Votre avis sur La Convocation ?
1,0
Publiée le 14 mars 2025
Elisabeth est convoquée à l’école de son fils, Armand, six ans. Sarah et Anders accuse l’enfant d’avoir agressé leur fils Jon. La maîtresse des deux enfants est une jeune institutrice inexpérimentée et pleine de bonnes intentions qui essaie d’assurer une médiation entre les trois adultes. Vite dépassée par leur hostilité, elle passe le relais au directeur de l’école.

L’âge venant, je développe une fâcheuse tendance au radotage. Ma critique ce matin va suivre la même construction que celle d’hier – et que celle de tant d’autres avant elle.

Je vais commencer par dire que j’attendais beaucoup de ce film norvégien, réalisé par le petit-fils d’Ingmar Bergman et de Liv Ullman, auréolé de la Caméra d’or au dernier Festival de Cannes, interprété par la révélation de "Julie (en 12 chapitres)" et dont la bande-annonce avait excité ma curiosité. Quels faits mystérieux ont provoqué la « convocation » (c’est le titre français de l’original "Armand") de la mère du garçonnet ? quel conflit va se nouer entre les parents et le corps enseignant ? comment va-t-il se résoudre ?

Je vais ensuite ronchonner en regrettant que mes attentes aient été lourdement déçues. En effet, La Convocation se réduit vite à un face-à-face très plat entre deux positions irréductibles. D’un côté celle de Sarah, la mère de Jon : mon fils a été agressé et l’école doit prendre au sérieux cette affaire (mais, on ne comprend pas ce que la mère de Jon attend : des excuses ? une réparation ? l’exclusion définitive de Armand ? le retrait de la garde de sa mère ?). De l’autre le déni d’Elisabeth, la mère d’Armand : mon fils n’est pas capable et donc pas coupable de ce dont vous l’accusez.

Ce face-à-face stérile est interrompu par des pauses pipi qui sont l’occasion d’autant de tête-à-tête entre els différents protagonistes : entre Elisabeth et Sarah dont on apprend qu’elle est sa belle-soeur, entre Sarah et Anders qui se révèlent pas si unis que ça autour de la défense de leur fils, entre Elisabeth et le directeur de l’école qui fut, jadis, son propre enseignant. Il est également interrompu par le déclenchement inopiné de l’alarme incendie de l’école et le fou-rire nerveux qu’elle provoque chez Elisabeth. L’événement serait cocasse s’il ne s’étirait pas interminablement pendant une dizaine de minutes, semant malaise et consternation parmi les participants de la réunion… et les spectateurs du film.

Mais il y a pire encore. Le comble est atteint dans le tiers du film qui, de façon impromptue, verse dans le délire onirique. On y voit, sans y rien comprendre, avant un épilogue qui nous ramène à la réalité, Elisabeth embarquée dans un sabbat démoniaque et muet.

