anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 12 juin 2013
Une petite merveille ! Tout simplement. Du plaisir pour les yeux du début à la fin.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 25 mai 2013
Une peinture sociale très réaliste de la situation d'une des régions les plus pauvre d'Italie. La mafia au cœur de la cité napolitaine gère et tente de contrôler toutes les activités lucratives. On est loin du luxe dans lequel se vautre Montana. Gomorra apporte un éclairage différent et s'apparente plus au docufiction qu'aux films sur la mafia tel que l'a traité le cinéma italo-américain (Scorcese, Coppola ou Leone)
4,0
Publiée le 15 janvier 2013
"Gomorra" présente la Camorra (la mafia napolitaine) sous des angles différents et à travers différents protagonistes. Si l'on peut s'embrouiller dans le scénario parfois bordélique, "Gomorra" apporte ce que j'attendais d'un tel film, c'est-à-dire une violence contrôlée sans excés mais toujours présentée de manières crues et sans fioritures et un aspect réaliste qui permet justement au spectateur de mieux s'imprégner de ce milieu. Dans tous les cas, on ne ressort pas indemne de ce long métrage italien.
4,0
Publiée le 16 octobre 2012
Pour adapter le best-seller de Roberto Saviano (qui a participé au scénario), Matteo Garrone a choisi un parti pris formel très clair : "Pour recréer l'impact émotionnel que j'ai ressenti en me rendant dans ces territoires, il m'a semblé que ma réalisation devait être la plus discrète possible. L'histoire suggérait elle-même ce langage très simple ; toute volonté de beaux cadrages, de beaux mouvements de caméra était rejetée assez naturellement par le film. Les reportages de guerre que j'ai vus m'ont influencé aussi. Je voulais donner aux spectateurs la sensation qu'ils se situent au coeur de l'action. Je voulais qu'ils puissent ressentir les odeurs."

La première scène du film semble contredire cette intention : quatre petites frappes se prélassent dans un institut de beauté, auréolés de la lumière bleutée des cabines U.V., quand ils se font abattre à bout portant. Cette scène d'ouverture dans une telle atmosphère irréelle plante le décor, puisque nous ne reviendrons plus sur cette épisode. Il montre juste la détermination et l'organisation de ces tueurs qui sortent tranquillement de la boutique, après avoir déposé leurs calibres dans un sac qu'évacue une jeune fille.

Ensuite, le réalisateur se conforme à son intention, évitant l'esthétisme gratuit, même s'il montre un sens aigu du cadrage, tant pour restituer l'architecture carcérale du H.L.M. où se déroule l'essentiel de l'action, que pour filmer les espaces naturels où les camorristes viennent déverser les déchets ou essayer leurs armes. Il manifeste aussi une véritable maîtrise du montage, notamment dans l'alternance de plans serrés et de plans très larges qui souligne ainsi la complicité silencieuse de toute une population.

On est vraiment loin de Coppola, Scorsese ou DePalma, même si les pitoyables apprentis affranchis citent en permanence Tony Montana. Contrairement aux "Affranchis", à la saga du "Parrain" ou à "Scarface", on ne suit pas de l'intérieur le fonctionnement de l'honorable société. Plutôt que de montrer les parrains et leurs lieutenants, Garrone a choisi de s'intéresser à la Camorra d'en bas : Don Ciro, "caissier" chargé de distribuer les allocations que le clan a décidé d'attribuer aux familles des affiliés morts ou en prison ; Marco et Piselli, deux pieds nickelés dont les minables exactions dérangent la quiétude du trafic "officiel" ; Maria, déclarée persona non grata dans son propre quartier parce que son fils est un "sécessionniste" ; Toto, un gamin serviable qui fait les livraisons de l'épicerie de sa mère mais qui est fasciné par les caïds du quartier ; Pasquale, un chef d'atelier de haute couture (avec la tête de Delanoë !) qui accepte de coacher des couturiers chinois ; Franco, un camorriste en costard, qui organise l'enfouissement de déchets toxiques.

D'abord éclaté, le récit prend petit à petit sa cohérence, et les destins des uns et des autres finissent par se croiser - ou pas. Il mélange efficacement le déroulement des différentes intrigues, et la description de la vie sous la coupe de la Camorra : le "casting" des portes-flingues, où chaque impétrant rentre à tour de rôle dans les ténèbres pour se faire tirer dessus protégé par un vieux gilet pare-balle ; la mobilisation de dizaines de guetteurs pour permettre le deal de drogue à grande échelle ; la réquisition de gamins de douze ans pour conduire des camions que leurs chauffeurs ont abandonné quand ils ont découvert ce qu'ils contenaient ; le commentaire de la victime d'un attentat à la bombe qui rigole en le qualifiant de relance de paiement, ou celui de Don Franco qui proclame que c'est grâce à des gens comme lui "que ce pays de merde est rentré dans l'Europe".

