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inspecteur morvandieu
33 abonnés
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3,0
Publiée le 6 décembre 2023
A la mort du propriétaire louche qui l'emploie à couvrir son toit, un jeune ouvrier commet une indiscrétion funeste en s'emparant d'un billet de train et d'une réservation d'hôtel au nom du défunt. En noir et blanc, le cinéaste géorgien Gela Babluani met en scène une sombre intrigue, longtemps incertaine, après un début de film déjà trouble, en ne laissant pas du tout envisager la nature ou le coeur du sujet. Est-ce par curiosité ou avec l'espoir d'y trouver un quelconque bénéfice que Sebastien usurpe l'identité du mort et se plie à un mystérieux jeu de pistes? Le suspens commence là, avec ce cheminement précautionneux spoiler: qui finit dans une maison isolée où se tient une activité épouvantable.
spoiler: C'est un plongée dans l'insoutenable, dans l'esprit, et par les images d'un jeu de massacre à l'usage de parieurs fortunés. Dans ce film devenu très âpre, aux confins de la réalité, on est tenté de voir dans la posture de Babluani celle d'un moraliste décrivant l'humanité et la société à travers des hommes capables de soumission au sujétions les plus odieuses et d'autres les y contraignant sans scrupule.
Premier long-métrage du cinéaste franco-géorgien Gela Babluani, installé dans l’Hexagone depuis son adolescence, 13 Tzameti avait été particulièrement remarqué lors de sa sortie en 2005. Ce film de genre étrange qui nous embarque sur des sentiers inattendus et malaisants raconte l’histoire d’un jeune homme qui accepte un peu malgré lui de se livrer à un jeu sordide en échange d’une forte somme d’argent. Proche d’un polar de série B, qui pourrait évoquer l’univers d’un Jean-Patrick Manchette, un long-métrage qui met mal à l’aise – les organisateurs de ce jeu ignominieux ne sont jamais réellement condamnés – autant qu’il bluffe de par sa soif de cinéma. Intéressant.
J'ai adoré ce film, ultra noir ( le film est en noir et blanc) ce qui accentue encore un peu plus l'ambiance glauque. On ressort pas indemne, dans cette torture psychologique. Le questionnement du film reste, peut-on faire n'importe quoi par désespoir ?
Film tourné en noir et blanc. Film très violent, ou le sujet d'un jeu de la mort est plutôt inédit. Gela Babluani nous plonge dans une atmosphère étouffante . Bon film . Réservé à un public averti
La mise en scène est originale. Les acteurs, très bons, rendent bien l’intensité du suspense, qui hélas, tombe à plat. Car les principaux ressorts de l’intrigue de ce film sont largement inspirés de l’excellent « Intacto » de Juan Carlos Fresnadillo, sorti en France en 2003. En parlant de ce 13 Tzameti, ceux qui crient au génie se couvrent de ridicule et révèlent soit une inculture cinématographique patente, soit une amnésie pathologique. Merci de me sortir de l’inculture linguistique dans laquelle ce film m’a laissé me vautrer et de me révéler ce que veut dire Tzameti.
La suffisance est un défaut qui m'exaspère que ce soit dans la vie courante ou en matière de création artistique. Ainsi qu'on m'explique le pourquoi d'un titre qui ne se comprend qu'avec un mode d'emploi ? Ainsi qu'on m'explique l'usage du noir et blanc à a propos duquel je n'ai rien contre mais qu'ici absolument rien ne justifie. Et puis la première chose qui frappe au début du fil c'est la médiocrité de la direction d'acteur, Bref on nage en pleine salade, jusqu'à ce que ça tourne en faux scénario d'espionnage. Puis vient la partie centrale du film qui à défaut d'être crédible et bien orchestré fournit une sorte de plaisir coupable. Puis on bâcle. Alors ? Si on cherche la vraisemblance, c'est même pas la peine, on va donc dire que c'est une parabole ! Celle des vilains riches n'ayant aucun respect pour la vie des pauvres ! Et il fallait vraiment une histoire à la noix comme celle-ci pour nous dire ça ?
Je note uniquement le scénario qui effectivement tient ses promesses mais pour le reste ...on peut juste se dire que pour un premier film ça passe et puis il y a Aurélien Recoing qui est un bon comédien mais vraiment les autres c ' est pas possible . Comment peut on adhérer à des rôles aussi mal joués ! .
13 Tzameti, peut se targuer d'être original sur bien des points. Néanmoins cela ne suffit pas à combler ses carences (manque de rythme, acteurs sans conviction) et à en faire un bon film.
