Un après-midi de chien
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chrischambers86

16 131 abonnés 13 053 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 juin 2013
Une atmosphère moite et lourde parfaitement reconstituèe! Une mise en scène ènergique qui souligne la tension du braquage et de ces nègociations! Un exercice de style magnifiquement agencè avec des rebondissements d'anthologies! Mais surtout un acteur extraordinaire: Al Pacino portant le mètrage dans une sorte de one-man-show frènètique! Oscar du meilleur scènario original et interpreté ègalement par deux seconds rôles inoubliables (John Cazale et Charles Durning), "Dog Day Afternoon" est un cas unique dans les anales du cinèma mondial! Tirè d'un fait divers rèel qui s'est déroulè à Brooklyn le 22 août 1972 dans un New York caniculaire, ce pur chef d'oeuvre, sur un ton de reportage, nous donne à vivre la simulation en direct! L'Amèrique grotesque et incroyable comme si on y ètait ou la tèlè, qui couvre ce hold-up d'anthologie, prèsente les braqueurs comme des rebelles. "Dog Day Afternoon" oscille entre instants d'absurditè totale et scènes de vraie tragèdie, nous donnant un film rèfèrence d'un cinéma social et engagè dont le "Attica Attica" que hurle un Pacino survoltè à une foule rassemblèe est encore aujourd'hui dans toutes les mèmoires...
gregoire s.
gregoire s.

43 abonnés 2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 septembre 2022
Dans Un après-midi de chien, on suit le braquage de banque orchestré par Sonny Wortzik et Sal.
L'histoire même repose sur une série d'échecs et de conséquences d'actes non-réfléchis. Abandonné au début par un troisième compère, coffres de la banque presque vides, encerclés par la police... en bref, rien ne se passe comme prévu parce que rien n'avait été prévu.
Et c'est finalement ça tout le fond du propos. Nos deux hommes s'engagent à corps perdus dans une tâche qui dépasse largement leurs compétences, et enchaîne les mauvaises décisions.
Au-delà d'une histoire minutieusement écrite, ce qui est intéressant ici est le développement des personnages. Poussés par la misère économique et sociale dont ils sont victimes, nos deux hommes s'engagent dans une voie qui n'est pas la leur et se retrouve dépassés par les événements.
La vie pousse parfois à commettre des actes improbables, voir criminels, où faire machine arrière est impossible, et c'est ce cheminement qui est exposé ici.
Comme souvent avec Sydney Lumet (Serpico, 7h58 ce samedi-là), l'homme ordinaire se place dans une situation extraordinaire. Les décisions prises sont parfois stupides, mais toujours rationnelles et justifiables. Ce film s'inscrit dans cette logique de vouloir placer le protagoniste dans une situation qui le pousse, parfois avec succès, à casser ses codes moraux pour une raison ou pour une autre.
On ressent dans ce long-métrage toute la détresse des personnages, et la réflexion faites autour de leurs choix.
En combinant cela à une réalisation soignée, un Al Pacino toujours exceptionnel accompagné de l'excellent John Cazale, le film ne peut être qu'un chef d'œuvre : 5/5.
Alain D.

727 abonnés 3 430 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 novembre 2014
Brooklyn, 1972. Sydney LUMET nous offre comme générique de début de très belles images de NY. Heureusement car le reste du film va se dérouler à une adresse unique : celle de la "First Brooklyn Savings Bank" que visent Sony , Sal et Silly. Il y en a pour cinq minutes, mais des complications vont les pousser à y passer l'après midi.
Après la déclaration de prise d'otages : 200 Policiers, la presse, la télévision, la foule; il y du monde dans la rue. Sony est un braqueur néophyte et sympathique, s'attirant même les faveurs du personnel de la banque. Sal est lui, plus inquiétant, car silencieux mais déterminé. En s'attirant également les faveurs de la foule, Sony, le braqueur catholique et pas criminel, ridiculise l'inspecteur Moretti (Charles Durning) qui mène les négociations. Plus le temps passe et plus l''ambiance se tend; les pourparlers piétinent et la guerre d'usure s'installe.
Al Pacino est débordant de vérité et de fragilité dans le rôle Sony. John Cazale , au facies si particulier, est impressionnant dans l'interprétation de Sal. A noter également l'excellente prestation de Chris Sarandon dans le rôle de Leon, mari homosexuel de Sony.
Les dialogues sont sobres, efficaces. L'histoire pourtant simple et rabâchée, donne lieu à un scénario très dense ; détaillant méticuleusement le comportements des personnages, les rendant plus présents et plus fascinants.
Une magistrale réalisation, un chef-d'œuvre de Sydney LUMET
Caine78