Les dialogues reflètent aussi cette empreinte de la loi mafieuse sur les âmes : "Je répéterai à qui de droit", "Tu es avec nous ou contre nous", "Ne pense pas, c'est à nous de penser". Loin des costumes en alpaga des affranchis, les tueurs sont bedonnants, en tongs et en débardeur, même s'ils circulent en Austin mini. Comme dans les pires cités de France, la police n'apparaît qu'en nombre, comme une force d'occupation. Il y a bien quelques notes d'espoir, comme la trajectoire de Roberto et de Pascuale qui montrent qu'il est possible de dire non à l'inéluctable, même si c'est au prix de l'exil.

Grand Prix du Jury mérité du Festival de Cannes, "Gomorra" allie l'intelligence narrative à la précision documentaire, tout en évitant toute complaisance pour ces misérables sicaires. La preuve en est qu'on peut être sûr que dans aucune cité en Europe, on ne prendra pour modèle Toto, Marco ou Piselli, pourtant bien plus réel que Tony Montana ou Tommy de Vito.
http://www.critiquesclunysiennes.com
4,0
Publiée le 5 octobre 2012
Un film touchant , poignant parfois même de ce réalisme qui prend aux tripes . Le Naples populaire est la première star du film . Puis les napolis . Il y a un regard d'une justesse qui frôle le documentaire . Et pourtant tourné façon polar le film nous emmène dans ce que les jeux et son illusion poussée à son paroxysme peut provoquer dans une société rongée par le déclassement et la crise . Le rôle principal est touchant et la musique excellente sert à merveille le film . Un réalisateur qui a n'en pas douter aime son pays .
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 24 juillet 2012
Presque un documentaire sur la camora, la Vraie mafia dans une Vraie citée tirée d'un Vrai expérience avec des acteurs qui sont de Vrai mafieux.

A tous ceux qui s'attendent à trouver le Parrain (qui est un chef d'oeuvre dans son genre) ou Tony Montana ils risquent d'être déçus. Gomorra ne cherche pas à montrer des scènes de fusillade ou des scènes d'action, il montre tout le reste et surtout l'aspect économique et l'organisation de la pieuvre. Du système de pensions de retraite et d'invalidité propres aux clans à la contrefaçon en passant par l'inévitable traitement des déchets civiles et toxiques. S'il y a tant d'histoires parallèle c'est parce que la pieuvres à d’innombrables bras. Et encore il n'arrive pas à tout les montrer à l'inverse du livre éponyme de Roberto Saviano (qui a grandit dans la cité et sur qui pèse maintenant un contrat) qui lui balance tout chiffres et noms à l'appui.

