penser à "Docteur Jekyll et M. Hyde", les maquillages sur les vieillissements seront impressionnants, mais…dommage que le scénario sera invraisemblable, surtout cette mutation en deux parties pas vraiment crédible, et ce final dans l'hémoglobine totalement ridicule. Un film d'horreur pendant 1h30 assez passionnant (grâce à ses deux actrices), mais par la suite fera beaucoup trop dans l'exagération.
CinÉmotion
CinÉmotion

220 abonnés 226 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 10 novembre 2024
Tellement de choses à dire sur ce film tellement il est visuellement et monstrueusement riche. C'est une belle claque que j'ai pris, et il y a bien longtemps que je n'en ai pas eu du même niveau pour une réalisation française (depuis le film Titane sans doute dans le genre...)

Le film The Substance est tout d'abord un régal pour tous les passionnés de cinéma, avec des références et clins d'oeil à des scènes et films cultes, comme Matrix, Shining et même Alien, mais surtout une réalisation très inspirée qui prend quelques inspirations ici ou là, on peut citer Las Vegas Parano, Enter the void et bien sûr Requiem for a dream avec ces plans macros à la fois très stylisés et anxiogènes, et ces montages de plans successifs très rapides soutenus par du sound design qui était une marque de fabrique très fort du film de Darren Aronofsky.

J'ai adoré la photographie du film, très précis, extrêmement visuel avec des repères visuels graphiques récurrents qui permet une grande lisibilité sur l'action, des décors très caractérisés, avec des plans cadrés très géométriques, des top shots soignés, des surcadrages bien pensés pour isoler l'actrice dans sa descente aux enfers, et surtout une utilisation très intelligente de la couleur bleu et rouge omniprésentes dans le film et opposées l'une à l'autre tout au long du film que ce soit dans les décors, costumes, accessoires (là encore petit clin d'oeil à Matrix), chacune des deux couleurs symbolisant la dualité Sue/Elisabeth Sparkle.

La progression psychologique, anxiogène et oppressive se fait crescendo, avec un final qui va sans doute en marquer plus d'un. La conclusion relève presque même d'un sentiment de parodie du genre, tant le curseur est volontairement placé à l'excès, mais qui va de pair avec le processus et mécanisme de plus en plus destructeur de la prise de la substance. Si le spoiler: flot continu et interminable de sang projeté sur le public
semble grossièrement et abusivement gratuit, il n'est pas sans rappeler que le public lui-même participe à ce système de valorisation de "la beauté jeune" et qu'ils ont aussi leur part de responsabilité dans le mécanisme d'auto-destruction, surtout à l'heure des réseaux sociaux et remarques critiques sur le physique des stars qui se fait de plus en plus facilement et de façon totalement arbitraire et décomplexée. J'ai adoré en tout cas l'ouverture et la fermeture bouclée sur le walk of fame, et la force du message envoyé à Hollywood.

Le scénario est vraiment bien écrit (son prix à Cannes n'est pas volé !) avec beaucoup de thématiques effleurées et développées en surface et sous-texte. J'ai souri devant des détails superflus comme les casiers de livraison (façon Amazon Lockers) bien représentatif des circuits de ventes d'aujourd'hui via internet, et des plans "unboxing" de chaque colis, très évocateur également du monde de "l'influence". Mais c'est surtout le message du film qui est impactant. Celui de devoir s'accepter tel que l'on est, quelque soit l'âge, et de ne pas répondre ni participer à cette quête perpétuelle du "rester jeune en apparence" pour avoir le droit de poursuivre sa carrière d'artiste. Le message fort est envoyé à l'industrie du cinéma, aux réalisateurs et directeurs/rices de casting, qui, on le sait, ont la triste tendance à ne plus appeler du jour au lendemain les actrices dès lors qu'elle dépasse les 40-50 ans, ou encore cette mode aberrante de confier des rôles de femme mature à des actrices beaucoup plus jeune en âge que l'âge qu'affiche pourtant le rôle, sous prétexte que les femmes actrices d'un certain âge ne vaudraient plus rien, et que les rides sur un visage ne seraient plus "bankable". Une pierre lancée également à cette obsession de la chirurgie esthétique pour palier les marques des premières rides... sans se rendre compte que l'excès à "un retour aux normes" d'une certaine vision de la beauté est en réalité une auto-destruction totale et irréversible. Ce film est vraiment puissant en ce sens et délivre un beau message qui doit mener vers une acceptation de soi quelque soit l'âge, et surtout permet de dénoncer effroyablement les pratiques du milieu du spectacle et cinéma...

