4,0
Publiée le 15 août 2008
Un grand film italien sur des faits stupéfiants au 21°siècle, qui laisse prouver la dégénerescence de notre société. L'un des personnages, qui essaie de justifier ses actes, dit que grâce à lui, ce pays de merde (l'Italie) a pu rentrer dans l'Europe. A la fin du film, il est dit que de l'argent sale de la Commora va participer à la reconstruction des tours jumelles de New-York. Edifiant !!!
4,0
Publiée le 14 août 2008
Ce n'est sans doute pas le chef d'oeuvre annoncé, mais on en sort K.O. Berlusconi a du boulot et ce n'est pas en ramassant les poubelles napolitaines qu'il va changer grand chose au problème. Naples et sa région sont un peu le concentré de tout ce que la nature humaine peut faire de plus dégradant, de plus médiocre... et ce film ne cesse de le rappeler: chacun est libre de mener sa vie... sauf avec la Camorra!
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 14 août 2008
Avec une rigueur qui parfois confie au maniérisme, le film apporte une pierre essentielle au cinéma d'investigation en nous plongeant dans un quotidien tout sauf glamour. Chaque pièce du puzzle constitue un véritable état des lieux d'une société gangrénée par un pouvoir malsain et décadent (d'où le titre). De plus, certains moments de mise en scène relèvent d'une maîtrise cinématographique renversante. Enfin, les acteurs inconnus apportent tous une densité remarquable à ce projet d'une grande puissance générale.
4,0
Publiée le 14 août 2008
Ce film a un coté documentaire très efficace, un "strip-tease" très noir, sans aucun espoir visible.

On peut regretter que les institutions(Eglise, pouvoirs publics, patronat..) n'apparaissent pas dans ce film. Peut-être n'apparaissent-ils pas non plus dans le livre éponyme ?
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 14 août 2008
Ma qué ils sont cons ces napolitains de s'entretuer comme ça,de poluer leur terre ...pas de place pour l'amour,que le fric et les armes qui parlent.N'empeche que le film dépeint grace à une galerie de personnages et de situations une italie de misère repoussante mais peu etre aussi "un pocito" attachante .
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 14 août 2008
Pas de surprise vues les critiques: un très bon film!
Je l'ai trouvé bien bordélique, à l'inverse des organisations mafieuses qui sont sans doute loin de l'être, mais il suffit d'attendre la fin du film pour comprendre que le bordel est étroitement organisé.
L'acteur qui joue Toto est remarquable, tout en parlant peu. J'ai été assez bluffé par la manière de jouer de ce gamin.
Les plans sont chargés d'émotion, bien qu'assez épurés.
J'avoue ne pas avoir tout compris à l'histoire, et par moments je me perdais un peu dans tous les personnages, mais le résultat est bel et bien là à la fin: à couper le souffle.
4,0
Publiée le 19 août 2008
Ce film est très bon, aucun doute là dessus. Mais ne m'a pas embarqué comme j'aurai aimé… le style documentaire ressort très bien. La violence est partout. C'est un film en totale opposition avec les autres films du genre (le parrain…) et se rapproche plus de pusher (j'ai largement préféré ce dernier). Et puis le film est très réaliste, à la limite du trop réaliste… ça le rend choquant, cru, froid. Je pense qu'une seconde vision pourrait m'aider à apprécier cette oeuvre complexe qu'est Gomorra.
4,0
Publiée le 29 août 2008
GOMORRA c’est d’abord un film simple, sans artifice, qui dénonce de manière crédible des clans mafieux scandaleux, sans morale et politiquement incorrect. Mais c’est aussi le film qui a reçu le Grand Prix à Cannes cette année et l’on comprend pourquoi lorsqu’on assiste à cette œuvre percutante multipliant les personnages et leur histoire pour ne construire qu’un seul récit cohérent. Filmée en grande partie caméra à l’épaule (pour les scènes les plus insoutenables et tendues), le choix n‘est pas anodin puisque cela rend la fiction intelligemment nerveuse et réelle. Il n’y a pas de petits ou grands trafics, tout est dénoncé, abordé avec minimalisme et anti-héroisme, le film ne fait que rendre compte de faits et situations véridiques au sein d’une microsociété corrompue par la soif d’argent et de pouvoir et c’est d’autant plus choquant lorsque l’on sait que la mafia contribue parfois à des investissements légaux dans le monde. En dépit d’une vision très négative et chaotique de cette face du monde qu’on ne peut que déplorer (insécurité, drogue, délinquance, criminalité, pauvreté…) GOMORRA relève d’une grande maîtrise cinématographique de la part d’un cinéaste qui choque et interroge par ce film politique nécessaire et qui a amplement mérité sa récompense au 61ème Festival de Cannes.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 14 août 2008
Démystification. Scorcese, Coppola et autres De Palma avaient livré leur version idéalisée, presque noble, de la mafia new yorkaise. Carrone effectue ici le chemin inverse: deux jeunes se lancent dans une course fatale pour le pouvoir avec comme idéal Tony Montana. Leur chute n'en sera que plus fatale.

