Critiques spectateurs
Critiques presse
Critique de la série
4,0
Publiée le 6 juin 2020
Il est peu dire qu'on en a beaucoup parlé, certains allant jusqu'à parler de chef-d'œuvre, voire en faisant l'une des plus grandes séries jamais réalisées. Je vais être clair d'emblée : je n'en fais pas partie, comme en témoigne ma note, au demeurant très correcte. « Chernobyl » est assurément une œuvre de qualité, de celles dont on ne sort clairement pas indifférent. Première œuvre importante à aborder le sujet aussi frontalement, il apparaît d'emblée évident que Craig Mazin (précédemment scénariste de deux « Scary Movie » et des deux derniers « Very Bad Trip », avouez qu'il y avait de quoi être aussi surpris qu'inquiet) s'est énormément renseigné pour apparaître régulièrement au plus proche de la réalité (à de rares exceptions près, forts compréhensibles dans sa logique artistique), Johan Renck optant, certes, pour un grand classicisme formel, mais totalement justifiable au vu du propos. La reconstitution fait ainsi un sacré effet, nous plongeant de façon pour le moins immersive dans ce qui reste l'une des pires catastrophes jamais causée par l'homme. À ce titre, certaines scènes sont monumentales par leur tension, leur maîtrise, évocation sans fard du drame humain découlant des événements (j'imagine que tout le monde sait desquels je parle, inutile, donc, de les citer). Enfin, pour moi qui ignorais presque tout sur le sujet, me voilà grandement éclairé sur la question, le traitement rigoureux, implacable durant près de cinq heures apportant une très grande crédibilité à l'entreprise. Maintenant (cela n'engage évidemment que moi), et même si, comme j'ai pu l'écrire précédemment, il était difficile de faire autrement, « Chernobyl » reste un peu trop classique, trop linéaire (à quelques exceptions près) pour réellement susciter l'enthousiasme, le registre n'étant pas forcément ce que j'affectionne le plus, certains aspects spoiler: (je pense, notamment, à la longue scène de procès et ses explications scientifiques)
étant, certes, indispensables à l'intrigue, mais difficile à comprendre pour le commun des mortels. Reste une série événement n'ayant pas usurpé son titre, qui, ne serait-ce que pour son sujet, sa reconstitution et plusieurs moments particulièrement impressionnants, demeure hautement fréquentable et recommandable.
Critique de la saison 1
4,0
Publiée le 13 juin 2019
"Chernobyl" est une mini-série qui revient sur le pire accident nucléaire de l'Histoire. Elle débute par l'explosion du réacteur, puis nous fait vivre les heures, jours, semaines et mois qui suivent cet événement, vus de tous ceux qui ont été impliqués dedans. Si cette production HBO dispose de nombreuses qualités, c'est l'écriture qu'il faut particulièrement souligner. Tout d'abord, Craig Mazin a effectué un remarquable travail de recherche, présentant de nombreux faits avérés, des éléments techniques et scientifiques détaillés qui tiennent la route (là où les productions qui abordent les sujets industriels font souvent preuve de simplismes, d'exagérations, et d'erreurs), et une forme de pédagogie qui permet de ne pas perdre le spectateur. Ensuite, le scénariste a eu l'intelligence de présenter Tchernobyl non pas comme un accident industriel, mais comme la faillite d'un système soviétique rongé par les mensonges : abus de pouvoir, bureaucratie, déni de danger et de responsabilité, propagande, arrogance, propension à trouver des coupables plus vite que des solutions, etc. Pour autant, la série n'est pas une charge bête et méchante contre l'URSS, elle rend également hommage aux hommes d'influence qui ont tout mis en œuvre pour régler le problème, et aux liquidateurs et divers travailleurs qui ont risqué ou donné leur vie pour en sauver d'autres. Le tout ficelé dans une intrigue qui prend aux tripes, offrant des moments intenses de suspense, et ne divulguant qu'au dernier moment des éléments explicatifs sur les origines de l'accident. Sur la forme, les acteurs sont imprégnés de leur rôle et incarnent des personnages nuancés : Jared Harris en scientifique piégé entre volonté de transparence et nécessité de mentir plus ou moins occasionnellement, et Stellan Skarsgård en politicien moins obtus et plus pragmatique qu'il n'y parait. La réalisation est en outre assez efficace, proposant des passages poignants (les maquillages montrant les effets d'une irradiation sévère sont d'ailleurs réussis). "Chernobyl" est donc une étonnante réussite, qui aborde avec intelligence, pédagogie, et rigueur une catastrophe qui aura marqué l'Europe.