Le casting, justement, est magnifique, avec le retour en force sur grand écran de Demi Moore (61 ans !) et d'une Margaret Qualley (30 ans) incroyable et même envoûtante ! On ne peut pas non plus ne pas souligner le travail exceptionnel en maquillage FX de Pierre-Olivier Persin ! Quel travail monstrueux que cela a demandé. Très peu d'effets visuels numériques sont employés. On s’écœure devant des scènes plus réalistes les unes que les autres, et cela est rendu possible grâce à une précision d'orfèvre réalisée en amont et sur le tournage pour pouvoir filmer (en gros plan) des détails de peaux, cheveux, veines, et les rendre parfaitement réalistes. De quoi de nouveau trouver frustrant et rageant qu'aucune catégorie officielle n'existe au Cesar pour récompenser une telle ambition créative de maquillage qui demande du talent bien sûr, mais aussi de la recherche et du développement pour pouvoir concrétiser les idées créatives et ambitieuses de la réalisatrice tout en optimisant le travail de l'équipe de tournage et rendu artisitque !! Ce genre de film devrait rendre obligatoire la création d'une catégorie maquillage/coiffure tellement ils en sont les ambassadeurs ! Les films de genre de plus en plus nombreux en France, vont, je l'espère, permettre de concrétiser cette réelle nécessité très bientôt !!

Bref, je pourrais encore m'épancher davantage sur ce film, tellement le boulot créatif et l'ambition de Coralie Fargeat est magnifique sur ce film !! J'avais déjà perçu le potentiel incroyable dans son premier film "Revenge" qui avait déjà une patte et un caractère unique dans sa réalisation, ce deuxième long-métrage de plus grand envergure, confirme le talent et ce nouveau bijou du cinéma français qu'incarne cette réalisatrice. Quelle fierté d'avoir ces talents en France, et encore une fois, il faut encourager la production des films de genre en France, car on est bon dedans, et, en plus de trouver leur place dans les festivals et cérémonies, ils trouvent également de plus en plus leur public, ce qui est une excellente nouvelle !

Ne me faisant pas de soucis sur le fait que The Substance va rafler bon nombres des Cesars 2025...., j'ose m'avancer sur le fait qu'il est tout à fait taillé sur mesure pour être dans la course aux Oscars en outsider... tous les ingrédients marketing et visuels sont en plus là. Je vois déjà les parodies possibles dans les late show ! Alors, show must go on et cocoricooo !!!
Marcologie
Marcologie

48 abonnés 249 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 3 décembre 2024
Allez au rayon nanars surestimés, après Titane de Julia Ducournau on a droit a The Substance de Coralie Fargeat. Exactement les mêmes problèmes. C'est bourrés de références mais ces films qui affichent de grandes prétentions contestataires sont en fait complétement creux et n'arrivent pas à dépasser les 3 lignes de leur synopsis qui a la base sont pourtant attractifs. Encore même si Ducournau essayait péniblement de construire une histoire, là on dirait un clip dont les séquences s'enchainent et ce de façon totalement prévisible. Et c'est d'une grande souffrance. Que ce film a t-il à nous raconter de plus que le Portrait de Dorian Gray écrit il y a 134 ans ? Rien et pourtant on en a eu des films sur le sujet de la non acception du corps qui vieillit et donc la mort. Et ce n'est pas en bourrant de références que cela fait un bon film. D'ailleurs faut-il appeler ça encore des références tant ce sont des séquences entières qui sont reprises ? , comme la perte des dents et de l'oreille venant tout droit de La mouche de Cronenberg, la scène finale où j'ai vraiment cru qu'elle allait dire qu'elle "n'était pas un éléphant mais un être humain". Donc comme on a rien de subtil à dire on pousse les curseurs du gore, de la violence au maximum mais c'est même pas drôle, car les séquences sont interminables. Ça vaut même pour les séquences de gym où on insiste bien sur la sexualisation de la femme. Et ça n'en finit plus sur les fesses, l'entrejambe surement parce que le public, masculin certainement, est complétement débile. Je passe sur les incohérences où la grand mère qui n'arrivait pas à déplier sa jambe dans la scène d'avant mais arrive à tirer un corps sans problème dans tout l'appartement dans la scène d'après pour ne citer que ça. Et pour finir sur une critique de fond, donc le double du personnage semble être encore plus stupide, à la recherche de la gloire éphémère, que sa matrice. Quelle leçon de féminisme....
Yann T.
Yann T.

