Votre avis sur La Favorite ?
2,0
Publiée le 6 février 2019
Rien ne vaut une ambition démesurée entre deux femmes pour faire oublier une guerre France-Angleterre qui devrait prendre le pas sur tout autre désagrément à la Cour Royale. Ce 18e siècle, quelle drôle d'époque. Avec des courses de canards pour jeu masculin, des tirs de pigeons pour les femmes, sans oublier les autres jeux grotesques voire vulgaires entre hommes. Dans une Cour, on imagine un langage un peu recherché mais sous le règne de la Reine Anne, que nenni, ce dernier est grossier et loin d'être "royal". Il faut dire que la Reine Anne n'est pas tout-à-fait adéquate pour être là. Elle est complètement sous l'emprise de Lady Sarah qui non seulement l'influence mais prend les décisions pour elle. De plus leur relation, plus qu'amicale, fait que c'est cette dernière qui gouverne. Quand surgit sa cousine Abigail, qui ne pense qu'à une chose retrouver son rang, les choses s'enveniment. A tel point que la situation dégénère pour devenir abominable. Bien interprété, mais quelques longueurs, c'est dommage car le scénario était intéressant. Deux femmes qui se disputent un même poste et une reine complètement déboussolée...
5,0
Publiée le 9 février 2019
C'est un superbe film historique très réussi sur tous les plans.
Pour moi il n'y a aucun reproche à faire.
Une critique négative dit qu'elle ne comprend pas toutes les éloges sur ce film mais c'est que ce film mérite amplement toutes ces éloges justement !
En plus, c'est un délice de suivre ce qui nous est narré, du début à la fin je n'ai pas décroché une seule seconde, complètement prise par tout ce tralalas qui m'a énormément plu.
Un vrai travail d'orfèvre précis, ciselé, fin, profond, percutant.
3,0
Publiée le 26 mars 2019
Le talent du grec n'est plus à démontrer et une fois de plus, il ne déçoit pas. Alors ok, c'est assez long et répétitif mais je pense que c'est nécessaire pour bien détailler les liens présents entre tous les protagonistes. Les actrices sont au top du top et le duo (voire le trio) est très sympa. Le gros point important du film est la bande son qui est omniprésente. Je crois qu'il n'y a pas une seule minute sans le son. Les plans sont très originaux pour certains et ça apporte une originalité au sujet et à une période qui ne le sont pas particulièrement. Ceci dit l'époque est bien retranscrite, les décors sont jolis et les costumes bien réalisés. Après, comme je l'ai déjà dit, j'ai trouvé le temps un peu long. Aussi le fait que la fin soit un peu ... bof bof. Je m'attendais à un autre dénouement. Mais dans l'ensemble, j'ai passé un bon moment et je le recommande. 12/20.
5,0
Publiée le 8 février 2019
C'est un film historique remarquable.
C'est décapant, le rythme est soutenu, la direction d'acteurs est parfaite, les décors et costumes sont superbes, les dialogues à la fois terrifiants et cinglants.
Un film de grande qualité, de haute volée et pour moi tout à fait passionnant.
Les trois actrices sont formidables.
1,0
Publiée le 10 février 2019
Que reste-t-il de « La favorite » de Yórgos Lánthimos en dehors du jeu des 3 actrices qui est assez exceptionnel (notamment au niveau des mimiques) et de costumes et de décors somptueux mais c’était la moindre des choses pour ce type de film même si à mon goût il y a une profusion de bougies. L’histoire est menée en 8 actes sans aucune surprise avec une rivalité entre une femme brune et une femme blonde qui de surcroît sont cousines. Le dialogue est parfois très cru contrastant avec les phrases ampoulées des ministres et des lords devant une reine déjantée et cynique qui n’a d’amour que pour ses enfants, des lapins.
