Après un retour à New-York ("Whatever works") et en attendant son film parisien, voici de nouveau Woody Allen à Londres, ce qui n'était pas, pour moi, une mauvaise nouvelle vu que, parmi ses derniers films, les seuls ayant trouvé grâce à mes yeux étaient ceux tournés dans la capitale anglaise. Hypothèse confirmée : ce dernier Woody Allen est fort plaisant, à la fois divertissant et plus "consistant" que ce qu'une lecture rapide de l'intrigue pourrait donner à penser. Tout tourne autour des relations sentimentales de 8 personnages principaux, le centre étant constitué d'un ex couple de sexagénaires, Helena et Alfie, de leur fille Sally et de Roy, le mari de cette dernière. Helena, complètement dévastée par son divorce, se met dans les mains d'une soi-disant voyante dont les prédictions, bien entendues bidonnées et tarifées, ne vont pas cesser d'interférer sur la réalité : une Helena qui part en vrille dans l'irrationnel, un Alfie pris du démon de midi, une Sally qui tombe amoureuse de son patron, un Roy, écrivain en mal d'inspiration, qui craque pour Dia, la voisine d'en face, une jeune femme d'origine indienne qui tripote plutôt bien la guitare classique. On n'arrête pas de passer de l'un à l'autre, on ne rit pratiquement jamais mais on sourit presque tout le temps, même si le but de Woody, reprenant Shakespeare dans "Macbet", est de nous montrer que la vie est "une fable racontée par un idiot, pleine de bruit et de fureur, et qui ne signifie rien". On ne dira que du bien de la distribution, er encore plus de 3 comédiennes : 2 comédiennes ayant déjà une longue filmographie, Gemma Jones, qui interprète Helena et Naomi Watts qui joue Sally, et puis Freida Pinto qui joue Dia. Cette dernière, d'une beauté renversante, on l'avait découverte dans "Slumdog Millionaire"et elle est également à l'affiche actuellement dans "Miral". Un petit mot sur la musique, pour finir : pour une fois dans un film de Woody Allen, j'ai entendu de la musique qui me plaisait, grâce surtout à Boccherini, Donnizetti et Mozart.