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L'homme le plus classe du monde
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5,0
Publiée le 12 avril 2013
Avec Gomorra on est loin des (très bon) films qui idéalisent la mafia en leur donnant des airs de tragédie grecque. Gomorra est un film qui s'approche plus du documentaire que de la fiction, et à le mérite de nous donner une vision réaliste de la Camorra Napoliatine. A travers différentes histoires indépendantes les unes des autres, on découvre tous les aspects de la mafia italienne. Il y a bien évidemment le trafic de drogue, mais aussi des cotés que l'on connait moins et qui sont beaucoup moins racoleurs comme les ateliers clandestins, l'enfouissement de déchets toxiques, l'achat du silence des habitants, etc... Ici les mafieux ne vivent pas dans des manoirs pleins de caméra, ne portent pas de col "pelle à tarte", et ne sortent pas de punchline avant de buter un type. Ils vivent dans des immeubles insalubres laissé à l'abandon, et idolâtrent Tony Montana a défaut de lui ressembler. Gomorra est un film violent, profondément tragique et surtout très instructif ! A voir absolument !
Incroyable que ce gomorra,c'est le genre de film qui mets mal a l'aise,puisqu'il est encré dans une réalité.Celle du quotidien de beaufs en joggings roi du mauvais gout,car tout est de mauvais gout des endroits qu'ils fréquentent,aux voitures,aux intérieurs rococo,a la mauvaise musique qu'ils écoutent,aux filles bimbo de quartier.Enfin des beaufs oui,mais des beaufs armé et qui n'ont qu'une seul règle l'argent.Car tout est permis pour l'argent.Si ces mecs rêves de Tony Montana est de l'image que donne le cinéma des mafieux,leur quotidien est bien moins glorieux est bien glauque.Ce film est sale,effrayant est édifiant.
Encensé de toute part depuis son passage à Cannes, il est vrai que ce "Gomorra" est loin d'être dénué de qualités. On ressent en effet dès le départ une vision intelligente des événements, ne cherchant jamais à nous imposer quoi que ce soit. Le style souvent assez documentaire ne fait que renforcer cette impression, tant il permet à l'ensemble d'obtenir une impression de justesse et de réalisme qui dure durant 135 minutes. Mais Garrone n'en oublie pas pour autant de s'appuyer sur un scénario particulièrement solide et assez bien construit, les différentes histoires parallèles permettant quant à elle de voir plusieurs des facettes de la Mafia. Hélas, cette qualité peut aussi se transformer en défaut dans la mesure ou certaines histoires s'avèrent vraiment plus intéressantes que d'autres, et il eût alors peut-être été préférable d'en privilégier une et de l'entourer de manière secondaire par les autres. De plus, nous ne somme jamais totalement transcendés par ce qui se passe devant nous, à l'exception peut-être de quelques scènes d'une belle intensité. Il n'en demeure pas moins que "Gomorra" reste un film instructif et enrichissant à bien des points de vue, il reste donc des plus fréquentables. Peut-être pas la sensation promis par beaucoup donc, mais un vrai bon film tout de même.
Pas d'histoire, mais plusieurs fils rouges pour présenter le quotidien de l'économie parallèle mise solidement en place depuis des lustres par la redoutable camorra napolitaine. Un parti pris quasi documentaire sur ce monde où le sordide le dispute au criminel : rien de romanesque ici, mais une relation précise et réaliste. Là justement se situent à mon goût les limites du récit. On assiste à un exercice de style d'une froideur absolue, et la forme adoptée - celle du reportage, brute, et même crue, fait que le film, pamphlet glacé sur une société gangrenée, manque de recul. Un peu plus de chair, un peu d'humanité, en retenant l'attention d'un plus large public (les critiques enthousiastes sont surtout le fait d'une certaine intelligentsia avide de conceptuel) auraient donné plus de force au propos par ailleurs hautement louable (et auraient rendu inutile la pesante conclusion écrite).
Ce n'est pas un bon film : Lent, personnages peu attachants, musique pourrie etc. En revanche Gomorra est un excellent documentaire sur la mafia napolitaine, qui permet de se rendre compte de la violence de l'une des organisations criminelles les plus puissantes d'aujourd'hui. Très intéressant donc, mais pas un grand moment de Cinéma.