Il est temps de clore ce coup de gueule en évoquant un autre film qui, sur le même sujet, m’avait autrement convaincu. Il s’agissait, l’an dernier, de l’allemand "La Salle des profs", qui, avec un sens du scénario autrement plus maîtrisé, interrogeait dans le huis clos d’un collège les notions de justice, de culpabilité, de faute, de pardon…
4,0
Publiée le 27 décembre 2024
Bon sang ne saurait mentir. Et le pedigree de Halfdan Ullmann Tøndel, réalisateur de La Convocation, Caméra d'Or 2024 à Cannes, est de ceux qui impressionnent : fils de la talentueuse romancière Linn Ullmann et petit-fils, excusez du peu, de Ingmar Bergman et de Liv Ullmann. Accessoirement, le cinéaste norvégien de 34 ans a aussi été l'assistant de Joachim Trier, auquel il a emprunté sa comédienne de Julie (en 12 chapitres), Renate Reinsve, laquelle se révèle tout aussi stupéfiante (et sublime) dans La Convocation. Contrairement à ce que le synopsis semble indiquer, le sujet du film est moins le comportement parfois inapproprié des enfants à l'école que la psychologie de leurs géniteurs, leurs névroses, leurs mensonges et leurs jalousies. Ces scènes de la vie parentale auraient donc eu toute chance de plaire au grand-père du cinéaste, dans une atmosphère très nordique de non-dits et de conflits larvés. Si la dernière partie du long métrage, allégorique et à la limite du maniérisme, ne fera pas l'unanimité, elle reste pourtant cohérente, eu égard au traitement de ce huis-clos étouffant, qui flirte même parfois avec la comédie et souvent avec l'absurde, sans parler de la place accordée au lieu des échanges, avec ses longs couloirs, référence évidente au Shining de Kubrick. Halfdan Ullmann Tøndel réussit pendant près de deux heures à faire monter la pression à son acmé, tout en l'esquivant de temps à autre par des scènes incongrues, à la fois gênantes et libératrices spoiler: (le fou rire, la danse)
. Du grand art que ces formidables instants norvégiens qui empruntent assez souvent au registre de l'horreur, tout en maîtrisant parfaitement son caractère de cruel suspense psychologique.
0,5
Publiée le 14 mars 2025
A fuir absolument.
Tout est nul dans ce film, la scène du rire forcé est particulièrement gênante tant elle est mal jouée.
La mère danse avec un ballet dans le couloir alors que son fils est accusé de viol ... ?
De vieilles postures de metteur en scène des années 70 pour se faire remarquer - mais ça ne marche pas.
D'un ennui profond.
J'irais pas passer mes vacances en Norvège.
4,0
Publiée le 18 janvier 2025
Vu en avant-première au Festival de Cannes : Le premier film du petit-fils de Ingmar Bergman démontre déjà une sorte d'hérédité dans le talent à sonder l'âme humaine. Si le film n'est pas excempté de défauts, il n'a pas volé sa Caméra d'Or pour certaines des scènes les plus marquantes de cette année cinéma spoiler: (aviez-vous vu déjà vécu un fou rire aussi désagréable au cinéma ?)
.
1,0
Publiée le 12 mars 2025
Agression sexuelle entre enfants. Sujet grave, mais pas forcément ennuyeux comme dans ce film verbeux et prétentieux. Puisque le réalisateur descend d'Ingmar Bergman, disons que son film en est une sorte de caricature indigeste, indigente.
3,5
Publiée le 29 décembre 2024
« Il y a une différence entre tolérance et irresponsabilité. » À la suite d'un incident entre deux élèves, leurs parents sont convoqués à l'école pour tenter de mettre les choses au clair. Une situation délicate en raison de l'âge des enfants et surtout de la nature du problème. Dans un premier temps, Halfdan Ullmann Tøndel dépeint toute la complexité psychologique de cette affaire avant d'élargir l'histoire. Un événement catalyseur qui fait ressortir différents sentiments et ressentiments. Traumatismes, insécurités, secrets et mensonges, on découvre les personnages autrement que par le prisme de parents en quête de réponses. Quand il est au plus proche du drame, "Armand" est un très bon film avec des acteurs très convaincants, surtout l'excellente Renate Reinsve, et des moments très forts, oppressants et explosifs. Par contre, je n'ai pas compris tous les choix du réalisateur. Des choix créatifs plus que scénaristiques avec des scènes déroutantes. Une manière d'exprimer, d'évacuer ce qui se passe ? La tension et l'importance des enjeux laissent alors place à quelque chose de plus surréaliste et imprévisible. Un peu frustré au final, mais c'est un bon premier film de la part du petit-fils d'Ingmar Bergman et de Liv Ullmann.
3,5
Publiée le 13 mars 2025
"La Convocation" récompensé l'an dernier au festival de Cannes et European Film Awards est un drame psychologique convenable dans l'ensemble. Halfdan Ullmann Tøndel, réalisateur et petit-fils d'Ingmar Bergman, a remporté la Caméra d'Or du meilleur premier long métrage au Festival de Cannes 2024. Son œuvre offre une narration intéressante qui aborde le voyeurisme, l'effet de masse, la violence et les dynamiques de pouvoir dans notre société, avec une performance marquante de Renate Reinsve. Cela dit, j'aurais aimé un scénario plus vif, l'histoire ayant parfois semblé tourner en rond à mes yeux.
5,0
Publiée le 8 mars 2025
La Convocation, premier long-métrage du réalisateur norvégien Halfdan Ullmann Tøndel, est un thriller psychologique captivant qui plonge le spectateur dans un huis clos oppressant. L'intrigue se déroule entièrement dans une école, où un incident impliquant deux jeunes élèves, Armand et Jon, entraîne une convocation des parents. À travers des confrontations tendues, le film brouille les pistes et rend difficile la distinction entre vérité et mensonge, mettant en lumière les zones grises de la moralité.