7 737 abonnés 7 399 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 février 2007
L'un des sommets de Sidney Lumet. Epoustouflant, magistral, les adjectifs ne manquent pas pour décrire cette oeuvre impressionnante, débordante d'humanité et d'intelligence. Al Pacino trouve là l'un de ses plus grands roles. Il est en effet impressionnant dans le role d'un personnage presque hors du commun, dont on est obligé de respecter les motivations. De plus, les relations entre les différents personnages sont intelligemment tissés et c'est réellement épaté que l'on sort de ce film étourdissant au possible. A voir absolument.
dougray
dougray

272 abonnés 1 904 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 31 mai 2013
Considéré comme l’un des chefs-d’œuvre de son réalisateur, Sidney Lumet (déjà responsable du génial "12 hommes en colère"), "Une après-midi de chien" m’a toujours laissé dubitatif quant à son statut, surtout au vu de son pitch minimaliste. Comment faire du braquage d’un banque un sommet du cinéma des 70’s ? Mais, au final, force est d’admettre que le film n’a pas usurpé sa flatteuse réputation. Car, "Une après-midi de chien" ne se contente pas de suivre le sort des braqueurs et de leurs otages, comme n’importe quel téléfilm lambda. Il dresse un portrait sans concessions du New-York des années 70 qui découvrent le chômage, la violence mais également une homosexualité qui commence à s’afficher. Le décor de cette prise d’otage est donc un des éléments clé de la réussite du film puisque lui offre une crédibilité inespérée et prend le pouls d’une société en pleine mutation. A ce titre, chacune des sorties dans la rue du héros, Sonny est un moment extraordinaire. Mais, plus qu’un conteur de talent, Lumet est, avant tout, un formidable metteur en scène qui magnifie ce huis-clos en limitant au maximum la musique et en accordant une place de choix aux échanges entre personnages (les dialogues sont excellents et très naturels). Mais surtout, Lumet ne craint pas de prendre le spectateur à rebrousse-poil. Et c’est peu dire que l’intrigue est une succession ininterrompue de contre-pied, que ce soit dès le début du film où les braqueurs se révèlent être des amateurs peu organisés (et lâchés par un de leur complice), lors de la révélation des véritables motivations de Sonny (qui veut payer l’opération de changement de sexe de son petit ami) ou, encore, à travers les relations entre les braqueurs et leurs otages, le tout teinté d’un humour inattendu qui réussit l’exploit de ne pas désamorcer la tension palpable tout au long du film jusqu’à son implacable final. L’autre point fort de Lumet, c’est sa capacité à rendre ses personnages atypiques et attachants. Ainsi, il présente le héros Sonny (époustouflant Al Pacino, sur la corde du début à la fin et qui tient incontestablement un de ses meilleurs rôles) comme un braqueur civilisé et attentif au sort de ses otages… mais tente pas, pour autant, de nier sa folie (il harcèle et violente son amant). On est loin du héros américain typique et le spectateur passe le film à découvrir une nouvelle facette de sa personnalité, pour le moins complexe, en apportant des explications à son état (ses conversations avec son amant et, surtout, avec son insupportable femme, sont fantastiques). Il parvient même à éviter le piège du ridicule ou de la caricature homophobe lorsqu’il évoque son homosexualité qu’il traite comme une histoire d’amour normale... ce qui était pour le moins avant-gardiste dans l’Amérique des 70’s. Les seconds rôles sont, également, extraordinaires avec le mutique John Cazale en complice limité, Charles Durning en flic de bonne volonté mais complètement dépassé, James Broderick et Lance Henriksen en flippants agents du FBI ou encore Chris Sarandon en transsexuel terrorisé. "Un après-midi de chien" est donc un très grand film réalisé par un grand réalisateur et porté par un monstre sacré au sommet de son art. Un classique immanquable quoi…
Housecoat
Housecoat

