Pleasure propose un regard féminin sur le milieu pornographique américain en suivant le parcours d'une jeune femme cherchant à devenir une star du X. Interdit lors de sa sortie, le film est disponible à l'achat en VOD.
Linnéa, jeune suédoise de 20 ans, débarque à Los Angeles afin de faire carrière dans la pornographie. D'abord prête à tout pour y percer, elle va se confronter à la réalité de cet univers d'hommes et à sa toxicité.
Passé par le Festival de Cannes puis celui de Deauville où il a remporté le Prix du Jury, le film a d'abord reçu au moment de sa sortie une interdiction aux moins de 18 ans, comme les productions pornographiques. Le distributeur, qui gère la sortie dans les salles, a dû écrire à la Ministre de la Culture, Roselyne Bachelot, qui a demandé un nouvel examen par la commission de classification.
Au final, Pleasure s'en est tiré avec une interdiction aux mineurs de moins de seize ans accompagnée d'un avertissement alertant sur des "scènes de violences et d’agression sexuelles" susceptibles de "troubler gravement le public".
Et en effet, entre fiction et documentaire, Pleasure plonge les spectateurs dans les coulisses de l'industrie pornographique, qui n'est pas vraiment montrée sous son meilleur jour. Des scènes de nudité et de sexe sont donc à prévoir, parfois hardcore, avec pour la pauvre Linnéa - rebaptisée Bella Cherry - des partenaires plus ou moins pervers, froids ou bienveillants.
"Même si je m'inspire beaucoup de la réalité, je veux raconter une histoire", confiait la réalisatrice à AlloCiné. "Utiliser l'industrie pornographique comme toile de fond, comme métaphore pour brosser un tableau du patriarcat, du capitalisme ou de ce type de structure de pouvoir, plutôt que de pointer du doigt des personnes spécifiques dans ce milieu".