Critique de la série
4,5
Publiée le 27 novembre 2019
Parfaitement écrite, mise en scène et interprétée, voilà une mini-série qui fait froid dans le dos. Une direction artistique magnifique. Un réalisme saisissant. Par contre, joué par des acteurs anglo-saxons en anglais, toujours un peu gênant aux entournures...Scotché d'un bout à l'autre, on en sort pas indifférent. Une des meilleures séries de l'année.
Critique de la série
4,5
Publiée le 7 juin 2019
Une superbe mini série, captivante, historique, instructive et furieusement addictive. J'adore ce format de mini série où l'on sait où l'on commence et où cela se fini. Le dernier épisode est absolument incroyable avec ce procès qui quelque part nous rassure aussi sur le fait que l'erreur était humaine plus que réellement technique, même si l'origine reste technique et de source économique. Je ne peux en dire plus pour laisser les spectateurs découvrir. Mais on est ici face à un fait réel superbement mis en image et qui nous a tous marqué au fer rouge. Passionnant.
Critique de la série
4,0
Publiée le 17 juin 2019
Une belle claque, comme pour beaucoup ! Récit d'une catastrophe très fouillé mais absolument pas ennuyeux. Une mise en scène subtile pour "comprendre", des interprétations très bonnes et le politique mis à nu. Beaucoup d'émotions, d'abnégations, de froideurs, d’omerta et de dénis donnent l'épaisseur nécessaire sur les faits et les conséquences.
S'attachant uniquement sur la période "courte" de la catastrophe et 2 ans plus tard, également sur la perception exclusivement soviétique, le scénariste nous immerge totalement. Une réussite ! 4/5 !!!
(Comme pour "Dans leur regard" / "When they see us", le format mini-série est efficace, ni trop court ni trop long).
Critique de la série
4,0
Publiée le 12 mai 2019
Une excellente série sur la catastrophe de Tchernobyl en 1986, la centrale nucléaire de l'URSS trois ans avant la chute de l'Union soviétique.
Critique de la série
4,0
Publiée le 30 septembre 2019
J’avoue que j’y suis allé à reculons vers cette série. Pas de chance pour « HBO » : j’ai un pote qui a fait un séjour y’a pas longtemps du côté de Pripiat et du coup, Tchernobyl, j’en ai bouffé en long, en large et en travers. Je me suis même un peu documenté dans la foulée, c’est donc dire si, pour moi, cet appel à l’exotisme et à la curiosité que pouvait susciter cette série sur certain n’avait vraiment aucun effet sur moi. Mais bon, suite aux nombreux retours élogieux, je m’y suis quand même risqué, et je dois bien reconnaître que cette série à vraiment bien fonctionné sur moi. Pourtant elle en a des défauts cette « Chernobyl » et pas des moindres. La plus importante tient pour moi dans le ton général donné à cette intrigue. Outre le fait que tous les acteurs soient Américains et parlent anglais, leurs attitudes, leurs réactions, leurs dialogues sont ceux d’Américains. Pas ceux d’Ukrainiens vivant en 1986 dans l’URSS de Gorbatchev. Deux symptômes assez forts de cette tendance : d’abord l’interprétation de Con O’Neil très « famille Ewing à la tête de son empire du pétrole », ou bien encore cette scène de procès final que j’ai vraiment eu du mal à trouver crédible. Du coup j’ai davantage eu l’impression de regarder une série qui parlait de l’incident de Three Miles Island (toute proportion confondue) plutôt que de celui de Chernobyl. Enfin, l’autre gros souci tient pour moi à la création pure et simple du personnage d’Ulana Khomyuk. Le générique de fin nous dit qu’elle a été créée pour rendre hommage à tous ces scientifiques qui, dans l’ombre, ont aidé Valery Legassov. Sauf que… Eh bah c’est quand même une sacrée entorse à la réalité des