Une série dont l'objectif était de fidéliser les téléspectateurs de France 3, sur la tranche horaire critique située entre 20h et 21h, celle où la publicité rapporte le plus.
Les moyens pour y parvenir : inventer un quartier fictif de Marseille, le Mistral, et y dérouler des histoires autour d'une bonne dizaine de personnages, afin que tous les publics s'y reconnaissent. Le seul problème, c'est que les dialoguistes en ont rajouté des tonnes en matière langage ordurier, certainement parce qu'un directeur quelconque de France 3 avait théorisé qu'il fallait parler comme les Français pour les intéresser. Mais les Français ne parlent pas comme ça, en moyenne, ils sont beaucoup plus respectueux, polis et intelligents que les personnages de «Plus belle la vie».
Cette soupe quotidienne de basse qualité nous a été servie sur plus de mille épisodes, avec toujours le même niveau de dialogue et les mêmes ressorts scénaristiques pourtant usés jusqu'à la corde. Le titre «Plus belle la vie» est d'une ironie remarquable, tant les péripéties des protagonistes étaient déprimantes. Même les paroles du générique n'avaient aucun sens.
Bref, une série lamentable, qui malheureusement, a donné à d'autres chaînes l'envie de copier le concept.