16 164 abonnés
13 120 critiques
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1,5
Publiée le 26 juillet 2010
Tirè du livre-enquête du journaliste Roberto Saviano, aujourd'hui menacè de mort par la mafia napolitaine, ce film sur le fonctionnement de la Camorra dècrit des scènes folles: prostitution, trafic de drogue, d'armes ou de dèchets toxiques, enfants exploitès par des dealers, règlement de comptes sanglants entre gangs! Pas vraiment gènial, pas vraiment bon, pas mauvais non plus! L'image transmise de la Camorra est floue! ça part dans tous les sens, on ne comprend pas forcèment tout, même la sublimissime Scarlett Johansson parade à la tèlè bling-bling pour que le mystère s'èpaississe dèfinitivement! Un regard pessimiste sur une sociètè gangrenèe par le crime et la corruption! Intèressant, mais maladroitement exploitè...
"Gomorra" présente la Camorra (la mafia napolitaine) sous des angles différents et à travers différents protagonistes. Si l'on peut s'embrouiller dans le scénario parfois bordélique, "Gomorra" apporte ce que j'attendais d'un tel film, c'est-à-dire une violence contrôlée sans excés mais toujours présentée de manières crues et sans fioritures et un aspect réaliste qui permet justement au spectateur de mieux s'imprégner de ce milieu. Dans tous les cas, on ne ressort pas indemne de ce long métrage italien.
Issue de la contraction entre "Camorra" et "Gomorrhe", "Gomorra" est une chronique des activités illégales de la célèbre mafia Napolitaine, adaptée d'un bouquin qui a depuis mis son auteur en danger de mort. Primé à Cannes, le film de Matteo Garrone se veut être l'anti-Scarface, l'anti-Parrain : les personnages principaux n'ont pas le charisme de leurs prédécesseurs cinématographiques, ne sont pas interprétés par des acteurs renommés, ne sont pas mis en valeur par une réalisation propre, soignée, qui leur conférerait une image à la limite du mythe... Rien de tout cela, le cinéaste ne souhaitant pas raconter une épopée, plutôt décrire une réalité sociale que l'on pourra élargir à un domaine politique (de nombreuses questions sont implicitement posées). En cela, sa démarche se rapproche (dans l'état d'esprit) du néoréalisme de la grande époque. La caméra enchaîne à l'épaule les plans-séquences tremblants, hésitants même, montrant avec une crédibilité étonnante les fonctionnements d'un système malheureusement pas prêt de s'éteindre. Pour une fois, la notion d'ultra-réalisme, de style documentaire trouve son sens ; au plus proche des personnages, nous sentons intensément leurs palpitations, ressentons (partiellement) leur peur et la paranoïa qui s'installe. "Gomorra" possède des qualités, et c'est peu dire ; il prendra d'ailleurs probablement de l'ampleur avec le temps. Cependant, si la première partie du film est étonnante, la seconde sombre dans les redondances, le metteur en scène semblant terrifié à l'idée de faire évoluer ses objectifs, préférant assurer le coup quitte à sombrer dans le jusqu'au-boutisme un peu énervant. Les scènes finissent par se ressembler (dénonciation de la normalisation de la mort ? Un peu facile...) au point de paraître (pour certaines) plates. Avec une demie-heure en moins et des variations de style, "Gomorra" aurait encore pu gagner des galons. Pas totalement exploité dans ses capacités, il s'en tiendra au statut de "simple" bon film.
Réalisé comme un documentaire, cette plongée dans les affres mafieuses napolitaines n’est finalement qu’un maigre complément loin d’être aussi brillant et instructif que le livre éponyme de Roberto Saviano. Un scénario qui suit le quotidien de quelques personnes liées d’une manière ou d’une autre au crime organisé, sans autre explication que celles des images et des dialogues. Cette approche brute pour le moins originale fait que l’on découvre qu’à petites doses homéopathiques le rôle ou les implications de ces protagonistes, pour un résultat qui s’avère bien nébuleux durant une bonne partie du film. Au-delà de son réalisme sale et poisseux, « Gomorra » souffre en plus d’une mise en scène peu affriolante et apathique.
