SPOILERS - Attention, l'article ci-dessous dévoile de potentiels spoilers. Si vous ne souhaitez pas en connaitre la teneur, merci de ne pas lire ce qui suit...
"J'ai dépensé sans compter."
C'est avec ces quatre petits mots, symboles de l'exubérance et de l'inconscience dont fait preuve John Hammond, que le milliardaire fait ses adieux à Jurassic Park, à la fin du film de Spielberg. Alors qu'un hélicoptère s'apprête à les évacuer d'Isla Nublar, lui et ses invités, et que ses précieux dinosaures s'entre-dévorent dans le complexe principal du parc, l'entrepreneur observe, le regard triste, son rêve s'écrouler sous ses yeux.
Une conclusion plutôt sombre pour le personnage. Mais le milliardaire incarné par Richard Attenborough dans le long métrage - et que l'on reverra d'ailleurs très brièvement dans Le Monde Perdu, quelques années plus tard - s'en tire relativement bien, surtout lorsqu'on compare son sort avec celui qui attendait le John Hammond de l'ouvrage original.
Dévoré par des compsognathus
En effet, dans le roman de science-fiction signé en 1990 par Michael Crichton (également connu pour avoir écrit Westworld), Hammond ne quittait pas Isla Nublar avec les autres personnages, mais se retirait tout seul dans son pavillon pour y méditer l'échec de son parc d'attractions. Sur le chemin, en pleine jungle, il tombait dans un ravin et était dévoré vivant par une horde de minuscules dinosaures : les redoutables compsognathus.
Ce destin, beaucoup plus sinistre et définitif que celui de Hammond au cinéma, rappelle assez fortement une séquence du Monde perdu, dans lequel c'était le personnage de Stark qui s'isolait du groupe pour satisfaire un besoin naturel et qui était attaqué par les horribles bestioles.
(Re)découvrez la bande-annonce du "Monde perdu"...