La Syndicaliste
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Bdfoucher
Bdfoucher

69 abonnés 94 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 2 mars 2023
Remarquable thriller politique que ce film de Jean-Paul Salomé servi par une excellente Isabelle Huppert, aux accents chabroliens, en syndicaliste lanceuse d'alertes dont la vie va basculer pour avoir révélé les transferts technologiques que EDF s'apprête à concéder au chinois CGNPC sur le dos d'Areva et de ses 50 000 employés.

L'histoire, parfaitement authentique et solidement ficelée par une enquête menée par Caroline Michel-Aguirre de L'Obs, est celle de Maureen Kearney, déléguée CFDT d'Areva, qui va se retrouver aux prises, quasiment seule, avec les dirigeants de l'époque d'Aveva (Luc Oursel) et d'EDF (Henri Proglio) et en première ligne avec toute la classe politique de l'époque.

Menacée, puis agressée à son domicile, elle se retrouve , en raison de sa vie passée , suspectée d'avoir elle-même, à l'issue d'une enquête à charge bâclée, organisée son agression avant d'être blanchie par la Cour d'appel de Versailles . Les faits se déroulent entre 2012 et 2018, sous trois présidences différentes.

Le film est d'un suspense haletant et Isabelle Huppert qui articule un personnage complexe, totalement lumineuse dans ses tailleurs et sa blondeur solaire. Il laisse paraître le cynisme avec lequel la classe politique a cédé ses intérêts stratégiques à la Chine pour ne rien obtenir en échange, à un moment ou défendre le nucléaire en Europe n'était plus dans l'air du temps.

Ainsi se construit le déclin...
zorro50
zorro50

128 abonnés 254 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 1 mars 2023
Jean-Paul Salomé signe un film qui enrichit le cinéma français. L’histoire, un biopic politico-social et nucléaire, traité en thriller captivant, est riche en suspense et en rebondissements. Les magouilles sont tellement disséquées que les mondes politiques et du patronat deviennent limpides pour tout à chacun. Isabelle Huppert est « au top », encore meilleure que d’habitude, et l’ensemble des interprètes qui lui donnent la réplique est sans faille.
Joce2012
Joce2012

260 abonnés 721 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 mars 2023
Excellent film qui dénonce des manœuvres politiques et policières avec le risque que prend cette syndicaliste magnifiquement interprétée par Isabelle huppert
traversay1

4 433 abonnés 5 303 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 février 2023
Pour succéder à La Daronne, Jean-Paul Salomé a trouvé son sujet dans le livre-enquête de la journaliste Caroline Michel-Aguirre, autour de l'histoire de la syndicaliste et lanceuse d'alerte Maureen Kearney. En sus des faits avérés, le cinéaste a injecté une petite dose de fiction mais néanmoins conservé, avec un certain courage, les noms véritables des différents protagonistes de ce récit à la fois politique, policier et judiciaire. Après un démarrage plutôt convaincant qui explicite la manière dont l'industrie française du nucléaire a été bradée dans un esprit néolibéral dévastateur pour l'emploi, le film prend ensuite un tour beaucoup plus intime autour d'une femme victime, noyau actif de la résistance aux compromissions de l'élite économico-politique du pays, érigée en héroïne et quasi martyre. La Syndicaliste, de par une certaine fadeur de sa mise en scène, y perd largement en puissance de frappe et même Isabelle Huppert (choisie pour sa ressemblance physique presque parfaite) semble loin de son niveau d'excellence habituel. Le casting est d'ailleurs un peu trop flamboyant pour des rôles qui sont d'appoint pour la plupart (Foïs, Attal, Demaison, Deladonchamps), à l'exception de celui tenu par Gadebois, comme toujours impeccable. Malgré son écriture inconstante et un montage peu fluide, sans omettre des pointes démagogiques, La Syndicaliste a au moins le mérite de mettre en lumière une affaire qui documente, entre autres, comment la France a perdu une grande partie de son indépendance énergétique.
In Ciné Veritas
In Ciné Veritas

