Lorsqu'on pense à la filmographie de François Truffaut, Les 400 Coups occupe souvent la première place. Mais Baisers volés n'est jamais bien loin.
Sorti en salles en 1968, cette comédie romantique est le troisième volet des aventures d'Antoine Doinel (interprété par Jean-Pierre Léaud), après l'indémodable Les 400 Coups et le court métrage Antoine et Colette.
On y retrouve notre jeune protagoniste à l'âge de vingt-quatre ans, à la sortie de l'armée. Alors qu'il enchaîne les petits boulots, comme veilleur de nuit, détective privé, ou bien employé dans un magasin de chaussures, Antoine fait face à tout un tas de péripéties. Et malheureusement, il n'y a pas que dans sa vie professionnelle qu'il est perdu, en amour tout autant.
Alors qu'il commence à éprouver des sentiments pour Christine (incarnée par Claude Jade), cette dernière le repousse. Mais notre romantique maladroit préféré n'a pas dit son dernier mot et lui vole un baiser (d'où l'origine du titre Baisers volés).
Un classique tendre, léger et amusant
Baisers volés, qui est le dixième long métrage de François Truffaut, illustre à merveille les mésaventures de l'amour, de la jeunesse, et de la vie. Pour de nombreux fans de la figure phare de la Nouvelle Vague, c'est le film qui allie le plus la tendresse à l'humour, mais aussi la légèreté à la mélancolie.
Car tout en incarnant une sorte de Gaston Lagaffe (les deux personnages sont d'ailleurs nés à la même époque), Antoine Doinel émeut et surprend. Il est à l'image de ce long métrage : c'est-à-dire anachronique, sympathique et romantique.
Parmi les nombreux commentaires sur AlloCiné, on peut lire : "Un pur chef-d'œuvre comme il en faudrait tant", "Simple mais touchant", "Certainement un des meilleurs Truffaut si il fallait faire un classement, ou encore "Drôle et tendre, un film merveilleux".
Pour tous ces aspects, Baisers volés a été nommé aux Oscar dans la catégorie Meilleur film international en 1969, et a reçu le Prix Louis Delluc, qui récompense chaque année la meilleure réalisation française depuis 1936.
Ainsi, en filmant la banalité quotidienne d'un jeune homme, François Truffaut signe l'une de ses plus belles œuvres.
Ce soir sur Arte à 20h55