Gommora n'est pas un film choral. Tous les destins qu'il raconte, entrecroise, celui de deux jeunes apprentis mafieux donc, celui d'un atelier clandestin, celui d'un recycleur peu scrupuleux de déchets radioactifs, celui du caissier mafieux, l'embrigadement d'un gosse dans la Comorra, mafia locale... Tout converge vers une même morale: impitoyable, sans espoir et sans gloire, tel est ce monde. Loin de la vision idéalisée et chevaleresque dont Hollywood s'est fait l'apôtre. Tel est le principal enjeu du film.

Car si le tout conserve son lot de scènes marquantes (toujours les deux même loustics testant leurs armes, brillante affiche, l'impressionnant convoi de camions toxique conduits... par des enfants, ou encore l'attaque sournoise des Chinois), le tout manque d'enjeu narratif fort, principal défaut de cette fresque réaliste.
4,0
Publiée le 22 août 2008
Couronné d'un Grand Prix à Cannes, ce "Gomorra" est une plongée sans concession dans la mafia napolitaine qui étrangle le pays depuis des années. Drogues, armes, immobilier, travails manuels, déchets... les catastrophes, à premières vues, sont graves. Mais si l'on y regarde de plus près, elles sont surtout sans retour, et font de l'Italie un beau pays qui pourtant, ne pourra jamais être propre. Si le message est clair vu le pessimisme qu'affiche Garrone en filmant crûment les diverses populations entraînées dans cette mare de sang où s'y noient les plus innocents, on peut parfois se demander quel est le véritable but du film. Décourager les productions américaines qui mythifient un peu trop le milieu? Voire qui le sublime? Dans ce cas "Gomorra" est certes très efficace tant il tranche dans la chair, tant il développe un langage insultant et rugueux. Le montage y est sûrement pour beaucoup, avec des alternances de personnages en boucle qui offrent à la dramaturgie du film une puissance indéniable, un moteur en constante alimentation. La façon dont Garrone nous tire par les pieds et ne nous lâche plus tient bel et bien du tour de force. Car il est vrai qu'en 20 ans, la Mafia au cinéma a souvent donné l'impression de tourner en rond. Mais "Gomorra", constamment attaché à un réalisme qui le lie directement avec les véritables problèmes de la société contemporaine, offre un interêt sûrement plus élevé, et l'érige au rang d'oeuvre d'art moderne en ce qu'il propose d'actualité, schématisée dans un dispositif formel proche du documentaire. Une éradication de la mise en beauté propre au cinéma d'hier qui en font un film naturaliste, une oeuvre marquante dans sa volonté d'accéder à un langage artistique qui constitue le procédé de demain. Le constat, dans le propos, n'est pourtant pas qu'un simple constat ; au-delà de la véracité, le cinéaste italien offre à sa variété de portraits une vraie leçon de mise en scène. Eclairages intimes et d'une beauté saisissante, développement
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 29 août 2008
Même si je n'ai pas encore lu le livre, je ne pense pas qu'il s'agisse d'une mauvaise adaptation du roman de Roberto Saviano vu qu'il paraît que le livre décrit avec précision le fonctionnement de la Camorra à l'instar de l'adaptation cinématographique proposée ici par Matteo Garrone. Gomorra montre ici ce qu'est véritablement la Camorra:tous les clichés véhiculés soit par les BD ou par d'autres films sont ici balayés par ce semi-documentaire; les mafieux s'avèrent être ici des beaufs vêtus de short, de marcels ou de survêtements et non de beaux costars, ce qui m'a vraiment surpris c'est que c'est la même chose pour les chefs de clans qui eux non-plus n'ont aucune classe. Par ailleurs un thiers d'entre eux sont en surpoids, et ils s'amusent à frimer dans leur voiture en écoutant très fort des musiques de mauvaise qualité. Gomorra montre aussi que la Camorra ne s'arrête pas uniquement aux trafics les plus connus comme celui de la drogue comme on pourrait se l'imaginer, elle pratique aussi des trafics méconnus comme celui des déchets. Ce que l'on pourrait reprocher à ce film c'est de manquer de charme en faisant trop documentaire, nous connaissons trpo mal les personnages du film car ils sont trop nombreux, par conséquent le tout n'est pas toujours très fluide, c'est pourquoi je préfère des films comme "Les Affranchis" même si ils sont moins réalistes. Gomorra s'avère donc être une légère déception(la presse en a fait un peu trop), mais qui vaut tout de même largement le détour.
4,0
Publiée le 25 août 2008
Je dois avouer que "Gomorra" n'a pas été pour moi le chef d'œuvre que j'attendais. En tous cas, le film est en deçà du livre, et loin d'être aussi mémorable que ce que proclame la presse. Je sais bien que le réalisateur a décidé d'être le plus réaliste possible, mais j'ai parfois eu l'impression de voir un film tourné en caméra amateur... Etudiant l'italien en classe, j'ai été dépité lors des dialogues: je comprenais à peine un mot sur quatre... On peut également déplorer que les destinées des personnages ne se rejoignent pas. Mais ce film a de -nombreux- bons côtés: les mécanismes de la mafia napolitaine sont décrits avec précision, les acteurs se débrouillent bien, et toutes les histoires relatées sont crédibles. De plus, Garrone ne prend parti pour aucun des 2 camps, ce qui n'est pas évident. En soit, "Gomorra" est un bon film, qui mérite assurément le détour même s'il est plutôt décevant.
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