Les acteurs ne sont pas professionnels, ce sont de vrais habitants de la cité qui ont accepté de montrer leur mode de vie. Réaliser un tel film est extrêmement difficile. Il faut obtenir d'innombrables autorisations pas toujours simple à trouver. Le moindre faux pas peut coûter cher. On notera que le film ne montre que le bas de l'échelle. On ne voit jamais un ponte, on en parle même jamais. Ce n'est pas pour rien, des accords ont été passés pour que Matteo Garonne puisse tourner.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 14 janvier 2013
Un démarrage vraiment lent (je parlais car je ne trouvais pas intéressant) mais la deuxième partie est incroyable! On ne s'y attendait pas du tout! Jamais je n'avais vu (ou plutôt senti) une violence et un choc comme celui-là. Quand je parle de violence je parle de toute. Toute les violences sont utilisées ici, ce qui est assez rare. La mafia napolitaine est vraiment violente. Un film à voir rapidement.
4,5
Publiée le 5 juillet 2016
Au bout des premières minutes, je me suis demandé pourquoi ce film avait bouleversé la Croisette et conquis la critique, qui en avait fait un classique instantané. Scénario confus, multitudes de persos aux occupations obscures, pas de lien narratif, bref, on n'y comprend rien. Puis, peu à peu, on est prit dans cette ambiance, on identifie chaque perso (chaque histoire est indépendante et parallèle) et chacun nous dévoile une facette de cette entité toute puissante. Le film joue sur les codes du genre avant de leur tourner le dos et nous montre cette criminalité quotidienne loin de toute glorification. La violence n'est que peu montré (du moins avant le dernier 1/4 d'heure) et on ressent une étrange sensation qui nous envahit progressivement. "Gomorra" n'est pas un film qui s'analyse, c'est un film sensitif, qui vous montre, de manière frontale, quelque chose d'invisible et que l'on voudrait ne pas voir ou ne pas connaître. Le silence qui suit la fin du film et les quelques lignes qui le conclut, c'est, au choix, de la honte, du désespoir, du dégoût. On est sonné et c'est tout. D'autres critiques sur
4,0
Publiée le 28 mai 2012
Découpé un peu à la forme d'un documentaire, Gomorra nous fait rentrer dans la Camorra par 5 portes differentes : 5 histoires qui, chacune à leur manière, nous montre la réalité de la pieuvre mafieuse en Italie du Sud. Il n'y a pas qu'un pouvoir occulte qui dicte ses ordres à une armée des ombres, mais bien des intérets défendus par des gens armés et qui essayent de vivre chaque jour à leur manière, avec leurs convictions. Nerveux, souvent violent, et superbement interprété par toute une kyrielle d'acteurs confondant de réalité, le film est très convaincant, et il nous plonge au coeur d'un univers où les clans, les familles et leurs histoires sont baignés de douleur et de vengeance à venir. Inextricable.
4,0
Publiée le 27 mai 2012
La force du film repose sur sa réalisation à la manière d'un documentaire télévisé très réaliste, façon très efficace de nous faire plonger sans concession dans le monde de la violence mafieuse, qui croît sur la misère noire du Mezzogiorno italien. Ce réalisme crée une familiarité malsaine avec les protagonistes. On suit le cheminement de plusieurs personnages très différents (un petit comptable qui donne l'aumône aux familles d'internés, un homme d'affaires qui enfouit des déchets hautement toxiques n'importe où, un couturier qui fait travailler des clandestins, un gamin qui souhaite gagner un peu d'argent et deux ados têtes brûlées) qui n'ont en commun que leur appartenance à la nébuleuse de la Camorra, dont la puissance est soulignée par la grande diversité de ses réseaux et activités (trafics de drogue, déchets, prostitution) et par l'impuissance de l'Etat italien, quasi absent du film. Le film insiste également sur les guerres intestines dévastatrices. Cette vision, aux moyens techniques et financiers très limités, plutôt juste de la mafia, est très éloignée de celle édulcorée et glamour du « Parrain », et la montre bien sous son vrai visage, meurtrier et cynique.
4,0
Publiée le 24 mai 2012
Parfaitement construit, le récit est fluide et on est glacé par les différentes facettes de la mafia napolitaine et leurs implications sur le quotidien des gens. 5 histoires en une donc, et malgré tout, les personnages sont fouillés et la dramaturgie de leur situation est superbement mise en scène : coup de chapeau à Garrone. Enfin, les acteurs sont parfaits.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 12 mai 2012
Intense, glaçant, visuellement brutal et très bien filmé, Gomorra est un modèle de docufiction qui rend un bel hommage à l'ouvrage de Saviano. Matteo Garrone réussit ici un film enrichissant et assez neutre dans son déroulement. Les acteurs, qui ne sont pas tous professionnels, collent à merveille à l'ambiance très pesante de ce polar noir dont le rythme lourd fait tout le charme. Un bijou de réalisme a voir absolument en V.O, pour peu qu'on pige le dialecte napolitain !
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 26 février 2012
Ce film n'apprend pas grand chose sur la Mafia si ce n'est quelle est bien partout mais les protagonistes jouent si bien qu'on rentre dans un polar nerveux et filmé quelques fois comme un documentaire ultra-réaliste.
4,0
Publiée le 26 janvier 2012
Le plus impressionnant dans Gomorra, c'est le style documentaire que met en place le réalisateur. Tout paraît tellement réaliste...on a l'impression de mater un reportage télé, et pour peu on penserait que les personnages ont conscience de la présence de la caméra. Ce parti pris renforce évidemment l'immersion du spectateur, et dès lors, ce qu'on voit à l'écran apparaît comme tout simplement effrayant. Je pense à deux séquences, qui sont deux assassinats : celui de Maria, et celui des deux jeunes à la fin. On regarde ça, on est surpris comme on pourrait l'être dans la vie, et on est tétanisé. Perso, j'ai même laissé échapper un petit rire nerveux, et à chaque fois. C'est que Gomorra établit un sentiment double : d'un côté l'aspect documentaire qui nous fait prendre du recul sur ce que l'on voit. Ici on n'est pas chez Scorsese, et Garrone ne verse pas dans la surenchère, le spectaculaire. Il agit plus scientifiquement qu'autre chose, se contente de décrire une - triste - réalité. De l'autre côté, tout - et en premier l'interprétation - est si naturelle qu'une proximité s'installe inévitablement. Gomorra, dans sa structure narrative, est un film absolument remarquable. En choisissant la fresque, le fait de se consacrer à plusieurs personnages n'ayant pas vraiment de rapport entre eux, mais qui sont tous enfermés dans une même logique de la violence, les auteurs du film - et en particulier l'écrivain Roberto Saviano - font un choix audacieux loin d'une narration classique. Le spectateur peut longtemps s'estimer un peu paumé dans cet univers peuplé de différents personnages et situations, mais c'est ici que le film offre sa force : ça ressemble à la vie, on ne nous prend pas par la main en nous expliquant tout. Le spectateur de Gomorra est adulte.

Le film est aussi dur, sans concessions. Il fait froid dans le dos en dépeignant une réalité italienne misérable, et le monde mafieux qui est sans espoir aucun.

Ajoutons à ça une photo magnifique, et on tient un film formidable.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 3 octobre 2011
Bon film realiste sur la mafia qui est bien filmé; à voir.
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