La mini-série britannique parvient à relater avec soin et minutie la catastrophe nucléaire de 1986. En plein cœur de l’horreur, on suit avec effarement des hommes et des femmes qui tentent de s’en sortir en cherchant des réponses.
Chernobyl commence comme un film d’horreur/ épouvante. Il y a d’abord les lents mouvements de caméra, l’ambiance lourde et pesante des lieux et surtout la musique, excellente, qui transmet parfaitement le chaos dans lequel sont désormais plongées l’Union Soviétique et sa population.
Le casting est excellent, à commencer par le trio de tête, servi avec brio par un Jared Harris désemparé et pragmatique face à la catastrophe qui est en train de se produire avant d’être finalement déboussolé. Un sentiment qui ouvre le premier épisode avec un acte fort de désespoir et d’échec. Stellan Skarsgård et Emily Watson (mais aussi une grande partie de la distribution) épaulent superbement le premier dans leur quête de réponses.
La photo, sombre et grisâtre, ainsi que les décors sont réussis. Ce qui frappe avant tout est la réalisation sans faute du réalisateur suédois Johan Renck. La narration est fluide, emballante, les émotions sont présentes : on ne peut s’empêcher d’être en colère devant les erreurs, magouilles et autres supérieurs hiérarchiques essayant de minimiser l’impact de la catastrophe. Le spectateur avance pas à pas et à chaque épisode et étape du processus dans un grand mensonge d’Etat.
La fin, émouvante et touchante, clôt intelligemment la série avant de rendre un bel hommage aux héros cachés et oubliés ayant contribué courageusement à limiter les dégâts.