138 abonnés 393 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 2 avril 2019
Le summum du cinéma policier et social. Il est évidemment impossible d'évoquer tout ce qui arrive à passer dans Un après-midi de chien tant Sidney Lumet traite à partir d'un simple braquage raté toute les spécificités de la société Américaine, en pleine ère de la contre-culture où les différentes classes et mœurs ne demandent qu'à exploser au grand jour. Il ne suffisait que d'un grand coup médiatique pour que ça arrive, ce petit événement déchaînant tellement de passions pour ses enjeux et les raisons qui l'ont amené qu'elle concernait n'importe qui. L'une des principales forces du film qui permet de véhiculer confortablement les messages sociaux tout en jonglant entre les différentes étapes de la prise d'otages repose sur la caractérisation des personnages incarnés par Al Pacino et John Cazale (on peut aussi compter le troisième larron qui abandonne au début, préfigurant déjà l'impact de la nature sur une situation aussi tendue), de véritables débutants incapables de commettre le pire et sympathisants malgré eux avec les concernés et la foule qui les loue au rang de héros du moment. Lumet garde pourtant en tête la nuance indéterminable sur l'effet de masse, les réactions pouvant êtres imprévisibles. Les moments de collaboration et même d'amitié entre les protagonistes maintiennent la dangerosité de la situation mais se développent en véritable compassion, tant pour les otages que pour le spectateur malgré la tension qui pèse de plus en plus sur leurs épaules. Le film dont le Nouvel Hollywood avait besoin, le témoignage le plus réaliste et le plus tonitruant de son époque, parlant de tout et questionnant tout le monde en un temps record.
shmifmuf
shmifmuf

208 abonnés 1 761 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 31 mars 2012
Lumet fait de cette histoire de Hold-Up réalisé par 2 ratés, un classique du cinéma.
Al Pacino est un acteur immense, en voilà une autre preuve avec ce film.
cylon86

2 827 abonnés 4 430 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 16 juin 2011
C'est sans aucun doute un des meilleurs films de Sidney Lumet, cinéaste prolifique auteur de chef-d'œuvres du septième art que cette "après-midi de chien" qui repose sur un scénario absolument brillant dynamiquement mis en scène avec une maîtrise parfaite. Al Pacino est bluffant dans un de ses meilleurs rôles, incarnant en toute subtilité ce gangster minable. Bourré de tension de bout en bout, un chef-d'œuvre.
Benjamin A

798 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 mars 2014
Sidney Lumet retrouve Al Pacino pour nous raconter l'histoire vrai d'un braquage de banque tournant à la prise d'otage avec "Un Après-midi de Chien". On suit donc deux apprentis braqueurs (Sonny et Sal) peu à peu enfermé dans des circonstances et situations inextricables et avant que la police encercle la banque ils ont décidé de prendre les employés en otage. Durant les négociations entre Sonny et les policiers, le braqueur devient un héros de la contre-culture dans une Amérique en pleine période d'agitation social. Le scénario et les dialogues sont bien écrit, mais la vrai réussite vient de celle des personnages auxquels on a aucun mal à s'attacher et notamment les deux braqueurs (et notamment celui qui est mis en lumière, Sonny un homosexuel à la fois pathétique et héroïque). Lumet ne tombe pas dans la niaiserie ou la caricature malgré un sujet assez fort qu'est le changement de sexe ( le film date de 1975 et encore aujourd'hui ce serait un sujet difficile à exploiter). Le film bénéficie d'un bon rythme et d'une excellente mise en scène et Lumet rajoute quelques touches de tragi-comédie d'humours et d'émotions. Si on peut regretter que le personnage pourtant très intéréssant de Sal ne soit pas un peu plus mis en avant, il est très bien interprété par John Cazale et son complice du "Parrain", Al Pacino livre une excellente performance. Un film brillant, à classer dans les meilleurs de la riche filmographie de son réalisateur.
Akamaru