Film méconnu, 13 Tzametti est néanmoins très intéressant sur bien des aspects. Son parti pris de réalisation en noir et blanc et son style réaliste sans esbroufe lui donne un cachet au début mystérieux puis accrocheur une fois que le film est lancé. Sans spoiler l'intrigue qui en fait tout l’intérêt, le scénario est également une force du film de part son originalité mais aussi par la force de son immoralité. Dans un registre beaucoup plus démonstratif, 13 Tzameti peut être comparé au dyptique Hostel qui mettait aussi en exergue la monstruosité de l'humain qui se satisfait et joue sur la vie et la mort de ses semblables. Film imparfait devant quelques défauts de rythme et un côté parfois amateur notamment sur le jeu de certains acteurs, 13 Tzameti est à découvrir pour les cinéphiles avertis à la recherche de cinéma différent.
"13 Tzameti" est le premier long-métrage de Gela Babluani et c'est plutôt une bonne surprise. Le film évoque le destin de Sébastien (George Babluani), un jeune homme qui va participer à un terrible jeu qui mettra sa vie en péril. Le scénario est bien construit, faisant monter la tension crescendo tout au long du récit. Néanmoins, on pourra lui reprocher ses nombreuses longueurs. Ce thriller est filmé en noir et blanc dans un Paris triste et sordide et possède une mise en scène sans artifice, ce qui accentue sa crédibilité. Le jeu en lui-même est absolument terrifiant et la fin du film est d'une grande intensité. Le jeune George Babluani - le propre frère du réalisateur - est convaincant dans son rôle et retranscrit bien les différents sentiments contradictoires que va connaître son personnage. Il est entouré par de solides acteurs, dont le toujours très juste Aurélien Recoing. On notera également une bonne musique atmosphérique. Gela Babluani a réalisé un propre remake américain de son film, sobrement intitulé "13", que je n'ai pas vu et que je n'ai pas envie de voir.
Au début, "13 Tzameti" ne paie pas de mine avec ses acteurs aux interprétations inégales et avec une réalisation un brin académique. Malgré ces handicaps, ce long métrage créé la surprise. Sa force principale vient de son atmosphère haletante, tendue, étouffante, sombre développée autour de cette histoire de roulette russe. Cette atmosphère est tellement bien rendue qu'elle en devient palpable. Ce suspens éclipse l'aspect amateur de l'oeuvre. Âme sensible s'abstenir; pour les autres, foncez !!!!!
Une réalisation qui en rebutera plus d'un, cette histoire d'un jeu de roulette russe au sein d'une société secrète est moralement discutable, dénonciation ou simple scénario permettant une tension malsaine avec un tout petit budget ? Quoi qu'il en soit même si le jeu des acteurs laisse à désirer, il y a bien une tension réelle, une atmosphère glauque renforcée par le noir et blanc ( par certains aspect le film fait penser à "c'est arrivé près de chez vous" si ce n'est qu'il n'est pas filmé façon reportage et n'a aucun de second degré ) et passé les 15 premières minutes on ne décroche plus, nous devenons à notre tour en quelque sorte voyeur de ce jeu macabre. A noter qu'un remake u.s. à vu le jour en 2010 sous le nom de "13".
« 13 Tzameti » fait partie de ces films que l'on regarde comme un curieux objet. On est à la fois intrigué, fasciné, parfois révulsé, mais on a du mal à détourner le regard. Ca blaire l'amateurisme à plein nez mais dans le bon sens du terme, comme en témoigne la participation d'Augustin Legrand, « enfant de Don Quichotte ». Cette caractéristique fait également figure d'atout pour ce qui est de la mise en place d'une tension convaincante et d'une atmosphère étouffante. Noir à souhait, psychologiquement dérangeant, une œuvre étrange et originale à ne pas laisser à la portée des dépressifs et dérangés en tout genre.
Malgré un début un peu lent/long ce film est très agréable à regarder voir fascinant que sa soit par le thème employé "une variante de la roulette russe" et pour sa vision de la déchéance humaine qui est prête à tout pour assouvir son besoin de sang/d'adrénaline au détriment de gens nécessiteux, prêt à tout pour s'en sortir... Certes il y a beaucoup de défauts : un manque de rythme causé par certaine longueur du scénario et le noir et blanc pour citer qu'eux mais l'originalité est telle que l'on ne peut qu'apprécier la noirceur de ce film !!!