Harry Potter à l'école des sorciers fête les 20 ans de sa sortie ! Le film a marqué le début d'une franchise extrêmement lucrative pour le studio Warner autour du jeune élève de Poudlard et de son extraordinaire destin. Et on doit le lancement de cette saga sur grand écran au réalisateur Chris Columbus.
D'abord scénariste au sein de l'écurie Spielberg pour Les Goonies ou Gremlins entre autres, Chris Columbus est ensuite devenu le réalisateur des deux Maman j'ai raté l'avion ou de Mrs Doubtfire. En septembre 2000, il commence le tournage de Harry Potter à l'école des sorciers, un film sur lequel il émettra plusieurs regrets.
Parmi eux, celui qui a le plus impacté le metteur en scène concerne le personnage de Voldemort. A l'époque, il doit faire apparaître le visage cadavérique de ce charismatique vilain pour la première fois. Doublé par l'acteur Richard Bremmer, qui l'incarne aussi dans le flashback du meurtre des parents du jeune Harry, le méchant est réalisé en effets spéciaux.
Etrangement, le Voldemort de ce premier film, que l'on aperçoit dans la confrontation finale entre Harry et Quirrell, ressemble déjà un peu à Ralph Fiennes, qui interprétera le personnage à partir de Harry Potter et la Coupe de feu. Mais c'est un pur hasard, car comme le reconnaît Chris Columbus dans les bonus du Blu-ray, il n'était pas satisfait de son premier Voldemort et a voulu retoucher son film a posteriori :
J'ai voulu revenir en arrière (...) pour tourner cette scène à nouveau et ce moment en particulier, pour que les films aient une vraie cohérence. Et j'aurais aimé avoir la voix de Ralph Fiennes et son aspect, aussi. On s'en approche, mais ce n'est pas exactement ce qu'on voit dans les films les plus récents.
"[Après], pour l'époque, les effets visuels m'ont impressionné. Le travail de notre département effets visuels était réussi, malgré l'étrangeté de leur mission. Il n'y avait que Jo Rowling pour trouver ce principe de Voldemort apparaissant à l'arrière d'un crâne. C'est une idée à la fois grotesque et fascinante à la fois".
Quant à savoir comment le visage de Celui dont on ne doit pas prononcer le nom a été greffé sur Quirrell, Columbus confie :
"Notre acteur [Ian Hart alias Quirrell, NdlR] avait plein de petits points verts derrière sa tête, et nous avons ensuite incrusté Voldemort bien plus tard. Cette séquence m'inquiétait un peu, j'avais peur qu'elle effraie, et on ne voulait pas faire peur aux plus jeunes spectateurs. L'horreur ça aurait été une interdiction aux moins de 13 ans, nous voulions absolument éviter cela pour ce premier volet".
Les enfants des projections tests ont bien vécu ce combat entre Harry et cet être bicéphale, permettant au film de sortir finalement sans restriction d'âge. En conséquence, un large public est touché par le film, et le studio engrange la bagatelle de 1,5 milliard de dollars pour un budget de 195 millions (chiffres reflétant l'inflation).
Un carton total qui ne sera jamais démenti avec ses suites, et permettra à la saga de 7 livres d'être adaptée jusqu'au bout, non pas en 7 mais en 8 films !
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