3 490 abonnés 4 339 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 juillet 2010
L'éternel Sidney Lumet signe un film de braquages ambivalent au possible ou l'ambiance oscille avec brio de la comédie au drame.Cet après-midi de chien sert avant tout de cadre à un impressionnant solo d'Al Pacino qui trouve là un de ses tout meilleurs roles.On se surprend à se prendre d'affection pour ce paumé qui commet un acte désespéré par amour.On retrouve des thèmes qui étaient innovants pour l'époque:homosexualité,influence de la télévision.Le tout donne une critique acerbe de la société américaine ou policiers et medias en prennent pour leur grade.Notons tout de meme que le film a tout de meme un peu vieilli mais la jeune génération se doit de le découvrir,car il est à l'origine de nombreux polars actuels.
Plume231

4 390 abonnés 4 639 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 novembre 2009
Une réussite totale que ce film qui est un des meilleurs de Sidney Lumet. Le réalisateur évite avec brio l'écueil dangereux pour un film de hold-up des personnages stéréotypés pour nous livrer un film réaliste avec des personnages vrais. Al Pacino dans le rôle principal crève l'écran, il est tout simplement incroyable, il ne joue pas son personnage, il est le personnage. De plus, c'était courageux à lui de jouer le premier personnage ouvertement homosexuel de l'Histoire du cinéma américain. Et au lieu d'être net et sec comme il aurait l'être, le film recèle de quelques touches de tragi-comédie totalement bienvenue comme celle de la naïveté du complice du personnage de Pacino pour qui le Wyoming est un pays. Un grand film.
Estonius

4 715 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 27 janvier 2016
Voilà un film de casse traité de façon vraiment original avec un Al Pacino survitaminé, c'est passionnant, c'est intriguant, c'est spécial, c'est très bien fait. Il est simplement dommage que le film soit plombé par un interminable échange téléphonique dans le dernière demi-heure sinon on tenait là un chef d'œuvre.
yohanaltec
yohanaltec

107 abonnés 767 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 21 novembre 2016
Sidney Lumet réalise l'un de ses meilleurs films avec cette histoire complètement invraisemblable. Le film est en effet unique en son genre, car il fait d'un simple film de braquage un spectacle grandiloquant. La mise en scène énergique et la performance d'Al Pacino font de Un Après Midi de chien un classique du cinéma hollywoodien.
mr. edward
mr. edward

188 abonnés 495 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 5 avril 2014
Monumental !
elisa2102
elisa2102

165 abonnés 1 484 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 avril 2012
Je croyais être fan de Al Pacino avant de visionner ce film. Maintenant j'en suis certaine. Je n'ai pas encore vu tous ses films mais en comptant ceux que j'ai vu, je pense qu'il livre là sa meilleure interprétation, car c'est celle qui est la plus authentique et touchante. A la base, le scénario, tiré d'une histoire vraie, est intéressant vu qu'il s'agit là d'un braquage de banque. Ce drame psychologique de Sydney Lumet analyse avec acuité les comportements : voyeurisme de la foule, faiblesses bien humaines des otages, nervosité ou sang-froid des policiers, et surtout le désarroi et la fragilité mentale d'un paumé, Sonny, bousculé par le Viêt-Nam et par son homosexualité, qui ne résiste pas au vertige de se trouver soudain sous les projecteurs. Il y a de ces films qu'on a juste envie de revoir une fois arrivé à la fin.. "Un après-midi de chien" est un chef d'oeuvre à découvrir de toute urgence !
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