So this is Paris a été élu Meilleur film de l'année 1926 par le New York Times.
So this is Paris constitue bel et bien un auto-remake pour Ernst Lubitsch. Le maître de l'absurde réalisait en effet 9 ans plus tôt La joyeuse prison, long métrage tiré de la même histoire.
Pour réaliser So this is Paris, Lubitsch s'est inspiré de la pièce d'Henri Meilhac et de Ludovic Halévy, Le Réveillon, datant de 1872. Cette dernière était elle-même tirée d'une pièce autrichienne de 1851, nommée La Prison. A noter que Johann Strauss écrivit l'opérette Die Fledermaus (La Chauve Souris) sur ce même modèle.
Ernst Lubitsch est bien connu pour avoir contourné sans relâche les exigences de la moralité. Dans So this is Paris, sous couvert de comédie, il parvient à mettre en scène le sujet de la sexualité et de la tromperie de manière explicite, bien avant l'entrée en vigueur du code Hays.
Déjà en 1926 avec So this is Paris, Lubitsch mettait au point ce qu'il qualifia lui même de So this is Paris, à savoir des combinaisons amoureuses bourrées d'ellipses où le désir reste dissimulé derrière les codes sociaux.