Pour la fin d'année 2022, Netflix dégaine de nombreux films de réalisateurs d'envergure, comme Blonde d'Andrew Dominik, White Noise de Noah Baumbach ou encore Pinocchio de Guillermo del Toro. Mais l'un des gros films à venir de la plateforme rencontre déjà quelques difficultés.
Présenté en avant-première aux festivals de Venise et de Telluride, Bardo, fausse chronique de quelques vérités n'a pas fait l'unanimité. Le nouveau film d'Alejandro González Iñárritu, sacré deux fois meilleur réalisateur aux Oscars pour Birdman et The Revenant, a fait l'objet de critiques plutôt mitigées après ces projections exceptionnelles, notamment sur sa lenteur et sa longueur.
Un nouveau montage pour le film d'Iñárritu
C'est pourquoi le cinéaste mexicain est retourné en salle de montage et a coupé 22 minutes du film, qui dure désormais 2 heures et 32 minutes sans générique, nous apprend Variety. Alejandro González Iñárritu, qui a récemment clashé les films de super-héros, a vu ces projections comme des tests qui lui permettent de rendre son film meilleur : "La première fois que j'ai vu mon film, c'était avec 2 000 personnes à Venise", a-t-il déclaré à IndieWire.
"C'était une belle opportunité de le voir et d'apprendre des choses qui pourraient s'améliorer avec un peu plus de bricolage, avec l'ajout d'une scène qui n'est jamais arrivée à temps et avec le décalage d'une chose ou deux. Petit à petit, je l'ai réduit, et j'en suis très satisfait".
Même si le réalisateur a raccourci son film, il se défend d'avoir lu la moindre critique : "Je tiens à réaffirmer que je n'ai pas lu une seule critique, pour préserver ma santé mentale. Il n'y a personne de mieux que moi qui connaît tous les points du film qui se connectent et comment ils pourraient mieux se connecter."
Tourné et produit entièrement au Mexique, Bardo est une comédie dramatique qui met en vedette Daniel Giménez Cacho (La Mauvaise Education, Club de Cuervos) dans la peau de Silverio, un journaliste et documentariste mexicain réputé vivant à Los Angeles.
Alors qu'il doit recevoir un prix international prestigieux, le reporter rentre dans son pays natal, sans savoir que ce simple voyage va le confronter à une terrible crise existentielle. Ses souvenirs et ses angoisses ressurgissent à cette occasion jusqu’à l’obséder et à le plonger dans un état de confusion et d’émerveillement.
Avec émotion et humour, Silverio affronte des questions à la fois universelles et intimes sur l’identité, la réussite, la mortalité, l’Histoire du Mexique et les liens profonds qui le rattachent à sa femme et à ses enfants. En d’autres termes, à la raison même d’être de l’espèce humaine en ces temps si particuliers...
Au reste du casting, on retrouve Griselda Siciliani (Sentimental), Ximena Lamadrid (Qui a tué Sara ?) et Andrés Almeida (Narcos : Mexico). Bardo sera projeté dans quelques salles aux Etats-Unis en novembre avant sa sortie sur Netflix le 16 décembre prochain.