Votre avis sur À son image ?
2,0
Publiée le 4 septembre 2024
Même en ayant préalablement le livre, on a du mal à retrouver qui est qui parmi les protagonistes dans la bande de jeunes du village, le scénario n'est pas le point fort du film. Et quid de Dragan, la dernière personne revue par Antonia, on n'explique rien alors que cette rencontre a probablement irrémédiablement troublée la photographe. Exit sans explication (au montage?) ce personnage clé qui apparait dix secondes à l'écran!
Les dialogues ne sont pas tous bien audibles et de qualité moyenne. Surnagent quelques bons passages comme les inquiétudes du père face à sa fille, les chants corses lors des rassemblements, le discours du directeur du journal local. Mais face à cela, on doit subir de longues scènes telle celle où Antonia photographie son amoureux Pascal en long en large, avec des essais de cadrage faussement inspirés et dont on cherche la subtilité derrière une musique fracassante.
De Peretti a besoin de parler de la Corse et se devait d'être choisi pour ce beau roman.
Il n'est malheureusement à la hauteur de Son image!
On peut admettre le choix de ne pas suivre le chapitrage très particulier du bouquin qui suit la liturgie d'une messe de funérailles, mais encore eut-il fallut trouver un mode plus percutant que la voix off dont on met une éternité à découvrir de qui elle vient.
On sent une volonté de bien faire, mais l'ensemble n'arrive pas à la cheville du roman.
Les limites de la réalisation de De Peretti apparaissaient déjà dans son film précédent Enquête sur un scandale d'état, mais la qualité de l'interprétation sauvait en bonne partie la mise, ce qui n'est pas le cas ici.
avant-première Lyon -septembre 2024
2,5
Publiée le 5 septembre 2024
Petite déception après avoir lu ( pauvre de moi ) une critique dithyrambique de ce film dans le Monde.
La Corse et ses luttes politiques inspirent des beaux films mais celui ci m'a laissé un peu tiède.

Un autre film présenté à Cannes, " le Royaume" de Julien Colonna est dix fois mieux dans la maîtrise cinématographique et la scénarisation.

Même "Borgo" est mieux maîtrisé à mon avis.

Quelques rôles sont intéressants et quelques acteurs tirent leur épingle du jeu mais la forme proposée, qui mélange documents d'époques, photo et fiction ne fonctionne à mon avis pas à l'écran.

Rien que la photo journaliste qui utilise toujours le même appareil, les mêmes manières de prendre les photos n' est pas convaincant.

Décu
2,0
Publiée le 3 septembre 2024
C'est en adoptant un roman de Jérôme ferrari et en suivant la vie sur plusieurs années d’Antonia, une jeune photographe de Corse-Matin à Ajaccio, que Thierry de Peretti nous raconte l'histoire du nationalisme corse pendant les dernières années du 20ème siècle. Il y montre son désaccord avec le nationalisme violent. Ce sujet très intéressant est gâté par au minimum un gros défaut : la trop grande présence d'une voix off. Par ailleurs, le sujet de l'interprétation doit être mis sur la table : les comédiens et les comédiennes jouent-ils vraiment faux ou bien, l'impression de fausseté que l'on ressent est elle due à l'accent corse des interprètes ? Les avis sont partagés. A vous de vous bâtir votre propre avis ! Film vu à Cannes (Quinzaine des cinéastes)
1,5
Publiée le 9 septembre 2024
Grosse déception. Scénario alambiqué, personnages confus, dialogues inaudibles on est constamment perdu et on s’ennuie ferme.
1,5
Publiée le 9 septembre 2024
Oui, on sent que le film se veut ambitieux, vu le nombre d'années traitées. Mais le film est ennuyeux, perd le spectateur dans les méandres du scénario. Aucune intensité, aucune émotion. J'ai du m'armer d'un énorme courage pour rester jusqu'au bout. J'ai presque détesté la totalité des personnages.
1,0
Publiée le 11 septembre 2024
Quelque chose ne va pas dans ce nouveau film de Thierry de Peretti, le plus corse de nos cinéastes.