événements qui est faite là ! Et ça pour moi ça pose un sérieux problème dans l’esprit de reconstitution et de pédagogie minutieuse dans lequel se lance cette série. Et d’autre part ça m’amène à questionner les vraies raisons de cet ajout. S’agitait-il vraiment de rendre hommage à des anonymes ou bien au contraire de féminiser un casting trop masculin pour une série post #metoo ? Pour le coup, ça jette un doute sur l’intégrité des scénaristes quant à leur volonté de retranscrire fidèlement les époques et les évènements. Et c’est dommage car ce sont là des imperfections évitables qui viennent nuire quelque-peu à la qualité de cette série qui – au-delà de ça – n’en demeure pas moins remarquable. J’avoue que, pour ma part, je tire particulièrement mon chapeau aux scénaristes. L’écriture est impeccable. Tous les choix tapent juste. D’abord le format : mini-série de cinq épisodes. Pas trop long. Parfait. Mais aussi la manière d’enchaîner les événements et les révélations. Je trouve notamment particulièrement judicieux de commencer avec l’explosion et de la vivre à hauteur d’humains – j’entends par là de civils. Certes on fait bien un tour à l’intérieur de la salle des commandes, mais on n’en sait pas trop. On voit juste le déni. On comprend que quelque-chose ne s’est pas passé comme prévu. Tout ça, les explications, on les garde pour la fin, et je trouve ça juste brillant. Et cela pour deux raisons. La première c’est parce que le fait de ne pas savoir nous met dans la situation d’urgence et d’ignorance des gens de l’époque. Le mystère n’en rend la menace que plus effrayante. La seconde, c’est parce que cela permet de doubler le cheminement de la série catastrophe d’une dimension propre au polar : mais au fond que s’est-il vraiment passé ? Qui est coupable de quoi ? Le dernier épisode parvient ainsi, comme un bon polar, à non seulement donner toutes les réponses mais aussi à nous faire revivre la tragédie du premier épisode, mais ce coup-ci au travers d’un œil plus avisé. Habile. Efficace. La boucle est bouclée. Tout est dit. J’adore. Mais si cette écriture fonctionne aussi bien c’est parce que d’autres choix judicieux ont su faire mouche. La mise en scène d’abord. Sobre. Pas de musique. Juste la force évocatrice des images. D’ailleurs, à ce sujet-là, chapeau. La variété des points de vue, au sol, hélicoptère, et même quelques paysages tournés au drone permettent de prendre conscience de l’impact spatial de la catastrophe. Pour le coup cette série parvient parfaitement à nous faire ressentir la puissance apocalyptique de cet événement. On y retrouve toutes les composantes d’un film où une super-puissance mobilise toutes ses ressources sans compter contre un ennemi face auquel on ne peut pas se permettre de perdre. Sur cet aspect là, pour moi, c’est une totale réussite. Et enfin, dernier point fort, c’est pour moi le casting. Même si je reste sur mon aigreur d’un jeu très américain, je trouve que certains personnages fonctionnent remarquablement bien. Ma palme va notamment à Paul Ritter qui incarne un merveilleux Dyatlov, et puis un petit prix spécial pour Stellen Skarsgard qui, au final, se révèle convaincant. Vous l’aurez donc compris, l’un dans l’autre, je suis conquis par cette courte et belle expérience que constitue ce « Chernobyl ». Et si je me montre aussi scrupuleux à son égard c’est aussi parce que sa proposition d’ensemble était tellement remarquable que j’en regrette d’autant plus qu’elle échappe à la perfection. En tout cas chapeau bas à HBO. Pour ceux qui se demandaient ce qu’ils allaient faire après « Game of Thrones », il me semble qu’on tient là un modèle encourageant pour la suite.