La mise en scène est moyenne avec un abus de travellings le long des couloirs du palais royal, d’utilisation de focales courtes et de fish-eye, de contre-plongées, de champ et contre champ avec une caméra tournant autour du sujet principal … et un abus de contraste en termes de lumière et on est bien loin du « Barry Lyndon » de Kubrick (1976). A noter une scène d’inspiration fellinienne (la scène des jets d’orange) … Il y a trop de cris et de hurlements au niveau des dialogues et la bande son est fatigante et très inégale avec de façon curieuse une chanson lors du générique de fin (qui au passage est impossible à lire), chanson dont on aurait aimé avoir la traduction.
Je reste assez surpris par les critiques qui encensent ce film et lui promettent 10 trophées aux Oscars !
4,5
Publiée le 7 février 2019
superbe , magnifique page de l'histoire Anglaise et méconnue.
Costumes splendides dans cet univers excentrique et parfois loufoque.
Jalousie et tristesse au palais de la Reine.
3,5
Publiée le 1 avril 2019
Il y a quelque chose de pourri dans ce royaume dirigé par des femmes ... Si le film brille par son interprétation, sa photographie, son scénario, son ton mi-comique, mi-feroce, il faut reconnaître qu'il finit par lasser (effets de caméra redondants, une intrigue qui piétine à mi-parcours, une fin décevante) et le résultat se révèle donc mi-figue, mi-raisin.
3,0
Publiée le 26 février 2019
Lanthimos, une fois de plus, livre un film formellement impeccable. Stylisé à l'extrême, très voir trop proche de l'esthétique de Kubrick, le film ravit les yeux or cette façade n'est malheureusement pas servi par un scénario à la hauteur. Le récit, derrière son verni trash très amusant, reste assez conventionnel tout comme le dénouement. C'est le jeu des actrices qui emportent la mise. Rachel Weitz et Emma Stones, toutes deux impeccables, se livrent un duel d'une cruauté jouissive tandis qu'Olivia Colman, dans le rôle de la reine, évite la caricature attendue en incarnant parfaitement tous les aspects contradictoires de la souveraine. Moins fascinant que Mise à mort du cerf sacré et canine, la favorite reste un film singulier et intriguant même s'il aurait mérité un scénario plus ambitieux. Mais Lanthimos n'est pas Kubrick...
3,0
Publiée le 14 février 2019
Esthétiquement maîtrisé, le film nous propose quelques magnifiques plans (grand angle, travellings, scènes éclairées à la bougie...) et des personnages bien trempés. Mais comme à chaque fois avec Yórgos Lánthimos, une fois l'intrigue posée, il ne sait plus trop quoi raconter. Du coup c'est pas mal du tout mais une fois la rivalité établie entre les deux prétendantes au statut de favorite, le film perd de son intensité et la fin est bâclée.
4,0
Publiée le 15 mars 2019
C’est un film somptueux et baroque que nous offre Yorgos Lanthimos avec La Favorite…film à la fois maniéré et cru, aux accents felliniens dans l’outrance des personnages, rappelant « Que la fête commence » de Bertrand Tavernier dans cette présentation d’une nuée de courtisans, poudrés, portant perruques , grossiers, idiots, s’adonnant à des amusements absurdes, course de canards à l’intérieur même du palais, lancer d’orange sur un bouffon dénudé…image de décadence et de puérilité…alors que le pays est en guerre avec la France…La reine Anne à la santé fragile et au caractère cyclothymique occupe le trône , elle a 37 ans, 17 grossesses à son actif et pas un descendant vivant…elle sera la dernière de la lignée des Stuart…personnage sans grande envergure, dondon bonasse ou bêtasse, elle se morfond dans son immense chambre à coucher, passant de long moment avec 17 lapins nains qu’elle appelle ses enfants…Yorgos Lanthinos a dépeint la reine de manière grotesque, sans jugement, geignarde, au maquillage outrancier , marionnette sans épaisseur que semble manipuler sa favorite, Sarah Churchill, duchesse de Marlborough, confidente, amante, et surtout celle qui gouverne le pays …maitresse femme qui sait manier les armes avec dextérité, se plait à s’habiller en