13 abonnés 30 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 11 novembre 2024
On a regardé ce film avec ma femme par curiosité et je dois dire qu'on est très déçu alors qu'on en attendait vraiment rien.

C'est un film qui montre les ravages du culte de la beauté d'un ancienne présentatrice TV d'une émission de gym matinal et qui cherche à être toujours célèbre grâce à une substance qui la fait avoir un autre corps plus jeune pendant 7 jours avant de devoir échanger avec son corps d'origine pendant 7jours.

Voilà pour le résumé de l'intrigue. Et c'est la que commence la première incohérence majeur. Le personnage principal a donc un autre corps pendant 7 jours mais en faite ce n'est pas elle. C'est à dire que ce n'est pas la même personne.... Et c'est bien la ou il y a un problème. Quel est l'intérêt d'avoir un autre corps plus jeune et plus beau lorsque tu n'as aucun contrôle ni aucun souvenir de ce que fais ton "autre toi"..... Il n'y en a aucun. Le personnage principal et juste sur pause pendant 7 jours et revient à elle juste pour constater ce qu'a fait l'autre.... Toute l'intrigue du film est donc bidon.

Ensuite on passe sur les énormes gros plans sur des fesses et des seins perpétuellement à tel point qu'on était persuadé que le réalisateur était un homme alors que non.... Mais c'est vrai qu'il y a aussi beaucoup d'exemple d'hommes répugnants, sales, obsédé et grossiers (sauf un) donc on aurait pu s'en douter que c'était l'œuvre d'une femme.

La suite du film va du vaguement bizarre au carrément "Cringe" voir même film d'horreur "malaisant" et les 45 dernières minutes du films sont même un supplice à regarder.
La seule bonne note du film c'est la performance des acteurs qui sont bons.

Je ne sais pas comment un tel film peut avoir 3.9 étoiles sur 5 sur allociné.....Franchement artistiquement le film dégage quelque chose mais alors tout le reste c'est directement à la poubelle et on ne passe pas un bon moment.
Aurélie L
Aurélie L

27 abonnés 9 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 11 novembre 2024
J'ai un énorme problème avec ce film. La réalisation est bonne, il est techniquement bon, voir très bon, les actrices jouent bien (cela fait plaisir de voir jouer Demi Moore) le montage est rythmé (je ne l'ai pas trouvé particulièrement long)...bref sur le papier, on peut dire que c'est une réussite.

Le souci, c'est qu'en tant que femme, le film m'a profondément déprimée et écœurée. Pour un long métrage censé défendre la cause des femmes, c'est assez problématique. ça l'est d'autant plus que je ne l'ai absolument pas vécue de la même manière qu'un ami qui est venu le voir avec moi. Alors que je suis sincèrement bien dans ma peau et bien dans mon corps (et c'est un détail important), les images répétées, insistantes, sur les fesses, le corps de Margaret Qualley et l'utilisation (et c'est le bon mot) qui est faite de l'actrice Demi Moore m'ont clairement mise mal à l'aise. C'est très étrange de dénoncer l'hypersexualisation des femmes en les hypersexualisant.

Au vu de l'intensité ce que j'ai ressentie, je me suis interrogée sur comment les autres femmes allaient recevoir ces images là ? Celles qui ne sont pas bien dans leur corps, celles qui complexent dans une société qui les asphyxient, celles plus âgées qui souffrent parce qu'elles ne sont "plus assez jeunes" et soit disant "plus désirables". Ces femmes sont loin d'être une minorité et c'est plutôt l'inverse d'ailleurs. C'est une souffrance pour les femmes. Et j'ai franchement eu peur pour les plus fragiles en particulier.