108 abonnés 922 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 février 2023
Dans La syndicaliste, Jean-Paul Salomé retrace le parcours de Maureen Kearney, syndicaliste CFDT chez Areva et incarnée à l’écran par Isabelle Huppert. Entre pressions politiques et lobbying dans le secteur nucléaire, l’histoire racontée paraît à peine imaginable. Elle est pourtant réelle et récente puisqu’elle se déroule sur près de la totalité de la décennie passée. Salomé livre un véritable pamphlet sur la sphère politico-industrielle. Derrière, en sous texte, c’est la condition féminine dans la France d’aujourd’hui qui est interrogée. Critique complète sur incineveritasblog.wordpress.com/festivals/c/fifp2023/#LC
Patricia D.
Patricia D.

87 abonnés 181 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 2 mars 2023
Le premier mérite du film de Jean-Paul Salomé est de porter à la connaissance du grand public une affaire passée sous silence en 2012 concernant Maureen Kearney, "la" syndicaliste d'Areva.
Adapté du livre de la journaliste Caroline Michel-Aguirre, le film retrace scrupuleusement et sans le moindre pathos les éléments d'un dossier sensible concernant le nucléaire français. Une machine à broyer s'est mise en marche contre une femme livrée aux violences d'inconnus puis des institutions françaises. La démonstration est implacable et donne l'occasion à Isabelle Huppert de livrer une interprétation exceptionnelle.
Un film d'utilité publique !
Bart Sampson

412 abonnés 847 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 mars 2023
"La Syndicaliste" réalisé par Jean-Paul Salomé est un thriller syndical réussi.

Un matin, Maureen Kearney syndicaliste CFDT chez Areva est violemment agressée chez Elle. Elle travaillait sur un dossier sensible dans le secteur nucléaire français et subissait de violentes pressions politiques. Les enquêteurs ne retrouvent aucune trace des agresseurs… est-elle victime ou coupable de dénonciation mensongère ?

On retrouve tous les protagonistes de cette époque avec un soucis dans la reconstitution des faits qui doit probablement à l'implication de Me Kearney à restituer au mieux son récit ( publié aussi en livre d'entretien )

Isabelle Huppert est à son meilleur, elle insuffle ce qu'il faut de trouble et de mystère pour nous faire douter de la véracité de son récit avant le twist final.

Un film qui encore une fois parle d'une période assez proche comme le font bien les américains et que le cinéma français commence à mettre en pratique.
remyll
remyll

249 abonnés 558 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 mars 2023
Isabelle Huppert est excellente en syndicaliste très coquette, teigneuse mais mal conseillée et piètrement entourée.
L’idéalisation très gentillette d’Anne Lauvergeon paraît excessive. Le film est intéressant mais présente tous les protagonistes masculins soit comme de sombres brutes égocentriques et sans vision ou alors comme de bons benêts. Autre gros bémol : le film ne fait qu’effleurer le sujet pourtant énorme concernant l’abandon quasi complet de la filière nucléaire française. Effectué sous la présidence d’un François Hollande complètement dominé par ses alliés écologistes, la filière nucléaire française était pourtant à l’époque un leader mondial avec celle des américains. On paye cher aujourd’hui cet abandon lamentable.
Alors oui les enjeux humains et financiers étaient colossaux, mais il est dommage qu’on ne creuse pas davantage le « pourquoi » de ce sujet passionnant.
Christoblog

917 abonnés 1 788 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 2 mars 2023
La syndicaliste s'essaye à plusieurs styles, mais ne parvient à être convaincant dans aucun d'entre eux.

Le film esquisse par exemple une explication de l’imbroglio ayant impliqué Areva et EDF, mais la façon dont le scénario survole les enjeux de ces grandes manœuvres n’aide en rien la compréhension des évènements. Il n'est donc pas un bon film politique.

La syndicaliste dresse également le portrait d’une militante de la CFDT dans l’exercice de son métier, mais c’est peu dire qu’Isabelle Huppert approche ici le degré 0 de la crédibilité : on a l’impression que le métier de syndicaliste consiste à répondre au téléphone, faire des effets de manches et se dorer la pillule au bord du lac d’Annecy dans une maison dont la valeur doit approcher les deux millions d’euros au bas mot.