homme quand les circonstances l’autorisent, montrant une assurance exceptionnelle devant un Lord Harley, premier ministre du royaume qu’elle renvoie à son impuissance…jusqu’au jour où débarque au palais, sa cousine, Abigail Hill, déchue de son rang par un père que le jeu a ruiné…Par compassion Sarah l’envoie travailler aux cuisines…sous la coupe d’une robuste matrone…Abigail entend faire sa place, et ayant prodigué à la reine une décoction de plantes de sa fabrication qui apaise la goutte de la souveraine, elle entre dans ses faveurs , jusqu’à partager son lit …Commence alors entre Lady Sarah et sa cousine Abigail, une véritable guerre pour se disputer les faveurs de la reine…Ce sont les moments les plus passionnants du film, où se conjugue au féminin une réflexion sur l’ambition, l’opportunisme et les rapports de domination…la difficulté étant de savoir rester à sa place tout en essayant de mettre tout en œuvre pour obtenir le confiance de la souveraine…Jeu pervers où tous les coups sont permis mais où l’on ne peut gagner sur tous les tableaux… Pour servir sa démarche, Yorgos Lanthimos a choisi un casting d’exception, amenant chaque actrice à entrer dans cet univers incroyablement glaçant et cynique sinon parodique…Olivia Colman qui a du prendre une vingtaine de kilos pour le rôle est troublante et touchante en reine Anne dépressive et tyrannique. Cette interprétation lui a valu l’oscar de la meilleure actrice, le Golden Globe, et autres distinctions… Emma Stone est incroyable de fourberie, oscillant entre l’image d’une douce agnelle et celle d’une vipère venimeuse….Enfin Rachel Weisz est resplendissante d’intelligence et de froideur virile en meneuse politique, alliant intelligence, autorité et beauté hiératique…Dans ce monde d’hommes, ces trois femmes sont celles qui tuent (tirs aux pigeons), qui baisent, qui agissent , qui plient mais se relèvent toujours….les deux actrices ont-elles-mêmes reçu plusieurs distinctions pour leur interprétation…
Mention spéciale à un autre aspect du film, le décor et le travail de Fiona Crombie la chef décoratrice…Yorgos Lanthimos a jeté son dévolu sur Hatfield House, une propriété jacobine dans l’Hertfordshire en Angleterre dont la structure a été construite en 1611 par Robert Cecil, Premier ministre du roi James Ier….Ses longs couloirs semblent s’étendre sur des kilomètres, donnant sur d’immenses escaliers et de spacieux salons…filmés souvent en grand angle l’impression de vastitude et de démesure est renforcée…le fait d’être confiné dans des espaces clos ne peut qu’attiser les tensions personnelles des personnages…Le film a été tourné sans éclairage artificiel, avec beaucoup de scènes de nuit à la chandelle…la photographie de Robbie Ryan est particulièrement soignée tant pour les scènes d’extérieur que d’intérieur…C’est ce mélange de drôlerie et de férocité, allié à un scénario intelligent, des actrices hors pair, un montage audacieux et une photographie somptueuse qui font de La Favorite un film accompli…
2,5
Publiée le 12 septembre 2019
La Favorite qui un film qui m'a moyennement séduit.
L'histoire est pas mal dans un registre classique. Certes, le film a quelques tournants assez prévisibles et déjà-vus dans d'autre films relatant l'histoire d'une arriviste et il y a peu de surprises dans le déroulé de l'intrigue (comme Ève). La division par chapitre / acte n'apporte pas grand chose et on se passerait bien de ces divisions. Toutefois, on reste accroché tout le long du film.
Le triptyque d'actrice est de très haut niveau : entre deux actrices oscarisées (Rachel Weisz et Emma Stone) et une actrice qui allait l'être grâce au film (Olivia Colman). Leurs rôles sont particulièrement intéressants : deux femmes prêtes à tout pour approcher le pouvoir, incarné par un reine complètement infantile, traumatisée par la mort de ses dix-sept enfants, et frappée par la maladie (personnage tragique par excellence). Olivia Colman est remarquable (je ne connaissais pas du tout cette actrice à la filmographie très discrète).
