Fitzcarraldo
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anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 17 février 2012
Sans doute obsédé par la difficulté du tournage, une véritable aventure, Herzog oubli de faire vivre ses personnages et de donner de l'émotion. On est assez loin des sensations D'un aguirre.
gimliamideselfes

3 416 abonnés 4 006 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 décembre 2015
J'ai pas vu beaucoup de fictions d'Herzog, mais j'avoue que ce Fitzcarraldo m'a un peu déçu (un peu, c'est relatif), disons que j'en avais entendu tellement de bien que j'espérai un truc de la trempe d'Aguirre, avec la même folie. Alors certes je ne vais pas nier que ce film est également fou, mais la folie me semble moindre, car c'est une folie créatrice, pas une folie de destruction (bien qu'il y ait également de la destruction) et quelque part je m'identifie plus à Aguirre qu'à Fitzcarraldo.

Enfin... Je ne vais pas dire beaucoup de mal du film, j'ai rien à lui reprocher, je trouve ça juste fou comme histoire, d'avoir réussi à faire un tel film, d'avoir réussi à passer ce foutu bateau par dessus cette putain de montagne... J'étais pris dans l'histoire, et puis moi dès qu'on remonte un fleuve sur un bateau et que tout le monde est plus ou moins taré, je suis à fond.

Parce que cette nature me donnait envie ! Cette nature me faisait rêver, ce danger omniprésent, cette folie de l'homme prêt à raser une montagne pour permettre son rêve ! Mais je trouve la fin un peu trop douce encore, j'aurai aimé quelque chose de plus noir, lorsque ça se termine je ne comprends pas, ça ne me va pas, ça ne devait pas se finir comme ça...

Disons que je trouve ça un peu trop optimiste.

Enfin je chipote parce que la fin est en soi assez belle, comme tout le reste du film d'ailleurs.
Mais voilà, j'étais du côté des arbres silencieux...
NeoLain

5 879 abonnés 4 743 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 7 octobre 2013
Prix de la mise en scène au Festival de Cannes en 1982 il le mérite. Fitzcarraldo sur un bateau se jette à l'eau dans sa folie. Pour ce qui est de Kinski et de Claudia Cardinale, il serait dingue de s'en plaindre. Kinski joue un personnage qui finance une opération folle, un voyage et pari fou de construire un opéra en plein milieu de la foret péruvienne. Le décor est hostile et magnifique. L'histoire de base est enrichissante mais j'attendais probablement trop de ce Herzog. Je retiens extrêmement un moment majeur qui fait tout le film, le fameux bateau qui se déplace dans la jungle et qui est un vrai bateau, pas un effet numérique. Fitzcarraldo est clairement un film atypique et de grande curiosité.
stebbins

560 abonnés 1 747 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 juillet 2008
Une oeuvre éclatante de courage et d'ambition. Peut-être l'un des films les plus impressionnants de l'Histoire du cinéma. Il aura fallu plus de trois années de préparation à Werner Herzog pour qu'il accouche de ce chef d'oeuvre inestimable...Si l'on fait fi des multiples dangers que l'équipe technique et les acteurs ont rencontré durant ce laborieux tournage ( deux crashs d'avion, nombreux blessés...), on ne peut que s'incliner devant une telle maîtrise et une telle adaptation à l'environnement du film. S'agit-il de l'oeuvre d'un démiurge, de celle d'un mégalomane ou de celle d'un autodidacte ? Qu'importe, car une chose est certaine : Fitzcarraldo est le résultat d'un travail colossal, un monument du cinéma réalisé par l'un des réalisateurs les plus extraordinaires du cinéma allemand. Le personnage de Fitzcarraldo ( interprété par Klaus Kinski, d'une rare intensité ) rejoint les grandes figures du Septième Art, à l'instar de Charles Foster Kane : en effet, le fameux bateau est un peu le Xanadu de ce magnat du caoutchouc. Un film sur l'espoir et la persévérance, la foi et la volonté. Bref : un film qui donne envie de réaliser ses rêves. Werner Herzog l'a fait, lui ! Il faut le voir pour le croire...et surtout pour y croire ! Un chef d'oeuvre.
maxshreck
maxshreck

68 abonnés 296 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 16 août 2008
Un film d'une grandeur, d'une beauté, d'une force inimaginable. Une épopée titanesque dont seul le maitre Herzog a le secret. Un panthéon du cinéma.
yoyo114
yoyo114