Cette longue épopée qui se déroule sur une trentaine d'années essaye d'embrasser plusieurs thématiques, sans en approfondir une seule. Tour à tour destin d'une femme, réflexion sur le métier de photographe (en particulier de guerre), tableau de nationalistes corses filmés dans leur jus sociétal, et chronique historico-politique, A son image rate à peu près tout ce qu'il entreprend.

J'ai été particulièrement gêné par la façon de jouer de l'actrice principale, Claria-Maria Laredo. Je ne crois pas un instant à son talent de photographe : elle manipule maladroitement ses appareils, utilise toujours les mêmes mimiques avant d'appuyer sur le déclencheur, se positionne très mal pour cadrer. Je trouve incroyable qu'aucun conseiller technique ne l'ait aidé à appréhender le métier de photographe. On est ici à mille lieues du réalisme sec et enthousiasmant du magnifique Sympathie pour le diable, pour ne citer qu'un seul film sur le thème du photographe de guerre.

Les scènes de conflits sont de la même façon très peu crédibles (Alexis Menenti en soldat serbe ou croate ?!). Les dialogues m'ont semblé très artificiels, et j'ai capté plusieurs regards caméra involontaires : le film donne constamment l'impression d'un travail bâclé, d'un niveau incroyablement bas, proche de l'amateurisme.

Chaque personnage semble remplir "une case", sans incarnation ni chair. On ne perçoit jamais la nature de l'engagement des uns et des autres et j'ai désespérément cherché où souhaitait aller le film, au fil d'un nombre incalculable de scènes inutiles ou factices.

Une catastrophe scénaristique, que la piteuse mise en scène ne permet pas de sauver.
2,5
Publiée le 4 juillet 2024
À son image sera dans les salles françaises deux mois avant Le Royaume de Julien Colonna. Une chance pour le film de Thierry de Peretti, tant la comparaison entre ces deux œuvres corses ne plaide pas en sa faveur. Les deux mettent une jeune femme en avant mais autant le portrait contenu dans Le Royaume est touchant et limpide malgré la complexité du rôle, autant celui de la photographe de À son image tourne au flou, le film entendant également parler d'une époque précise dans l'histoire de l'île de beauté, sans réussir à le faire clairement et de manière à susciter l'intérêt. La voix off, souvent pompeuse, n'arrange vraiment rien à l'affaire, qui semble faire preuve d'une fausse impression d'humilité, un sentiment que l'on pouvait aussi ressentir en partie devant les trois premiers longs-métrages d'un cinéaste à la réputation quelque peu surfaite (avis personnel, évidemment). Faut-il enfin préciser que l'interprétation dans À son image est plutôt fluctuante, pour le dire gentiment ? C'en est parfois embarrassant et le souci d'authenticité du réalisateur natif d'Ajaccio se heurte un peu trop souvent à ces limites, au sein d'un film dont la scène presque finale, surprend (pas en bien) par son didactisme quelque peu grotesque.
2,0
Publiée le 6 septembre 2024
Quel dommage, le sujet était pourtant brulant et l’adaptation prometteuse, mais quelle utilité ont ces plans longs de situations inutiles. Le montage n’est pas bon. Ça pouvait être tellement meilleur.
2,0
Publiée le 5 septembre 2024
Très ennuyant. Film proche du documentaire et pas de trame romanesque. Dommage , le coté historique était plutôt interressant.
4,0
Publiée le 6 septembre 2024
Des femmes dans la tourmente

