Epilogue, qui n'a cessé depuis l'achèvement de sa production en 2012, de faire le tour des festivals internationaux et locaux, y a récolté nombre de prix, notamment pour ses acteurs. Rivka Gur et Yosef Carmon reçurent ainsi respectivement le prix de la Meilleure actrice et du Meilleur acteur tous deux à Bratislava et Jérusalem. Le film croula par ailleurs sous les récompenses au festival de Thessalonique, notamment celle du Meilleur scénario et obtint également des prix à Tokyo et Bucarest.
C'est en 2012 que sortit Epilogue en Israël, année durant laquelle les écrans et festivals européens accueillaient un autre film consacré à la vieillesse, Amour, de Michael Haneke. Si le film ne paraît qu'en janvier 2013 dans les salles obscures israéliennes, certains critiques y ont vu le lancement d'une mode sur le film troisième âge, dramatique et réfléchi. Pourtant le réalisateur d'Epilogue, Amir Manor, s'inspira pour son film non pas d'une tendance générale observée dans la société mais de la mort de ses propres grands-parents survenue quelques années auparavant.
Les deux personnages principaux du film, Hayuta et Berl, représentent aux yeux du réalisateur toute une opinion, une époque et une mémoire de son pays qui ont tendance à disparaître. Ils font partie d'une génération qui a grandement participé à construire l'Etat mais qui a aussi été largement oubliée par les contemporains. Les grands-parents du cinéaste avaient, selon lui, cette expérience et cette histoire gravées dans leurs visages et leurs expressions, qui font qu'ils ne tombèrent pas totalement dans l'oubli.
Les acteurs d'Epilogue ne sont pas des stars du cinéma israélien mais des comédiens de théâtre que le réalisateur Amir Manor choisit lui-même, sans être assisté d'un directeur de casting. Il ne leur fit pas passer d'audition et les choisit selon ses coups de coeur immédiats, en imaginant sur le moment le potentiel qu'avait chaque acteur et la façon dont il pourrait sculpter en lui le personnage de son film.