53 abonnés 480 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 29 décembre 2011
Porté par Kinski, impressionnant, le film de Werner Herzog ne m’a pas vraiment emporté. Hormis quelques passages très beaux (le contact avec les indigènes), le film manque terriblement d’émotion. Les lenteurs ne sont pas vraiment un problème. Mais on ne voit pas vraiment où ça mène. Premier film que je visionne de Herzog, et ça me fait un peu l’effet d’un sous-Kubrick. La même volonté de faire une œuvre mémorable, mais le résultat n’est pas à la hauteur.
Dik ap Prale
Dik ap Prale

292 abonnés 3 052 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 février 2013
Grand, mémorable et furieux. Proche du cinéma vérité, en tout et pour tout du cinéma véritable, qui transpire et imprègne.
Akamaru

3 493 abonnés 4 339 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 20 novembre 2009
1982.Poursuivant sur la veine de l'utopie mégalomane,Werner Herzog avait la folie des grandeurs.Il retrouve pour l'occasion son acteur fétiche,Klaus Kinski,plus incontrôlable que jamais."Fitzcarraldo" est resté célèbre pour la séquence surréaliste où un bâteau est hissé au sommet d'une colline.Tout un symbole de la dinguerie d'un homme,obsédé par l'idée d'implanter un opéra en plein coeur de la forêt amazonienne.La thématique récurrente de Herzog.Un film plus picaresque et naturaliste qu'"Aguirre" qui représentait plutôt l'horreur.Dommage que Herzog juge bon d'étirer ses scènes de paysages à l'extrême à la manière de Terrence Malick.Pour moi,c'est l'antithèse du cinéma qui se doit d'être vivant,en perpétuelle interaction.C'est sûr que les images du bâteau descendant l'immense Amazone sont impressionnantes,mais vaines.Kinski lui-même semble irrégulier dans sa prestation,comme si on devait subir ses humeurs quotidiennes du tournage.La présence de la splendide Claudia Cardinale est revigorante,bien qu'elle disparaisse trop vite de l'écran.La fin,un peu trop optimiste,me semble en décalé avec le sujet.Beaucoup d'imperfections encore pour un Herzog à qui ne n'adhère décidément pas.
Hotinhere

779 abonnés 5 408 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 9 juillet 2019
Malgré la belle mise en scène (primée à Cannes) de Werner Herzog et quelques scènes sublimes (dont celle finale), le film s’avère terriblement ennuyeux et manque d’émotion.
brianpatrick
brianpatrick

115 abonnés 1 809 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 novembre 2011
C'est un énorme chef d'oeuvre, le meilleur film de Klaus Kinski. Des films que l'on voudrait voir plus souvent, ou plutôt que des réalisateurs puissent en tourner le plus possible.
Eowyn Cwper
Eowyn Cwper

163 abonnés 2 040 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 août 2018
Dix ans après Aguirre, la colère de Dieu, Herzog retourne dans la forêt amazonienne pour une production presque deux fois plus longue mais surtout deux fois plus dantesque ; pourtant le premier n’était pas en reste. Tourné sur place, le film a notamment souffert d’une délocalisation… par les locaux, qui savaient faire entendre leur voix quand ils n’assiégeaient pas l’équipe ni ne fichaient une flèche dans le ventre de l’un de ses membres, poussant les faiseurs de films à soudain pratiquer la chirurgie au pied levé. En parlant de pied, un Péruvien participant au tournage a dû couper le sien après une morsure de serpent.

Si on ajoute à tout ça Klaus Kinski piquant ses célèbres colères – qui étaient, apparemment et fort heureusement, adoucies par l’environnement hostile –, on arrive à un bouillon auquel ne manque plus que l’ingrédient météorologique ; d’abord très sec, le temps décidera finalement de noyer le tournage sous des tombereaux d’eau. Mais sans doute devrais-je choisir mes mots avec plus de soin, car s’il n’y a pas eu de noyé – ç’a faillit –, il y a bien eu des morts, notamment dans un crash d’avion (oui, je sais pas non plus). Pour avoir accompli cette ouvrage formidable d’horreur, il ne fait plus aucun doute que Werner Herzog est forgé d’un métal unique qui dépasse de loin les propriétés du Germanium.