Et pourquoi, j'ai eu particulièrement peur ? parce que mes homologues masculins ne reçoivent pas du tout le film de la même manière. Car ces mêmes images pour eux, sans rentrer dans la caricature, sont "agréables" voir carrément "excitantes". Je ne leur en veux pas. Mais à cet endroit là, il y a un réel problème sur le traitement de la réalisatrice et des producteurs sur ce sujet.

Est-ce cela un film qui défend la cause des femmes ? Je ne pense pas.
Ce film met les femmes mal à l'aise mais pas les hommes. Si cela avait été le cas, là le film aurait été réussi car un débat aurait pu être ouvert. Malheureusement ce n'est pas le cas et l'absence de celui-ci est un sérieux problème.

Le cinéma est vecteur très puissant, qui peut émotionnellement profondément marqué et particulièrement quand le film est "réussi". Et il l'est encore plus quand il est réalisée par une femme, qu'il est encensé par la critique et qu'il a reçu le prix du scénario au festival de Cannes. Et c'est le cas.

Le débat sur ce sujet n'est absolument pas présent et ça c'est très préoccupant. Les professionnels du Cinéma, particulièrement les producteurs et réalisateurs, ont une sérieuse et vrai responsabilité sur les idées, les émotions qu'ils provoquent toujours volontairement dans une salle de Cinéma. Ils devraient prendre beaucoup plus au sérieux l'impact négatif qu'ils peuvent avoir sur notre société.
chrischambers86

16 164 abonnés 13 120 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 novembre 2024
Le film que tout le monde parle en ce moment s'appelle "The Substance" (2024) et il est rèalisè par une française, Coralie Fargeat, qui en a vraiment dans la culotte! Et nul doute que ce n'est encore là que le dèbut d'une grande carrière! Car il vous faudra vous accrocher à ce que vous avez durant ses 141 minutes de projection si vous ne voulez pas être happè dans une dinguerie d'histoire aux couleurs fracassantes, aux rèfèrences passionnantes et aux formes de vie terrifiantes! Là voilà enfin la meilleure performance de Demi Moore au cinèma qui nous fait entrer pleins pieds dans l'univers d'une ex-gloire de Hollywood sur le dèclin en quête de perfection! Sa prestation dècoiffe autant que celle de l'impressionnante Margaret Qualley! Deux actrices qui ne font qu'une dans un film de genre macabre et complètement barrè! Laissez-vous tenter par ce « double » qui les rapprochera encore un peu plus des ètoiles hollywoodiennes même si l'expèrience n'est pas toujours de tout repos! Eh oui on a droit à un programme immersif et bien rempli avec un festival d'idèes et de mètamorphoses èpouvantables, mais où l'on se fend aussi la gueule dans un dernier quart d'heure qui fera date! Dur dur d'être une star...
2985

316 abonnés 1 256 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 novembre 2024
Après Revenge,Coralie Fargeat signe un film pour le moins particulier et atypique qui ne sera pas sans rappeler le style Cronenberg d'une certaine époque. Ultra stylisé, le scénario use malgré tout de beaucoup de facilité, satire social sur le fait de vieillir, d'être dépassé par son époque et de finir dans l'oublie, plusieurs point chagrine tout de mêmes, la façon dont Demi-moore/Élisabeth se procure et à accès à "La substances " est quand même un poil trop simple, pas d'explication sur le déroulement du procédé, ni sa finalité, où ses quelconques dangers, au final elle tente l'expérience sans même savoir à quoi sans tenir, et malgré les derives qui arrive assez tôt continue celle-ci. De plus, plusieurs fois l'interlocuteur au téléphone sensé aider notre personnage indique qu'il ne font qu'un, mais clairement les deux personnages sont deux entités distinctes et ne partage pas la même conscience de base ça devrait être la même personne et surtout la nouvelle vie pleine de jeunesse ne procure absolument aucun avantage à la matrice puisque inconscient et ne profitant aucunement des bienfaits, à partir de ce constat à quoi bon continuer. La fin un peu trop prévisible vire dans le grand guignolesque sanglant voire l'absurde décomplexée sur l'autodestruction, mais c'est réussi, une fois de plus les références à "La mouche" se font sentir. La photographie et décor sont très réussi, petit clin d'œil à Shining et l'interprétation de Moore et surtout Qualley qui après Pauvres créatures enchaîne les films étonnant. Une bonne surprise pour ma part sans être une claque absolue, réalisé par une française qui plus est, le film mérite le coup d'œil.
Stephane L
Stephane L

