Kingsman, ou comment fracasser la bienséance en costard trois pièces
Dans Kingsman : Services secrets, on entre direct dans le vif du sujet : adieu les agents secrets qui sirotent des martinis, ici, même les gentlemen savent casser des bouches. Matthew Vaughn te balance une version boostée du James Bond à la sauce British. Colin Firth, qui d'habitude incarne l’élégance British, devient le roi du flegme pendant qu'il tabasse des gars à coups de parapluie. Comme si John Wick s’était incrusté dans Downton Abbey, mais avec du style et un humour piquant.
Là où tout le monde te vend des héros avec des diplômes d’Oxford, Kingsman te balance Eggsy, un p’tit gars des quartiers qui traîne en survêt. Mais bon, ce gosse de banlieue londonienne prouve qu’avec un bon costard, un brushing impeccable, et des gadgets qui sortent tout droit d’un délire de Q dans James Bond, tu peux sauver le monde. Taron Egerton passe de "wesh, ma gueule" à "yes, sir" en un claquement de doigts, et franchement, on kiffe.
Parlons du méchant, Richmond Valentine, joué par Samuel L. Jackson. Le mec ressemble à un Mark Zuckerberg sous acide avec un cheveu sur la langue. Ce n’est pas juste un méchant classique, c’est un génie fou qui veut "sauver" la planète à coups de génocides technologiques. Autant dire que ce mec-là, il ferait flipper même Skynet. Mention spéciale à ses acolytes aux jambes aiguisées comme des lames de rasoir. Y’a de l’originalité dans le carnage.
La baston dans l’église ? C’est probablement le truc le plus jouissif que t’auras vu depuis Kill Bill. Imagine Colin Firth, 60 ans passés, qui transforme une messe en boucherie. Les mouvements de caméra te collent à l’action comme dans un manège de la foire, sauf que là, tu frôles la crise cardiaque tellement c’est bien foutu. Chaque coup, chaque balle, chaque explosion est millimétrée. Tu ressors de là avec un sourire en coin et une envie d’acheter un costard.
Que serait un film d’espionnage sans gadgets ? Un film tout pourri, et ça, Matthew Vaughn l’a bien compris. On a droit à des parapluies pare-balles, des chaussures à lame, et même des montres électro-choc. Si Q voyait ça, il aurait une érection technologique. Les Kingsman sont armés jusqu’aux dents avec des joujoux dignes des plus grands geeks, mais là où ça frappe fort, c’est que tout est utilisé avec une élégance désinvolte.
Bref, Kingsman : Services secrets, c’est du fun en costard. Tu prends l’humour noir british, tu mélanges avec de l’action qui tabasse, et tu obtiens un cocktail explosif qui fait passer les James Bond pour des clubs de gentlemen trop sages. Si t’aimes voir des mecs bien sapés balancer des patates avec classe, ce film est fait pour toi. Et souviens-toi : "Les manières font l’homme", même quand tu déglingues des méchants à la chaîne.
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