Le film souligne l'importance de l'écoute impartiale des enfants, sans chercher à orienter leurs propos ni se fier aux rumeurs. Il nous rappelle que la vérité, surtout dans les conflits impliquant des enfants, est complexe et subjective. Tøndel aborde ainsi des thématiques fortes comme la responsabilité parentale, les conflits générationnels et l'interprétation des faits par les adultes.

Le réalisateur s'inspire des grands maîtres du thriller psychologique, comme Hitchcock et Buñuel, tout en apportant une sensibilité moderne à son récit. Le cadre claustrophobique de l'école accentue l'isolement des personnages et leur lutte intérieure, tout en invitant le spectateur à une réflexion intense sur les enjeux émotionnels et psychologiques.

Renate Reinsve, l'actrice principale, livre une performance remarquable, renforçant l'intensité de ce drame. Son rôle d'Elizabeth, une mère confrontée à l'accusation de son fils, incarne l'essence même de ce film, qui questionne la manière dont la vérité et la moralité sont perçues dans des contextes tendus. La Convocation sera en salle le 12 mars 2025.
4,0
Publiée le 12 mars 2025
J'ai beaucoup aimé ce huis clos j'ai pas du tout vu le temps passé l'actrice principale que je connaissais pas crève l'écran je conseille ce huis clos il y a une morale.
4,5
Publiée le 12 mars 2025
Un paroxysme dans le trouble

Halfdan Ullmann Tøndel est norvégien, il a 65 ans et c’est ici son tout 1er film. Il est le petit-fils de l’actrice Liv Ullmann et du réalisateur Ingmar Bergman… bref, il a de qui tenir. Et ces 117 minutes sont là pour en témoigner. Lorsqu'un incident se produit à l'école, les parents des jeunes Armand et Jon sont convoqués par la direction. Mais tout le monde a du mal à expliquer ce qu'il s’est réellement passé. Les récits des enfants s’opposent, les points de vue s’affrontent, jusqu’à faire trembler les certitudes des adultes… Il y a longtemps qu’un film ne m’avait autant à al fois fasciné et mis mal à l’aise. Cette année, la Caméra d’Or est allée à la Norvège et c’est ô combien mérité ! Un must !
Si vous aimez être dérangés, n’hésitez pas, ce film est pour vous. Le cinéaste a travaillé pendant plusieurs années dans une école primaire, il a surtout eu le déclic quand deux garçons de six ans se sont disputés, en tenant des propos que seuls des adultes pouvaient proférer. Il sonde ici notre manière de gérer les conflits. D ans ce huis clos étouffant, les limites sont floues et des zones grises dans lesquelles on a du mal à se repérer : vérité ou mensonge ? Victime ou agresseur ? Coupable ou innocent ? Jeu ou violence réelle ? La frontière entre bien et mal a rarement été aussi brouillée. La musique somptueusement inquiétante d’Ella van der Woude, contribue largement à la claustrophobie du spectateur. Il y a du Buñuel dans ce film et même de l’inspiration chorégraphique puisée chez Pina Bausch. Les cadrages, la photographie, les décors, tout est décalé avec virtuosité et plonge le spectateur dans ce drame scolaire qui bascule progressivement du réel vers une dimension presque surnaturelle. Un film qui n’a pas fini de vous surprendre.
Renate Reinsve a reçu le Prix d’interprétation à Cannes en 2021 pour Julie en 12 chapitres. Elle prouve encore une fois qu’elle est une immense comédienne. Mais tous les autres, Ellen Dorrit Petersen, Endre Hellestveit, Thea Lambrechts Vaulen, Øystein Røger sont parfaitement au diapason d’un film pas comme les autres, troublant, étrange, sensuel et glacé à la fois, phagocyté par le décor de cette école devenue entité vivante et menaçante. A voir sans modération
2,0
Publiée le 16 mars 2025
La scène se passe dans une ville crépusculaire quelque part en Norvège, où semble-t-il jamais le jour ne se lève et dans ce gris automnal des adultes accointés se disputent à propos des improbables perversions sexuelles de leurs petits garçons - qui restent hors champ - mais ce ne sont pas les parents qui sont convoqués en définitive, ce sont d’autres fantômes qui s’entrechoquent, se mêlent et se mordent dans des allégories maladroites filmées au plus flou.
3,0
Publiée le 11 février 2025
- Cet trés complexe, trés dur par moment.