18 abonnés 128 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 31 janvier 2025
Un film qui ne m'a fait aucun effet, pourquoi ? Parce que c'est un énième long métrage (trop long) qui par manque de talent veut jouer la provo, alors on met de la fesse et du dégueulasse en espérant interpeller les nouveaux venus, et apparement ça marche.
Mais pour moi, c'est du déjà vu, du copié collé par ci par là, trop invraisemblable, la plupart du temps risible et ridicule.
On prend des années 80, des années 90, on
mélange et on verra bien ce qu'il en sort !
Un film qui sera vite oublié, et à la vue de toutes les critiques, ni bon, ni mauvais. Encore pire.
garnierix

306 abonnés 592 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 7 novembre 2024
Excellents acteurs. Joyeux mais triste rappel de ce qu'est Hollywood. Superbe photo aussi. Ce dernier point (jouissif), ajouté à une caméra qui insiste sur les détails, explique, en partie, la longueur du film - en partie, parce que le scénario finit par dérailler (d'où la surprise de ce prix du scénario à Cannes) et qu'on fatigue ensuite.

C'est dommage que l'œuvre finisse par énerver autant, alors qu'on s'est régalé avec ce manager dingue et tellement vraisemblable (Dennis Quaid), et avec cette quinquagénaire accablée de devoir se harnacher au mieux pour sortir (Demi Moore). "Énerver" car, même dans la logique du délire (qu'on choisit d'adopter avec le film), le scénario devient invraisemblable, puis vraiment lourdingue. Le film avait pourtant de la matière pour s'arrêter avant, élégamment.

Finalement, l'œuvre ne fait pas peur, ni rêver, ni pleurer. Ça ne dégoûte même pas quand ça le devrait - la faute à l'exagération (de même qu'on pourra frissonner de pitié en entendant débouler "Ainsi parlait Zarathoustra" de Richard Strauss dans cette fin problématique). Le film ferait plutôt rire si l'on veut - d'ailleurs sous cet angle de ressenti, ce sera peut-être un chef-d'œuvre pour certains - y compris le fait qu'il n'y ait rien de mieux que la cuisine française pour lancer la fabrication de gore (!)

De toute façon, les horreurs façon Cronenberg, c'est du déjà-vu. Les messages sur le vieillissement du corps et le risque pris pour y remédier, c'est déjà vu. Déjà-vu aussi la dualité de l'âme entre l'apparence et la réalité, depuis Le portrait de Dorian Gray et tous les Moi Moche et Méchant depuis 15 ans. Déjà vus enfin Alien, La Mouche... Donc où est l'originalité ? - la mise en scène, sûrement - sûrement pas le scénario.

Par contre, on aime bien les stars qui offrent leur talent, sur le tard, à l'épouvante, comme Liz Taylor par exemple. Donc, Demi Moore (notre Demi Moore de Ghost) s'y essaye (body horror même) et c'est réussi (même dans l'exagération fabulatoire). De plus, ses fans peuvent aussi l'admirer telle qu'elle est aujourd'hui, sous tous les angles.