Critique de la saison 1
4,0
Publiée le 30 septembre 2019
J’avoue que j’y suis allé à reculons vers cette série. Pas de chance pour « HBO » : j’ai un pote qui a fait un séjour y’a pas longtemps du côté de Pripiat et du coup, Tchernobyl, j’en ai bouffé en long, en large et en travers. Je me suis même un peu documenté dans la foulée, c’est donc dire si, pour moi, cet appel à l’exotisme et à la curiosité que pouvait susciter cette série sur certain n’avait vraiment aucun effet sur moi. Mais bon, suite aux nombreux retours élogieux, je m’y suis quand même risqué, et je dois bien reconnaître que cette série à vraiment bien fonctionné sur moi. Pourtant elle en a des défauts cette « Chernobyl » et pas des moindres. La plus importante tient pour moi dans le ton général donné à cette intrigue. Outre le fait que tous les acteurs soient Américains et parlent anglais, leurs attitudes, leurs réactions, leurs dialogues sont ceux d’Américains. Pas ceux d’Ukrainiens vivant en 1986 dans l’URSS de Gorbatchev. Deux symptômes assez forts de cette tendance : d’abord l’interprétation de Con O’Neil très « famille Ewing à la tête de son empire du pétrole », ou bien encore cette scène de procès final que j’ai vraiment eu du mal à trouver crédible. Du coup j’ai davantage eu l’impression de regarder une série qui parlait de l’incident de Three Miles Island (toute proportion confondue) plutôt que de celui de Chernobyl. Enfin, l’autre gros souci tient pour moi à la création pure et simple du personnage d’Ulana Khomyuk. Le générique de fin nous dit qu’elle a été créée pour rendre hommage à tous ces scientifiques qui, dans l’ombre, ont aidé Valery Legassov. Sauf que… Eh bah c’est quand même une sacrée entorse à la réalité des événements qui est faite là ! Et ça pour moi ça pose un sérieux problème dans l’esprit de reconstitution et de pédagogie minutieuse dans lequel se lance cette série. Et d’autre part ça m’amène à questionner les vraies raisons de cet ajout. S’agitait-il vraiment de rendre hommage à des anonymes ou bien au contraire de féminiser un casting trop masculin pour une série post #metoo ? Pour le coup, ça jette un doute sur l’intégrité des scénaristes quant à leur volonté de retranscrire fidèlement les époques et les évènements. Et c’est dommage car ce sont là des imperfections évitables qui viennent nuire quelque-peu à la qualité de cette série qui – au-delà de ça – n’en demeure pas moins remarquable. J’avoue que, pour ma part, je tire particulièrement mon chapeau aux scénaristes. L’écriture est impeccable. Tous les choix tapent juste. D’abord le format : mini-série de cinq épisodes. Pas trop long. Parfait. Mais aussi la manière d’enchaîner les événements et les révélations. Je trouve notamment particulièrement judicieux de commencer avec l’explosion et de la vivre à hauteur d’humains – j’entends par là de civils. Certes on fait bien un tour à l’intérieur de la salle des commandes, mais on n’en sait pas trop. On voit juste le déni. On comprend que quelque-chose ne s’est pas passé comme prévu. Tout ça, les explications, on les garde pour la fin, et je trouve ça juste brillant. Et cela pour deux raisons. La première c’est parce que le fait de ne pas savoir nous met dans la situation d’urgence et d’ignorance des gens de l’époque. Le mystère n’en rend la menace que plus effrayante. La seconde, c’est parce que cela permet de doubler le cheminement de la série catastrophe d’une dimension propre au polar : mais au fond que s’est-il vraiment passé ? Qui est coupable de quoi ? Le dernier épisode parvient ainsi, comme un bon polar, à non seulement donner toutes les réponses mais aussi à nous faire revivre la tragédie du premier épisode, mais ce coup-ci au travers d’un œil plus avisé. Habile. Efficace. La boucle est bouclée. Tout est dit. J’adore. Mais si cette écriture fonctionne aussi bien c’est parce que d’autres choix judicieux ont su faire mouche. La mise en scène d’abord. Sobre. Pas de musique. Juste la force évocatrice des images. D’ailleurs, à ce sujet-là, chapeau. La variété des points de vue, au