Thierry De Peretti est corse. Er la Corse, c’est le sujet principal de ses films, à part Enquête sur un scandale d’état, en 2020. Retour sur l’île de beauté avec ce portrait sans concession d’un combat sans fin. Fragments de la vie d’Antonia, jeune photographe de Corse-Matin à Ajaccio. Son engagement, ses amis, ses amours se mélangent aux grands événements de l’histoire politique de l'île, des années 1980 à l'aube du XXIe siècle. C’est la fresque d’une génération. 113 minutes d’un beau réquisitoire contre la violence et un plaidoyer en faveur des victimes collatérales… les femmes.
Le film est adapté du roman éponyme de Jérôme Ferrari. Si, les événements politiques qui rythment le récit sont historiques (ils appartiennent aussi à mes propres souvenirs d’enfant et d’adolescent) : l’affaire Bastelica-Fesch, le double homicide de la prison d’Ajaccio, la mort de Robert Sozzi, la scission au sein du FLNC… les personnages, eux, relèvent de la fiction. La voix-off omniprésente peut finir par être envahissante mais sert, visiblement, de lien avec le texte du livre lui-même. Le scénario ose pointer du doigt les incohérences d’une lutte armée souvent aveugle, allant jusqu’à la stigmatiser quand on entend dans la bouche des clandestins naître le concept d’autodéfense préventive… L’oxymore serait plaisant s’il ne se traduisait pas par des morts violentes et inutiles. Ce qui m’a le plus séduit, outre la mise en scène, le rythme et l’évolution des personnages sur une durée de 15 années, c’est la parole laissée aux femmes dans une région où le patriarcat relève du sacré. Et en plus, ces femmes prêchent la vérité et la sagesse. Ce qui m’a gêné, ce sont les nombreuses ellipses qui nuisent parfois à la compréhension de l’histoire – exemple, pourquoi cette scène où l’héroïne se retrouve sur un lit d’hôpital, sans qu’on sache le pourquoi du comment -. Mais je pinaille, car la grande fresque romanesque et théorie développée sur le rôle de la photographie tiennent parfaitement la route. Un récit brut des années de plomb dans une Corse victime du nationalisme mortifère.
Les actrices, et les acteurs présents au casting, Clara-Maria Laredo, - remarquable, Marc'Antonu Mozziconacci, Louis Starace, Barbara Sbraggia, Saveria Giorgi, et Thierry de Peretti, lui-même, dans le rôle du prêtre, sont tous dans la vie particulièrement imprégnés de la réalité contemporaine de la Corse. Ils donnent corps et crédibilité à ce récit entre fiction et archives. Le film porte un regard sans concession ni illusion sur l'utopie de la rébellion indépendantiste. Très fort, profond et surtout désespéré.
2,0
Publiée le 6 septembre 2024
Déçue...à lire les avis je m'attendais à passer un bon moment...que nenni !
Un scénario compliqué, pour qui n'a pas lu le livre, des dialogues souvent inaudibles, diction ? Ingénieur du son?...des éclipses peu claires...des scènes de photographies peu convaincantes ...bref pressée de voir la fin
2,5
Publiée le 9 septembre 2024
Film lent avec un manque de rythme évident. J'ai trouvé que les acteurs jouent bien cependant. Mais ça suffit pas. Aucune dynamique et c'est pas du tout divertissant. Idéal pour envisager une sieste. Non seulement il y a des longueurs mais c'est surtout le manque de rebondissements qui manquent à ce film du coup on décroche rapidement... Je suis pas du tout rentré dedans. Clairement déçu.
3,0
Publiée le 9 septembre 2024
"À son image" plébiscité par la presse , en compétition cette année au festival de Cannes (Quinzaine des cinéastes) est un drame moyen dans l'ensemble. En effet le réalisateur corse Thierry de Peretti livre aux spectateurs une histoire se déroulant sur deux décennies (année 1980 à 2000) racontant l'histoire de la Corse à travers le regard d'une jeune reporter si la première partie se veut intéressante la seconde est plus soporifique, bref vite oublié à la sortie de la salle.
4,0
Publiée le 9 septembre 2024
Antonia est une jeune corse, photographe et amoureuse d’un militant indépendantiste corse. Sa vie est mêlée à celle de l’histoire tragique de l’île de beauté. Un film puissant et captivant porté par un jeune casting fort prometteur.
Marc D

7 critiques

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1,5
Publiée le 15 septembre 2024
Rien n'est convainquant. Scénario très faible, acteurs peu crédibles, réalisation spectaculairement molle. C'est une démonstration verbeuse, laborieuse et interminable pour dire des évidences, du genre que la violence ne mène nulle part. On s'ennuie ferme. Ce qui est remarquable est que la Corse en tant que lieu passionné de l'action est totalement escamotée et l'on pourrait dire que l'image elle aussi disparaît. Ce pourrait être un reportage radio lu par des comédiens débutants. Du coup, le lien puissant, physique, sensuel et tripal de ces jeunes corses pour leur terre est en réalité le grand absent du film car il ne se dit pas avec des mots mais précisément avec des images. On peut difficilement rater un film dans une aussi belle proportion.
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