Tucker et Dale sont deux gentils péquenauds venus se ressourcer en forêt, et se préparent à passer du bon temps. Ils y rencontrent des étudiants venus faire la fête. Suite à un quiproquo entraînant la mort d’un des jeunes, ces derniers pensent que Tucker et Dale sont des serial killers qui veulent leur peau, alors que nos héros pensent que les jeunes font partie d’une secte et qu’ils sont là pour un suicide collectif ! C’est le début d’un gigantesque malentendu dans lequel horreur et hilarité vont se mélanger. Car plus les situations louches s'enchaînent, plus le quiproquo grandit...
Les rayonnages du cinéma débordent de films d'horreur rendant hommage à leurs glorieux aînés, y compris les comédies horrifiques; c'est dans la nature des choses. Mais à ce petit jeu là, il faut quand même séparer le bon grain de l'ivraie, tant le meilleur côtoie parfois les abîmes de la nullité. C'est peu dire qu'on n'avait pas vraiment vu arriver Tucker & Dale fightent le mal sur les écrans radars en 2010.
Tout premier film réalisé par Eli Craig (qu'on a pas mal perdu de vue depuis...), financé dans une grande douleur, Tucker & Dale a été précédé d'un accueil ultra enthousiaste des spectateurs au gré de ses présentations dans divers festivals, et pas des moindres, comme Sundance ou Sitges.
Cette petite pépite gorgée d'humour noir et même franchement gore, réussit l'exploit d'être tout à la fois un hommage respectueux au cinéma des débuts de Sam Raimi ou Peter Jackson, offrant des relectures de classiques absolus du genre comme Massacre à la tronçonneuse ou Vendredi 13. Mais aussi une parodie des slashers qui écume nos écrans depuis des années en reprenant les clichés et les codes du genre.
Un exercice d'équilibriste très casse-gueule, qu'Eli Craig réussi pourtant formidablement. A voir (ou revoir !) sur Prime video.