Alors peut-être le film est il un thriller métaphysique qui montre à quel point la vérité est difficile à saisir ? Cela aurait pu être le cas, à condition de ménager un suspens plus équilibré jusqu’à la fin du film, par exemple en prêtant à l'enquêteur un comportement un peu moins antipathique (Pierre Deladonchamps est plus caricatural que jamais en méchant flic).

Tentons une dernière hypothèse : La syndicaliste serait avant tout un beau portrait de femme. Cela aurait été à mon avis le meilleur film à faire, mais il aurait fallu une interprète plus subtile qu’Isabelle Huppert, qui ne sait plus jouer qu'elle même en train de jouer l'inflexibilité résolue.

Au final, voici le film que j'ai vu : l’illustration maladroite d’un fait divers passionnant, assez mal réalisée et souffrant d'un problème de rythme, recouverte d’un vernis politico-féministe inoffensif.
Arthur Brondy
Arthur Brondy

296 abonnés 1 365 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 mars 2023
La syndicaliste est un film fort. Jean-Paul Salomé raconte l’histoire de Maureen, représentante de la CFDT chez Areva. Dévouée aux salariés, elle apprend un jour un plan catastrophique pour l’entreprise et va chercher les failles pour dénoncer ce dernier. Elle va alors se confronter à des résistances fortes. C’est un thriller bouleversant, captivant. Le film raconte une enquête calamiteuse, un scandale d’état. Isabelle Huppert est absolument magistrale.
nicolarzen
nicolarzen

2 abonnés 17 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 28 février 2023
Ultra réaliste puis l'histoire est vraie! Les acteurs sont tous plus excellents les uns que les autres. Très bon film, à voir!
jean l.
jean l.

174 abonnés 248 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 mars 2023
Un grand film , un thriller incroyable basé sur un scandale d’état , une histoire vraie magnifiquement mise en scène et interprétée !!
À voir absolument!
Yves G.

1 813 abonnés 3 945 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 5 mars 2023
Maureen Kearney, militante CFDT, secrétaire du comité de groupe européen d’Areva, en conflit ouvert avec Luc Oursel, le nouveau PDG du groupe, affirme avoir été agressée à son domicile le 19 décembre 2012, cagoulée, ligotée et violée. L’enquête menée par la gendarmerie ne retrouve pas la trace de son agresseur et se retourne bientôt contre elle, l’accusant d’avoir dénoncé un crime imaginaire. Elle est condamnée de ce chef en première instance en 2017 mais blanchie de ces accusations en appel en 2018.
Ces faits ont été relatés dans un livre écrit en 2019 par une journaliste d’investigation, Caroline Michel-Aguirre. C’est ce livre, "La Syndicaliste", que Jean-Paul Salomé, qui avait déjà dirigé Huppert dans "La Daronne", a porté à l’écran.

Levons d’abord quelques malentendus autour de ce film, son titre et son affiche. Découvrir que la grande Isabelle Huppert tournerait dans un film intitulé "La Syndicaliste" et en découvrir l’affiche où on la voit en tête d’un défilé au milieu de ses camarades de lutte, m’avait arraché – ainsi qu’à quelques autres – des sarcasmes narquois. J’imaginais assez mal en effet que l’immense interprète de Phèdre, de Mary Stuart ou de Orlando enfile un bleu de travail ou tienne un piquet de grève sur un rond-point. Je me trompais bien sûr. Car une grande artiste peut tout jouer et Isabelle Huppert a déjà joué bien des rôles de prolétaires : dans "La Cérémonie" par exemple où elle interprétait une employée de maison qui, avec Sandrine Bonnaire, fomentait l’assassinat de ses patrons façon "Les Bonnes".

