Il y avait un Bleu dans les fauteuils du jury de cette troisième saison de Qui veut être mon associé ? Ancien international de l'équipe de France de football, Blaise Matuidi a pris le contre-pied de sa belle carrière en se reconvertissant dans l'entrepreunariat. Apparu en 2022 en tant qu'invité surprise, le tout récent retraité a joué les business angels dans l'épisode du 25 janvier 2023 avec son propre fonds d’investissement, nommé Origins. Aux côtés d’Eric Larchevêque, Anthony Bourbon, Delphine André et Jean-Pierre Nadir, il a donc essayé de défendre son bout de terrain pour convaincre les créateurs de se rallier à leurs projets, parfois surprenants.
Une prestation critiquée sur les réseaux sociaux
Malheureusement pour le champion du monde 2018, il n'a ramené ni coupe, ni fonds, à la maison puisqu'il s'est fait manger tout cru par ses camarades plus expérimentés. De quoi décevoir des internautes, particulièrement sévères sur les réseaux sociaux. "Matuidi était trop timide, c'est dommage", "Bon au final, Blaise Matuidi n'a rien investi donc aucun intérêt !", "Blaise Matuidi a donc fait de la figuration", "Blaise Matuidi n’est pas à sa place, il est vraiment débutant en tant qu’investisseur", ou encore "Je comprends pas ce que Blaise Matuidi fout là franchement", pouvait-on lire sur Twitter.
Ce ressentiment a été partagé par l'un des investisseurs du programme, Jean-Pierre Nadir, interrogé sur la présence du sportif sur les ondes de France Bleu, le lundi 30 janvier 2023. Et ce dernier a eu la dent dure envers la dernière recrue. "Il débute dans ce registre, il faut dire ce qui est. Je pense qu’il est meilleur en foot qu’il ne l’est en investissement pour l’heure", l'a-t-il taclé, tout en reconnaissant que c'était "sympa" et "agréable" de cotoyer un tel champion.
"Matuidi, c'est un laborieux"
Le fondateur de EasyVoyage et de Fairmoove a néanmoins nuancé son jugement en effectuant le parallèle avec son propre parcours. "Matuidi il un peu comme moi, c'est un laborieux (...) je pense qu'il va progresser très vite, car c'est un garçon qui m'a fait très bonne impression très vite, on sent quelqu'un d'intelligent, même s'il est réservé (...) c'est un gros travailleur, et je pense que ce sera un très bon investisseur", a-t-il analysé.
Déjà sur le rectangle vert, Blaise Matuidi était perçu comme un travailleur qui a su maximiser son potentiel à force de travail. De là à devenir l'un des moteurs de la sélection tricolore, vainqueure du Mondial en Russie. Le palmarès bien rempli, celui qui a tenté une expérience aux Etats-Unis a raccroché les crampons en décembre dernier pour se lancer dans un tout nouveau métier. "Cela fait maintenant six ans que je m’intéresse à la tech et j’ai eu la chance de rencontrer Ilan aux États-Unis. Nous avons gardé contact et puisque je voulais aussi investir dans des start-up, nous avons décidé conjointement de créer le fonds d’investissement Origins", avait-t-il confié dans les colonnes de Forbes. Un job sur mesure pour celui qui n'a jamais compté sa dépense d'énergie.