A.G.
soniadidierkmurgia

1 435 abonnés 4 336 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 décembre 2024
A l’heure où les Céline Sciamma, Julia Ducournau et Justine Triet sont les fers de lance du cinéma féministe et progressiste français, la réalisatrice Coralie Fargeat pointe hardiment le bout de son nez sur la scène internationale avec « The Substance », un « body-horror » décapant récompensé en 2024 à Cannes du prix du meilleur scénario. En 2017 elle avait déjà effectué des débuts fracassants avec « Revenge », un « rape and revenge » particulièrement efficace qui la positionnait d’entrée comme une émule des spécialistes du film de genre américain. Son film remarqué de-ci-delà par la critique nationale ne suscita pourtant pas le même enthousiasme que les travaux des réalisatrices précitées dont le cinéma est nettement plus dans l’humeur du moment qui va trouver sa pleine éclosion avec l’irruption de la vague "me-too" qui emportera tout sur son passage. Hollywood de son côté a immédiatement détecté le potentiel d’une Coralie Fargeat n’ayant pas froid aux yeux, capable de s’affranchir d’une certaine forme d’intellectualisme bon teint un peu surfait sans lequel l’accès à la fameuse commission d’avance sur recette devient imméditatem plus compliqué. Refusant de s’impliquer dans « Black Widow » film de super héros avec Scarlett Johansson en vedette sur lequel elle n’aurait pas eu le final cut, Coralie Fargeat patiente et finit par se lancer dans l’écriture de « The substance » qui va permettre à Demi Moore dont la carrière est en relatif sommeil depuis une vingtaine d’années d’effectuer un retour au premier plan tonitruant avec ce rôle qui entre en résonance avec son propre parcours à Hollywood qui l’a vue percer comme sex-symbol avant que son aura ne palisse une fois la quarantaine venue. Elisabeth Sparkle (Demi Moore) star de cinéma reconvertie dans la télévision où elle anime une émission d’aérobic (on pense à Jane Fonda), alors qu’elle s’apprête à fêter son cinquantième anniversaire à l’antenne, se voit signifier sans ménagement spoiler: qu’est venu pour elle le temps d’aller prendre des cours de tapisserie plus conforme à son nouveau statut. Celui en charge d’expédier Elizabeth au placard c’est Dennis Quaid absolument jouissif en producteur aussi amoral et cynique qu’il est autocentré et un peu niais.
Les gros plans qu’inflige la réalisatrice à l’ex-beau gosse des années 1990 montre que l’humour ne sera pas totalement absent de sa pochade vitriolée qu’il ne faut surtout pas prendre au premier degré. Tout un monde s’écroule pour Miss Sparkle qui a dédié toute sa vie à sa carrière. A la suite spoiler: d'un terrible accident survenu après sa sortie groggy du studio, elle découvre à l’hôpital une mystérieuse clef contenant la proposition d’une « substance » révolutionnaire pouvant lui offrir une version d’elle-même « plus jeune, plus belle et plus parfaite ». Après une courte période de refus, la tentation est trop grande. Une condition essentielle à la bonne marche de ce pacte de Faust qui ne dit pas son nom : Elizabeth de pourra accéder à cette version rêvée d'elle-même qu’une semaine sur deux. En somme comme une sorte de garde alternée dont elle sera toujours la matrice qui ne devra jamais oublier qu’elle et son clone rajeuni ne font qu’une. Le tandem diabolique se forme avec l’épée de Damoclès au-dessus de lui du respect strict des règles imposées.