sol, hélicoptère, et même quelques paysages tournés au drone permettent de prendre conscience de l’impact spatial de la catastrophe. Pour le coup cette série parvient parfaitement à nous faire ressentir la puissance apocalyptique de cet événement. On y retrouve toutes les composantes d’un film où une super-puissance mobilise toutes ses ressources sans compter contre un ennemi face auquel on ne peut pas se permettre de perdre. Sur cet aspect là, pour moi, c’est une totale réussite. Et enfin, dernier point fort, c’est pour moi le casting. Même si je reste sur mon aigreur d’un jeu très américain, je trouve que certains personnages fonctionnent remarquablement bien. Ma palme va notamment à Paul Ritter qui incarne un merveilleux Dyatlov, et puis un petit prix spécial pour Stellen Skarsgard qui, au final, se révèle convaincant. Vous l’aurez donc compris, l’un dans l’autre, je suis conquis par cette courte et belle expérience que constitue ce « Chernobyl ». Et si je me montre aussi scrupuleux à son égard c’est aussi parce que sa proposition d’ensemble était tellement remarquable que j’en regrette d’autant plus qu’elle échappe à la perfection. En tout cas chapeau bas à HBO. Pour ceux qui se demandaient ce qu’ils allaient faire après « Game of Thrones », il me semble qu’on tient là un modèle encourageant pour la suite. Mais bon… Après, ça ne reste que mon point de vue. Donc si vous n’êtes pas d’accord et que vous voulez qu’on en discute, n’hésitez pas et venez me retrouver sur lhommegrenouille.over-blog.com. Parce que le débat, moi j’aime ça… ;-)
Critique de la série
4,5
Publiée le 4 mars 2020
Le casting est solide, sans grosse star, le metteur en scène est presque inconnu, le créateur de la série n'est pas un cador du circuit, et pourtant, au bout de deux épisodes, je m'avoue séduit. Le rythme est un peu lent, la mise en scène est parfois contemplative, mais il y a une ambiance, une atmosphère, un soin apporté à l'ensemble pour nous immerger dans ce cauchemar qui s'avère totalement captivant. La grande force du scénario, c'est de ne pas présenter les protagonistes comme des crétins incapables, mais plus comme des hommes apeurés, acculés, niant l'évidence, sous la pression de l'égo ou de la peur. L'urgence est là, immédiate, mais aucun des dirigeants ne veut prendre le risque de dire ce qui se passe, refuse de prendre la mesure de l'urgence. C'est le ressenti du 1er épisode, et ça continue encore un peu. Cette thématique est, je trouve, ultra importante dans le récit, même si le créateur voulait surtout montrer que la vérité finit toujours pas surgir, peu importe les mensonges, les dissimulations, les tromperies. Le suspense est là, malgré des enjeux dramatiques peu habituels (le héros se suicide dès les cinq premières minutes, on sait que la catastrophe n'a pas été empêché et que la gestion de la crise a été catastrophique), mais les raisons ayant amenés à cet échec, et à la manipulation des faits, restent édifiante.
Critique de la série
4,0
Publiée le 19 septembre 2020
Après avoir lu les bonnes critiques, il fallait que je vois cette série....le premier épisode, j 'ai eu quelques doutes... puis dès le 2ème épisode, on ne regrette vraiment pas.... à voir c' est sûr..... 4 étoiles....!!!!!
Critique de la série
4,0
Publiée le 29 mars 2022
"Chernobyl", mini-série historique britannico-américaine en cinq épisodes créée et écrite par Craig Mazin, réalisée par Johan Renck et diffusée en 2019. Un récit de la catastrophe nucléaire survenue dans la centrale V. I. Lénine de Tchernobyl en 1986 dans la République socialiste soviétique d'Ukraine. Un récit clair et précis heure par heure et jour par jour des événements. Une bonne reconstitution. Une réalisation de qualité. Quelques petites libertés prises avec les faits ou les personnages, mais une bonne documentation des événements. Une série qui ne se perd en romances ou intrigues parallèles, ce qui est d'ailleurs la grande qualité des mini-séries, contrairement aux séries. Une bonne mini-série en 5 épisodes, instructive et très bien faite.