Le film a en revanche un peu tendance à nous perdre ; d'une part entre la véracité historique du contexte plutôt bien retranscrite à l'écran (la guerre entre la France et l'Angleterre, le phénomène de cour, les décors absolument parfaits) et d'autre part ce qui relève de l'anachronisme (comme la danse ultra-moderne dans la scène de bal) voire de la totale prise de liberté sur la réalité (comme la relation homosexuelle entre la reine et la duchesse Sarah).
La présence de ces anachronismes dessert le film car ils sont trop visibles et trop mis en avant pour qu'ils ne perturbent pas le spectateur et n'ont pas vraiment de motifs réels si ce n'est que de donner un style au film.
Dans le registre du film historique sur la royauté anglaise, je lui préfère bien davantage le Discours d'un Roi.
Au final, je n'ai pas du tout aimé les choix de réalisation, c'est dommage car tout le reste m'a plu (les actrices, l'histoire, les décors, …).
3,5
Publiée le 6 février 2024
Yórgos Lánthimos réalise un film historique avec "La Favorite", racontant comment Abigail Hill a réussi à remplacer Lady Sarah comme favorite de la reine Anne d'Angleterre. C'est donc un trio de femme qui se retrouve au premier plan, formé par Olivia Colman (Oscar de la meilleure actrice pour le rôle), Rachel Weisz (nommée à l'Oscar de la meilleure actrice dans un second rôle), et Emma Stone (également nommée à l'Oscar de la meilleure actrice dans un second rôle). Ce trio porte magnifiquement bien ce film, qui porte beaucoup sur les relations de domination, avec des rapports de force qui vont sans cesse évoluer pendant toute la durée du long-métrage. Parfois un peu caricatural dans sa représentation de la noblesse de la fin du XVIIème siècle, le film semble parfois prendre trop d'aise avec la réalité historique. Par ailleurs, certains éléments de mise en scène, comme l'objectif grand angle, sont assez stériles. Yórgos Lánthimos signe tout de même un film plus accessible dans sa filmographie avec "La Favorite", on appréciera particulièrement suivre le formidable trio féminin.
5,0
Publiée le 8 février 2019
J'ai vu "The lobster" et "La mise à mort du cerf sacré" de ce réalisateur.
Comme je les avais détestés, je m'étais jurée de ne jamais retourner voir un film de lui.
Donc j'ai hésité mais le sujet m'intéressant tellement, j'ai tenté le coup.
Et j'ai vraiment bien fait finalement car je me suis régalée devant ce film d'époque jubilatoire.
En fait, ce réalisateur est doué, tout dépend les histoires qu'il raconte.
Si je n'avais pas aimé ses deux précédents films, ce sont les histoires proprement dites qui m'avaient déplu.
Là dès le départ, l'histoire m'avait emballée sur le papier et j'en ai eu la confirmation à l'écran.
3,0
Publiée le 27 mars 2019
L’époque de la Renaissance s’est souvent prêtée à merveille aux histoires mêlant conspirations, trahisons, drames passionnels et instants de débauche au cinéma. Un constat que l'on peut appliquer une fois encore dans La Favorite, nouvelle production anglophone du cinéaste grec Yorgos Lanthimos. Réalisateur qui nous a précédemment habitués à l’abstrait et à l’absurde, le virtuose hellénique a également fait preuve d'une certaine créativité formelle appréciable à bien des égards. Ce projet de renouvellement du film d'époque était prometteur sur le papier donc, bien que les différents extraits parus jusqu'à sa sortie nous préparaient à un film plus sage qu’à l’accoutumée. Qu’en est-il finalement ? Roulements de tambour et verdict un petit peu plus bas.

Nous voici plongés dans l’Angleterre du début du XVIIIème siècle. La reine Anne, à la santé physique et mentale fragile, peine à régner sur un royaume alors en guerre contre son ennemi héréditaire d’Outre-Manche. Son amie Lady de Marlborough gère plus ou moins les affaires du pays quand débarque Abigail, cousine de cette dernière, aux racines nobles mais à la condition sociale précaire. Nouvelle menace pour la favorite de la reine ? Tel est le sel de l’intrigue qui sera déroulée pendant deux heures sur un sujet librement inspiré des faits réels qui ont animé la Cour de l’époque.