Coralie Fargeat s’inspire tout-à-la fois du fameux « Étrange cas du docteur Jekyll et de Mr Hyde» de Robert Louis Stevenson maintes fois porté à l’écran et du non moins fameux « Portrait de Dorian Gray » d’Oscar Wilde. Deux illustres références qu’elle actualise avec brio et malice. L’innovation introduite étant que pour la première fois spoiler: les deux versions du même personnage sont complètement dissociées, la plus ancienne servant de nourrice à sa « progéniture »
. Mais rien n’y fait, même portée par une femme l’expérience tourne assez vite à la catastrophe. Décidément semble nous dire Coralie Fargeat quel que soit son genre l’être humain ne raisonnera jamais face à son destin de mortel qui lui est durement rappelé par le vieillissement. Par la violence de son propos et ses outrances visuelles le film au-delà de la charge contre l’assignation des femmes à leur plastique nous lance une alerte concernant la remise en question de l’essence même de la nature humaine à l’œuvre depuis que les progrès de la science en croissance exponentielle ont fait perdre leur boussole à une partie non négligeable de ceux qui font l’opinion désormais séduits par la chimère du transhumanisme. Mais Coralie Fargeat n’oublie jamais le plaisir qu’elle se doit de donner au spectateur venu se distraire. Pour cela, elle ne se prive pas de convoquer les grands réalisateurs qui ont dû forger sa cinéphilie auxquels elle rend hommage à plusieurs reprises. Stanley Kubrick et Stephen King tout d’abord avec « Shining » et ses couloirs de l’hôtel Overlook à la moquette orange, David Cronenberg pour l’ensemble de son œuvre et notamment celle des débuts, plus radicale (« Frisson », « Rage »), David Lynch pour « Elephant man » et enfin Brian De Palma pour la scène finale. Demi Moore qui a accepté ce rôle physiquement très exigeant mais finalement gratifiant est très souvent émouvante allongée inerte pendant que son double rajeuni a pris sa place dans son émission. Elle rappelle ainsi qu’on s’est souvent mépris sur son véritable talent. La jeune Margaret Qualley à la plastique parfaite est totalement raccord avec son rôle pas toujours sympathique du double devenu maîtresse esclavagiste de celle qui lui a donné naissance. Le film est parfaitement maîtrisé et notamment très équilibré dans l’importance qu’il donne à toutes les phases de l’intrigue. Certains ont fait la fine bouche reprochant à Coralie Fargeat d’exposer trop généreusement les formes de miss Qualley, altérant à leur yeux le message sur la masculinité toxique. La réalisatrice qui ne semble pas militante jusqu'au bout des doigts a sans doute estimé que le pauvre Dennis Quaid avait assez donné de sa personne pour que le message soit clair. Signalons enfin que « The Susbtance » avec 55,5 millions de dollars de recettes a été plus que largement rentable là où d’autres sont régulièrement déficitaires malgré le soutien indéfectible de la critique. Coralie Fargeat de son côté ne devrait désormais plus avoir trop de mal pour financer ses projets. C'est tant mieux.
Lemagducine
Lemagducine