Critique de la série
4,5
Publiée le 6 juin 2019
Aussi passionnante qu'anxiogène, l'histoire de cette terrible catastrophe qui s'est produite en 1986, se trouve décortiquée en 5 épisodes effrayants, instructifs sans jamais être didactiques. Outre les conséquences humaines et écologiques de ce terrible drame, il illustre avec effroi la machine communiste et ses rouages absurdes où tout est verrouillé, hiérarchisé, où la parole d'un ancien ouvrier fabriquant de chaussures promu par le "pouvoir au peuple" trouve plus de poids qu'une physicienne nucléaire... Gorbatchev lui-même, alors en charge du pays, n' été prévenu de la catastrophe que 2 heures après l'explosion.
Une série palpitante réussie.
Critique de la série
4,0
Publiée le 23 juin 2019
Passionnante série aussi proche de la réalité que possible avec un casting à 100% excellent, ce qui montre le travail de casting et de direction d'acteurs au vu des nombreux personnages.
Les explications scientifiques sont également très didactiques.
Certains parlent de la meilleure série de tous les temps. Il faut quand-même être raisonnable et reserver ce privilège à une création scénaristique.
J'aimerais une suite avec tout le travail effectué depuis sur les sarcophages de protection...voire Fukushima.
Critique de la série
4,5
Publiée le 13 novembre 2019
"Chernobyl" parvient à être terriblement instructif tout en développant des personnages très émouvants. Un tour de force !
Critique de la saison 1
4,5
Publiée le 5 juin 2021
L'une des plus grave catastrophe humaine de l'histoire et même de l'Europe, HBO livre la mini-série évènement de 2019 aux 5 nominations Golden, 4 Emmy's et bien d'autres, ce programme tourner de la même manière que "The Crown" retrace avec un réalisme, une justesse et tension ce drame nucléaire étant clairement le premier de l'histoire nucléaire. Passée sur M6 ces 2 dernières semaines, j'ai été ravi de vivre cette épopée sombre mais nécessaire pour mieux comprendre ce qui s'est jouer cette année-là. Un récit sombre donc puisque le récit dans sa globalité démontre comment l'enjeu politique Soviétique, le communisme ou capitalisme ainsi que la mentalité pourrie des responsables ont conduits à l'horreur qui n'attendait plus qu'à sortir de terre. Un récit de 5 épisodes ou science et politique n'ont fait bon ménage qu'au tout dernier moment, conduisant minutes après minutes et heures après heures au désarroi le plus total. Un récit qui ne ment pas, qui n'exagère rien ou n'invente rien contrairement à certaines autres série ou films relatant le réel pour plus l'actualisé ou attirer plus d'audimat. Un récit complexe puisque la science concrète est le personnage principal et qu'il démontre comment l'énergie est aussi délicate que mortel et comment une petite erreur conduit à de bien plus graves. Côté casting, Jared Harris, Stellan Skarsgard et Emlly Watson en rôles principaux excellent en homme et femme de science et de vice-président ministériel et nous montre chacun à quel degré, quelle vitesse ils ont perçu cette menace. Des épisodes dédiés à chaque étape clé de l'avant, du pendant et de l'après qui prouve à quel point la naïveté et le refus de croire régnait dès le début, naïf et refus puisque le but de la série est aussi de montrer le patriotisme Soviétique et les relations géopolitiques de la guerre-froide ou les hauts-responsable se croyaient tous permis, n'écoutant pas les explications de ouvriers et ne pensant qu'à leur images et surtout, ne penser qu'aux postes à obtenir par la suite. Visuellement, ce programme fut génial et respecta tous le cahier des charges, numérique impeccable pour une série, maquillages et prothèses totalement sidérantes pour les victimes de la radioactivité changeant totalement leur apparences humaine, ces dernières prouve la gravité physique et chimique de ces particules invisibles. Des étapes de nettoyage choc, radicales et faisant clairement échos aux camp d'extermination nazis. Des décisions, des actes, des conséquences, voilà ce qui fait de "Chernobyl", une des mini-séries les plus abouties de la fin des années 2010 et dont le final judiciaire rend justice aux innombrables victimes de la débilité humaine puisqu'il n'y à aucune raison de rester poli face à ceux ayant ignorer la réalité, la vérité qui se profilait à l'horizon. Le générique final fut poignant, long, mais nécessaire pour que plus jamais, un tel évènement ne se reproduise.