spoiler: Les gamins au centre de l’histoire du film sont les grand absent, les parents et prof parle d’eux sans seux. Sa alterne entre de long silence et grand délire par moment qui font sourire parfois.


Je ne suis pas sur d’avoir tous compris, certaine scéne me font penser a des méthaphores en image.
2,0
Publiée le 18 mars 2025
Lorsqu’un incident se produit à l’école, les parents des jeunes Armands & Jon sont convoqués. Mais tout le monde à bien du mal à expliquer ce qu’il s’est réellement passé, les récit s’opposent et les points de vue s’affrontent…

Pour son premier long-métrage, Halfdan Ullmann Tøndel (qui n'est autre que le petit-fils d'Ingmar Bergman) nous immisce au coeur d’un huis clos étouffant au sein d’une école, où il est question de harcèlement et d’agression sexuelle. Un sujet lourd et une mise en scène particulièrement déroutante, parviennent à créer un climat déstabilisant, ajouter à cela l’excellente interprétation de ses comédiens, il y avait tout pour pleinement convaincre… sauf qu’en réalité, c’est plus compliqué qu’il n’y paraît

Le film avait le mérite de plutôt bien démarrer, en nous confrontant d’entrée de jeu aux protagonistes. Mais petit à petit et de façon sournoise, le film s’enfonce inexorablement dans une sorte de mise en scène pompeuse (et inutilement chorégraphique) qui se traîne en longueur durant deux longues heures (on les sent passer), allant jusqu’à lorgner du côté de l’onirisme.

C’est d’autant plus frustrant que l’on appréciera la façon avec laquelle le réalisateur dépeint ses personnages spoiler: (le proviseur insupportable parce qu’il n’est pas en mesure de prendre des décisions et d’assumer son rôle, l’infirmière qui a constamment un pet de travers ou encore la mère de Jon qui fusille du regard).
Sans oublier bien évidemment, ses superbes actrices, à commencer par Renate Reinsve (Julie (en 12 chapitres) - 2021) qui parvient à nous crisper le temps d’une scène malaisante (où elle passe du rire aux larmes), ainsi que Ellen Dorrit Petersen (The Innocents - 2022) particulièrement redoutable.

Pour pleinement convaincre, il aurait fallu tailler dans le gras, resserrer ici et là et éviter de prendre des sentiers battus qui nous éloignent du sujet principal, dommage car La Convocation (2025) avait d’excellents atouts.

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3,0
Publiée le 12 mars 2025
Huis-clos très bien écrit et mis en scène. Duo d'actrices incroyables mais globalement beaucoup trop long avec des séquences oniriques un peu lourdingues
3,0
Publiée le 14 mars 2025
«Harcèlement scolaire norvégien…»
Quand on accuse votre fils de 6 ans d’agression sexuelle sur un de ses copains, votre sang de mère ne fait qu’un tour… et la vérité ne se trouve pas forcément là où on le pense.
Le sujet est bien traité et la trame intelligente, mais on perd un peu pieds avec des scènes délirantes et artificielles qui se veulent certainement artistiques.
On comprend en revanche que ce film ait eu la Caméra d’Or à Cannes, car la dite caméra virevolte avec virtuosité.
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