Des scènes incompréhensibles, des personnages surgis de nulle part qui ne se croisent jamais, des histoires parallèles, des sous intrigues… Mais quel fouilli ! On ne se raccroche à rien et en plus ce n'est même pas beau !
Entre Policier d'investigation et documentaire, ce Drame réalisé par Matteo Garrone nous infiltre dans le milieu de la Camorra où le pouvoir, la violence, les armes et surtout l'argent règnent en maîtres dans ce milieu napolitain de trafics en tous genres. Des séquences épiques, d'autres moins indispensables dans ce film dur, avec peu d'affect mais beaucoup de réalisme. Son scénario nous plonge dans un empire recrutant les gosses de façon "spectaculaire" ; spoiler: ils seront ensuite employés comme "guetteurs". Don Chiro, le comptable, paye les veuves et les "services" rendus au "système". Les chefs comme Pasquale (père de famille, honnête patron aimé et respecté joué par Salvatore Cantalupo) emploie dans la confection de prêt à porter des chinois comme travailleurs illégaux ; Franco(joué par Toni Servillo) officie dans le recyclage de produits toxiques.
Tout se passe bien jusqu'à ce que deux jeunes audacieux (Marco et Ciro) voulant leur part du gâteau interviennent dans ce business.
« Gomorra » retrace le destin de huit personnes liées de façon différentes à la mafia italienne, la fameuse Camorra italienne. Et il le fait façon documentaire avec des acteurs quasi inconnus du grand public pour mieux renforcer le côté réaliste. Matteo Garrone filme donc le quotidien de ces différents protagonistes dans un Naples délabré, le quartier de la Scampia pour être précis, laissé à l’abandon par son gouvernement mais surtout gangrené par la drogue et corrompu jusqu’à la moelle. Si ce métrage dénonce le scandale des décharges illégales et l’exploitation de certains, qu’ils soient couturiers ou autres, le réalisateur peine à nous captiver et à nous émouvoir réellement à cause de certaines longueurs et du trop-plein de destinées montrées à l’écran et qui n’apportent pas grand-chose comme celle de Don Ciro, qui distribue l’argent aux familles. Pour conclure, le fait que se juxtaposent pas moins de cinq histoires parallèles, rend difficile de se passionner pour certains récits alors que d’autres auraient mérités plus de développement. L’ensemble a certes un aspect « vériste » mais certains segments de vie paraissent trop anecdotiques pour capter véritablement l’attention, dommage !
Si on le prend comme un regard cru et « nécessaire » sur la réalité d'une misère qu'on cache, on est presque contraint de reconnaître à ce "Gomorra" une réalisation crue et sans fioriture qui permet de toucher son objectif. « Contraint », c'est bien le terme, car concrètement, le film brasse un peu de l'air, et n'a finalement rien à proposer qu'une peinture sans relief de la misère. C'est finalement la grosse déception de ce "Gomorra" : ce film n'a rien à raconter et se contente d'exposer une misère derrière laquelle le réalisateur semble se cacher oisivement. En somme, un film plutôt amer, difficile à digérer et, malheureusement, tout aussi difficile à apprécier.
Interessant... Le côté documentaire est un peu lourd pour une salle ciné et les acteurs sont un peu juste, surtout les deux apprentis scarface vaiment très mauvais. Reste que le film atteint son objectif, c'est fort, dénonciateur et change réellement des films de gangsters habituels ; ici les parrains parmi les plus puissants du monde s'habillent en joggings troués et marcels. La violence est froide et filmé sans effets de styles pour mieux s'ancrer dans la réalité. Un docu-fiction solide.
J'ai vu un film... qui m'a totalement bouleversé... Mais peut-on parler de film, d'histoire, d'acteurs, de musique, lorsqu'on se rapproche tant des codes du documentaire ?... On ne peut qu'être pris, abasourdi, choqué, heurté, bousculé par le côté cru de la narration... Comment peut-on laisser de tels individus gangréner la société (qui au regard des comportements des truands, ne tue, certes, pas mais précarise, licencie, divise...) ? On est pris par une bouffée de contestation, mais malheureusement aussi, de résignation... Par quel bout commencer ?... en tout cas, une oeuvre qui imprime une marque indélébile... A voir, et espérer que lorsqu'on reverra ce film dans 20 ans, il apparaîtra comme une image du passé... Mais, on peut en douter.