Mais je me trompais surtout sur le sujet de ce film dont le titre est trompeur. Il n’y est guère question de lutte syndicale mais plutôt de manoeuvres au sommet de l’Etat et de lanceurs d’alerte. Loin du préjugé que j’avais conçu, Huppert n’y joue pas une syndicaliste en grève, mais plutôt une femme de pouvoir, occupant un bureau à l’étage noble du siège d’Areva, siégeant à son conseil d’administration et vivant, en famille, grand train avec résidence principale à Versailles et luxueuse résidence secondaire les pieds dans l’eau du lac d’Annecy. Plus Nicole Notat que Philippe Martinez en somme.
Cette précision m’en autorise, en réplique, une autre : reprocher à Huppert d’interpréter encore et toujours le même rôle, celui d’une grande bourgeoise tirée à quatre épingles, juchée sur de vertigineux stilettos, le maquillage et le chignon impeccables, la bouche pincée, éternelle victime de la violence des hommes (Philippe Bouvard lui avait décoché : « Vous êtes la femme la plus violée du cinéma français »), mélange de faiblesse et de force.

Un dernier mot sur l’affiche du film, puisqu’elle a fait beaucoup jaser. Isabelle Huppert y fait une bonne trentaine d’années de moins que son âge. Miracle de Photoshop ou du lifting ? On souligne la ressemblance entre Huppert et le personnage qu’elle incarne. Soit. Mais à quoi bon faire ressembler une actrice à un personnage dont personne ne connaissait jusqu’alors les traits ? Et surtout, pourquoi avoir voulu rajeunir de trente ans une sexagénaire, en photoshoppant son image, pour incarner un personnage de … dix ans sa cadette ?

Mais revenons au film.
Et c’est bien là que le bât blesse.
"La Syndicaliste" veut révéler un « complot d’Etat » – Clémentine Autain, députée LFI a d’ailleurs appelé à la création d’une commission parlementaire d’enquête pour l’élucider. Mais n’est pas Claude Chabrol qui veut, qui, avec Isabelle Huppert déjà, avait réalisé un film, L’Ivresse du pouvoir, sur l’affaire Elf et l’instruction menée par Eva Joly avec autrement de talent.
Ici tout est manichéen. À commencer par le nouveau PDG d’Areva, Luc Oursel, interprété par Yvan Attal, ambitieux et sanguin. Sa veuve et ses enfants viennent d’ailleurs de signer dans le JDD une tribune accusant le film d’avoir sali la mémoire du défunt.

Paradoxalement, c’est l’interprétation de Huppert qui sauve le film de ce manichéisme. Car elle est – comme elle sait si bien l’être dans tous ses films – tellement désagréable, revêche et hystérique que, à rebours de l’intention du livre, qui faisait de Maureen Kearney la victime innocente d’un crime odieux, elle finit par semer le doute sur son éventuelle culpabilité dans les événements du 19 décembre 2012, dont pourtant en 2018, la justice l’a blanchie.
Bambou45
Bambou45

60 abonnés 92 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 2 mars 2023
Que ces deux heures m'ont semblées longues, mais longues.....
Je n'ai pas du tout accroché à ce film, issu d'une histoire vraie.
D'abord le choix d'Isabelle Huppert : elle passe son temps à se remettre du rouge à lèvres et à se promener l'air hagarde , une tasse à la main. Je n'ai pas compris ou quelque chose m'a échappé. Quant à dire qu'il s'agit d'un thriller....mouais, mouais, j'ai vu plus haletant.
Grégory Gatebois acteur "tendance" en ce moment, tel une Virginie Effira ou une Laure Calamy...
Bref très déçue de ce film trop lent et sophistiqué. Je n'ai jamais vu de syndicaliste avec le style d'Isabelle Huppert dans le film...
vidalger

373 abonnés 1 298 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 mars 2023
Sur un thème pas très folichon - l'histoire d'une lanceuse d'alerte dans l'industrie française - Jean-Paul Salomé réalise un devoir appliqué qui manque du panache que l'on aurait attendu d'un tel casting. La faute à un scénario déroulé sur un rythme plan-plan que n'aurait pas désavoué l'inspecteur Derrick et à un montage sans imagination.
Il reste une plongée salutaire dans les eaux noires de la politique industrielle française contemporaine, ses magouilles et ses complices politiques responsables mais jamais coupables des conséquences de leur incompétence ou de leurs lâchetés.
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