Et encore, je n’ai pas parlé des accusations qui ont porté sur lui à propos des mauvais traitements infligés aux figurants Indiens (des Shuars), un millier d’entre eux en tout, logés à la formule bidonville et à qui l’on s’est bien gardé de préciser que leur travail, plus que celui d’acteurs, consisterait à faire franchir une montagne par un bateau de 340 tonnes. Rien que ça, et le tout sans effets spéciaux. Si vous croyez que j’invente, je n’ai pas encore tout à fait fini : on aurait pu voir Mick Jagger et Jack Nicholson au casting, empêchés par des questions budgétaires et de planning, un couple seulement d’aléas parmi les millions d’iceux qui se sont abattus sur cette production cauchemardesque. On aura seulement droit aux sourires figés de Claudia Cardinale et à ceux qu’on aura l’impression de découvrir chez Kinski (c’est juste moi ou il ressemble à celui de Vincent D’Onofrio ?) ; c’est déjà ça.

Bref, Fitzcarraldo est peut-être inspiré d’une histoire vraie, mais l’histoire du film dépasse cette dernière de loin. J’ai envie de dire qu’il faut avoir vu le film pour le comprendre, mais en vérité, il aurait fallu vivre le tournage pour l’appréhender avec justesse – c’est vrai de n’importe quel film, mais s’il y a bien un cas où c’est plus vrai que jamais, c’est celui-ci. Maintenant que j’ai accompli l’agréable corvée de cette inévitable introduction, passons à la partie un tant soit peu objective de ma critique et expliquons pourquoi le spectateur doit choisir un camp.

Profitant d’avoir fait bouger son équipe en Amazonie, Herzog s’est adonné au panorama avec un plaisir évident. Et on ne va pas l’en blâmer trop directement, car les plans sont beaux, rythment le cauchemar (dont on est obligé de considérer qu’il ne faisait pas seulement partie de la fiction) et sont parfois des perles ; je pense au travelling qui va de l’orage au soleil couchant en suivant le bateau qui passe. En même temps, il n’y a pas grand chose d’autre à faire, dans la jungle.

L’inconvénient d’Aguirre et de Fitzcarraldo, c’est que l’histoire de leur production dépasse celle qui est leur fiction. La première bouffe la seconde au point qu’il ne reste au critique plus rien à dire que « gah » avec la mâchoire ronde et les yeux déboîtés. Toutefois, les deux films partagent des défauts, le plus gros étant celui du doublage (vu que tout était non seulement tourné en anglais mais postsynchronisé) spasmodique dans le meilleur des cas, complètement à côté de la plaque dans le pire des cas. Les mouvements de bouche muets, les interjections qui ressemblent à des hoquets, ainsi que, dans un autre registre, les mauvais sons aux mauvais moments, tout ça n’aide pas à construire un monde auditif de franchement bonne qualité.

Ensuite, le scénario est un peu problématique car il n’y a pas d’histoire à proprement parler ; c’est plutôt une non-histoire, en fait. Tout est dirigé sur les fantabuleuses scènes du franchissement de la montagne par le bateau, et le reste du script sert de prétexte pour y arriver et de transition pour en sortir. Le film est une « idée », et Herzog était là pour en faire quelque chose de pêchu et de significatif, mais ça reste, en tout état de cause, juste une idée. C’est assez bien démontré par l’instrumentalisation de la culture indigène ; le « mythe » annonçant prophétiquement la venue d’un Homme blanc, et qu’on retrouve dans l’histoire vraie de Juliane Koepcke adaptée plus tard par Herzog en documentaire, est révélé puis utilisé en l’espace de dix secondes, comme si ç’avait été rapporté pour étoffer le scénario.

Le dernier élément qu’on peut vraiment mentionner dans une tentative de critique objective, c’est l’authenticité. Les figurants sont dans leurs propres rôles ; quand un Indien voit un bateau occidental et s’en époustoufle, il est raisonnable d’imaginer que ça ne pouvait déjà plus être le cas en 1982, mais l’immersion aidant, on a cette illusion. En plus, la vérité était sans doute moins éloignée qu’on l’imagine. Le pinâcle de cette authenticité est atteint par un brisage sans pareil du quatrième mur, quand on est aveuglé sur le fait que le bateau est tracté par un bulldozer (on est quand même au début du XXème siècle, il aurait été sale de le laisser entrevoir) et que les acteurs mettent la main à la pâte au même titre que n’importe quels autres membres de l’équipe. De nouveau, à la manière dont la Pachitea et l’Ucayali se rapprochent sur la carte, la frontière est réduite à une épaisseur de papier à cigare entre le tournage et la fiction, entre le rôle et l’acteur.