L'introduction du film donne le ton avec des enjeux limpides et un développement assez long qui fera la part belle à la mise en place des personnages. On assiste dès lors à un véritable jeu de manipulations entre ces trois femmes aux liens ambigus dans une Cour totalement déconnectée de la réalité de la population et où la débauche règne en maître. Lanthimos a le don de rendre ses personnages principaux intrigants tant leurs intentions se dessinent petit à petit en fonction des opportunités et obstacles qui se présentent face à eux. Chacune dispose de suffisamment de personnalité, ce qui fait que l’on peut prendre un malin plaisir à les voir évoluer dans ce milieu impitoyable. C’est ce qui fait la force et l’intérêt majeur de ce film, le fait de voir des personnages tentant par tous les moyens de parvenir à leurs fins et ne reculant devant rien. Le tout dans une atmosphère teintée de noirceur humaine, d'érotisme dérangeant et de magouilles politiques.

Le personnage d’Abigail (incarnée par Emma Stone) n’est pas sans rappeler l’arriviste Eve dans le film éponyme de Joseph Mankiewicz. De la même manière que le thème et l’époque nous font penser au chef d’œuvre Barry Lyndon de Stanley Kubrick. La Favorite emprunte d’ailleurs l’esthétique de ce dernier mais dispose néanmoins de son identité formelle propre qui est plaisante sur certains moments et plus agaçante sur d’autres. Il est dommage que la sobriété générale du film soit régulièrement brisée par les expérimentations visuelles appuyées de Lanthimos. Les plans de grands angles assez récurrents ont souvent tendance à nous rappeler qu’il y a une caméra derrière tout ça, ce qui rend cette mise en scène assez superficielle en fin de compte.

Si les expérimentations formelles créatives se prêtaient bien au dérangeant Canine du même réalisateur, je les trouve moins adaptées sur un récit historique plus terre-à-terre dans ses enjeux. Cette esthétique est écrasante, l'artifice trop visible. On notera toutefois une photographie réussie aussi bien dans les plans extérieurs qu’intérieurs dont on reconnaîtra bien sûr l’influence de Barry Lyndon, notamment au niveau de l’éclairage. La rétine a tout de même le droit à sa dose de régalade et c'est tant mieux.

Quant au reste, je dois dire que je m’attendais à plus corrosif et plus fou de la part du réalisateur. On retiendra bien sûr le personnage de la reine Anne, figure dramatique désolée et manipulée, symbole d’une fragilité intime malmenée par les affres du pouvoir. Olivia Colman n'a d'ailleurs pas du tout volé son oscar pour son interprétation du rôle le plus étoffé du film, celui d'une femme qui passe par tous les états et ne se remettra jamais de ses 17 grossesses ratées (!). Mais il manque toujours un petit quelque chose pour rendre le film plus palpitant, plus profond. Le bât blesse finalement plutôt au niveau du rythme. Le film a l’art de dresser des personnalités, surtout féminines, fortes et cruelles mais il ressemble davantage à une succession de scènes qui n’ont pas toutes la même envergure.

L’ensemble se fait toujours en cohérence avec un fil narratif clair et une ironie satirique appréciable mais des passages plus marquants se mêlent à d’autres séquences plus longues et anodines. Il y a d'un côté un réel plaisir à suivre ces intrigues de cour mais il y a aussi un certain manque d’intensité qui se ressent au fur et à mesure que le récit avance. Et c’est bien dommage vu le matériau de base qui pouvait nous laissait croire à un film plus percutant que ça. C'est une oeuvre qui a ses qualités et qui est intéressante dans l'ensemble, ce qui fait qu'elle se suit avec plaisir, mais la prétention de la mise en scène ne plaide pas toujours en sa faveur. En conclusion un film baroque qui ose sur bien des aspects, qui sait filmer le dégueulasse et le débordement mais qui manque cependant cruellement de finesse.
4,5
Publiée le 6 février 2019
Ce film est un excellent divertissement très dépaysant et porté par 3 comédiennes absolument phénoménales dans leurs rôles respectifs, pourtant très éreintants à jouer.
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