35 abonnés 53 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 novembre 2024
Cet uppercut cinématographique divisera, choquera et mettra KO ceux qui y adhéreront. D’ailleurs, on n’a pas vécu de claque du genre depuis Requiem for a dream pour ce qui se positionne largement comme LE film d’horreur de l’année, viscéral, extrême et terriblement intelligent. The Substance est une œuvre radicale qui vous happe dès les premières images par sa mise en scène travaillée avec logique dans le moindre des détails, son discours passionnant sur les canons de beauté (et tout ce qui tourne autour) et son concept théorique admirablement vulgarisé, maîtrisé de bout en bout. Un long-métrage qui vous hantera longtemps après vous avoir convié à un grand huit de sensations fortes à l’emballage hypnotique dont il est difficile de se remettre. Une expérience de cinéma qui s’apparente à un véritable chef-d’oeuvre, un objet unique et incroyable qui relègue le surestimé Titane au rang de sucrerie et risque de faire parler très longtemps de lui…

https://www.lemagducine.fr/cinema/critiques-films/the-substance-requiem-for-a-body-10071931/
Renaud81
Renaud81

34 abonnés 88 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 6 novembre 2024
Quelle claque ! Avec “The substance”, Coralie Fargeat nous offre un thriller horrifique mais jubilatoire. Autant prévenir d’emblée : ce film devrait être interdit aux moins de 16 ans, âmes sensibles s’abstenir. Étant moi même très peu friand de gore et d’horreur, je n’aurais probablement jamais visionné ce long métrage si j’avais bien lu la classification d’Allociné, et je serais passé à côté d’une pépite. C’est une critique féroce du jeunisme et de la recherche perpétuelle d’amélioration de son corps. Demi Moore, magnifique pour son âge, incarne cette femme à la recherche d’une seconde jeunesse, et va donc rapidement se procurer la fameuse substance. On entre alors dans le vif du sujet, avec une intrigue qui mêle habilement science-fiction et thriller. Une fois expliqués le procédé d’utilisation du produit et ses conséquences potentielles, on imagine aisément toutes sortes de complications possibles, et le film va les exploiter à fond jusqu'à leur paroxysme. Les deux héroïnes s’investissent à 100 % dans leur rôle, en n’hésitant pas à se mettre à nu au sens propre comme au figuré. La mise en scène fait preuve d’originalité et d’audace, avec de vraies trouvailles visuelles et scénaristiques. Il y a même quelques passages drôles spoiler: (belle publicité pour la gastronomie française, par exemple...)
. Impossible de s’ennuyer, le rythme est soutenu et va crescendo jusqu’au final… Et ce sera là mon seul bémol : spoiler: autant on apprécie la montée rapide et sans concession de « l’horreur » (avec quelques scènes assez dérangeantes), et la détérioration physique et psychologique de la double héroïne, autant la dernière demi-heure va trop loin à mon goût et sombre dans la caricature, avec par exemple des dents qui se déchaussent sans prévenir ou encore des hectolitres de sang giclant sur le public
...Dommage, en s’arrêtant un peu plus tôt, on touchait au chef-d’œuvre ! Quoi qu’il en soit, on ne peut que souligner l’excellence du scénario, de l’interprétation, ainsi que des trucages et maquillages.
Fêtons le cinéma

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2,0
Publiée le 5 novembre 2024
La mode est aux gros titres, à ceux que réhaussent une police d’écriture taille 80, une couleur agressive sur fond noir ou blanc (au choix) et surtout des sonorités électroniques agressives. La mode est aussi aux fulgurances, non spontanées mais concertées, aux fulgurances qui se donnent telles des fulgurances qu’il faut reconnaître et nommer de la sorte. La mode est encore aux discours sur toutes les causes ayant le vent en poupe, à savoir spoiler: la réification de la femme dans une société machiste, vitrine se leurrant dans des reflets de jeunesse éternelle
. La mode est donc à The Substance, en témoigne le succès massif rencontré lors de sa présentation dans les festivals puis lors de sa sortie internationale, véritable phénomène médiatique qui promet une expérience de cinéma inoubliable, dont personne ne saurait sortir indemne.
Or, son erreur principale tient à son approche du cinéma de genre à des fins non de marginalité, retranchement à l’origine du geste esthétique d’un Frank Henenlotter – le monstre emprunte à l’imagerie des Basket Case – ou d’un David Cronenberg, deux influences explicitement citées à l’écran, mais de consensus moral : la transgression prétendument portée par le long métrage s’avère être aussi superficielle que les arrière-trains complaisamment captés par une caméra qui se fait la dupe de sa propre satire, cédant à la plasticité aguicheuse par leur répétition ad nauseam. Coralie Fargeat n’établit aucune distance critique avec ses plans, son absence d’humour et sa mise en scène clinique uniformisent tout, frappé du sceau de la belle image. Son œil se confond avec celui des membres du jury spoiler: se délectant des corps féminins généreux
; et pour reprendre d’ailleurs leur expression, dans The Substance « tout est à la bonne place », rien ne dépasse, rien n’advient véritablement. Comment dès lors espérer saisir l’angoisse existentielle d’Elisabeth Sparkle, pure fonction de scénario que sauve cependant une Demi Moore magnifique pendant les trente premières minutes ? Si l’actrice est certes éprouvée, elle ne bénéficie pas d’un espace de jeu à la hauteur de son talent : enfermée dans des plans millimétrés, écrasée sous une forme qui l’exploite de la même façon que les panneaux publicitaires fétichisent Sue, elle est spoiler: mise à nu
non comme femme sensible mais comme intention idéologique et prétendument scandaleuse.
Les références musicales à The Shining (Stanley Kubrick, 1980) ou à Vertigo (Alfred Hitchcock, 1958) – par le biais de la partition musicale de Bernard Herrmann – appuient davantage l’aspect scolaire et démonstratif d’une production éblouie par sa propre virtuosité, à ce point obsédée par la signifiance de chacune de ses images qu’elle sombre dans un moralisme inepte. Ces défauts ne doivent pas divulguer les qualités techniques, en particulier le génie manifesté par le responsable des effets spéciaux prothèses et maquillage, Pierre-Olivier Persin, qui atteint un degré de perfection rarement vu jusqu’alors.
Vu en avant-première !
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