De là à dire que ce rapprochement fait de Fitzcarraldo un bon film, non ; en revanche, Fitzcarraldo est un bon film pour le spectateur qui le regarde sans avoir la moindre idée de ce qui se cache derrière, alors il va sans dire que celui qui se documente peut difficilement le noter en-dessous de 7/10. Toutefois l’idée et l’abnégation sont les deux grands responsables d’une bonne notation, et valent plusieurs points à eux seuls ; une fois passés ces caps, on ne peut empêcher les défauts précités d’intervenir. D’autre part, ils étaient inévitables ; un chef-d’œuvre technique aussi absolu que Fitzcarraldo ne peut pas bénéficier des mêmes soins à son scénario qu’à sa bonne organisation. C’est pour cela que je dis que le spectateur doit choisir un camp ; soit il se laisse emporter par la prouesse et considère l’ouvrage en conséquence (9/10 ou 10/10) soit il décide d’ignorer l’histoire du tournage pour se concentrer sur le résultat, seul digne récipiendaire de ses aigus commentaires.

C’est un choix dur, impossible en fait. Alors histoire de m’excuser de ne pas avoir vécu le tournage, je vais accorder un point d’excuse à l’œuvre et décider de lui accorder 8/10.

septiemeartetdemi.com
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 27 janvier 2011
très grand film sur la démesure et la folie d'un homme c 'est génial kinski n'a jamais été aussi bon Herzog est au sommet l'ascension d'un bateau au sommet d'une montagne résume le film et montre la folie de fitzcarraldo
Trelkovsky
Trelkovsky

82 abonnés 264 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 31 juillet 2011
Encore une fois, Werner Herzog réalise un film voué à la démesure des ambitions humaines et à la puissance de la volonté … celle qui peut amener un grand rêveur à devenir un véritable mégalomane et à affronter les forces brutes de la nature pour concrétiser ses fantasmes les plus effarants. A l'image du personnage de Fitzcarralo, le cinéaste allemand repousse toutes les limites naturelles et semble pouvoir mettre en image ce qu'il veut, atteignant le paroxysme de son pouvoir lorsque le bateau à vapeur passe (réellement) par dessus la montagne. La puissance des images, tour à tour grandioses, réalistes et fantasmagoriques (ce parapluie naviguant seul sur l'Amazone …) parachève la grandeur de ce film d'aventure brut à la force mystique et aux relents presque sardoniques, où Klaus Kinski est une fois de plus totalement formidable.
softy76
softy76

39 abonnés 339 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 septembre 2010
L'un des chefs d'oeuvres de werner herzog,ou l'ambition démesuré d'un homme et son ego au prise avec la nature.Tout simplement l'une des meilleurs performances du "génie kinski".
Skipper Mike
Skipper Mike

110 abonnés 650 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 mai 2014
Voilà un film titanesque et grandiose, l'histoire d'un homme rendu fou par l'ambition et qui fait tout pour sortir de sa condition. Klaus Kinski est éblouissant dans ce rôle, retranscrivant à merveille la passion qui anime Fitzcarraldo. Avant tout, ce personnage est un rêveur, il est complètement soumis à l'opéra et tente d'assouvir sa passion en exerçant lui-même un pouvoir sur la nature. Il se croit ainsi capable de faire plier les éléments, mais le cadre est hostile et n'aura de cesse de refouler ses envahisseurs. Le mystère est toujours présent, que ce soit dans la forêt ou sur le fleuve, ou encore dans les brumes qui engloutissent le bateau, mais il n'est que la réponse à l'esprit possédé de Fitzcarraldo. Cette vision qui obsède le personnage, c'est ce qui le fait sombrer mais aussi qui fait de lui un homme au-dessus des autres. Fitzcarraldo, c'est le rêveur absolu, l'optimiste prêt à tout en dépit du danger. Le film est un duel entre cet homme et la nature, et l'immensité du ciel a beau tout engloutir à la fin, le mélomane pourra néanmoins afficher sa fierté, puisque, même après sa défaite, son adversaire lui aura laissé une récompense, un cadeau à l'obstination qui a fait de lui un ennemi valeureux.
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