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CH1218
199 abonnés
2 879 critiques
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3,5
Publiée le 23 juillet 2015
Jeu de séduction machiavélique entre Robert Mitchum et Jean Simmons. Mieux vaut donc se méfier des apparences dans ce film noir signé par Otto Preminger. En dépit d’un petit manque de rythme, « un si doux visage » reste un classique qui tient joliment ses promesses.
J'ai beau aimé Robert Mitchum, ce film ne passe vraiment pas et ce, pour plusieurs raisons. "Un si doux visage" d'Otto Preminger se veut d'être un thriller sombre qui peine à trouver ses marques et à imposer un tempo régulier. Résultat, malgré l'interprétation indéniable de ses acteurs, Mitchum en tête, le film ne décolle jamais et peine sans cesse à captiver un seul instant le spectateur malgré un pitch de départ dès plus intéressant. Dommage car il y a quelques jeux de lumières et séquences qui sont plutôt réussis. L'ennui débute très rapidement jusqu'à en devenir lourd et peinant pour le récit qui se termine sans queue ni tête. Bref, un film raté !
Un film bien noir comme on l'aime tout droit sortit des années 50 avec le ténébreux et séduisant Robert Mitchum et la mystérieuse et machiavélique Jean Simmons. Tous deux réunis dans un film bien sombre , cruel, vicieux et interessant au rytme paisible et inquiétant du polar noir typique. "Un si doux visage" est le croisement entre une histoire d'amour qui tourne au vinaigre et une intrigue assez interresante mais un peu prévisible. Un Robert Mitchum toujours l'air distant et c'est ce qui donne tout son charme et qui fait que sa prestation soit si impressionnante. Une Jean Simmons radieuse mais finalement qui est assez intriguante et qui est difficile à comprendre comme personnages. Côté technique , des images soigné et esthétique et des décors typiques. Un film qui a aussi une fin qui particulièrement sinistre et cruel. Mais avant tou c'est un excellent film à voir et à revoir sans modération,
C'est un des modèles du "film noir", genre que je n'apprécie pas beaucoup. Ici, l'image de la femme fatale est poussée à l'extrème. Cela donne un film pas trop ennuyeux, très bien réalisé et intéressant.
Un film noir remarquable, un chef d'oeuvre du genre. LA mise en scène d'Otto Preminger est sobre et brillante, appuyant bien sur la psychologie de ses personnages, tous énigmatiques et passionnants. De plus, le noir et blanc est ici particulièrement captivant, ce qui donne encore plus d'intérêt à ce film. Remarquable interprétation de Robert Mitchum et Jean Simmons. Un classique!
Quelle déception que ce film pourtant bien "considéré" dans le cinéma de Preminger ! Le scénario est indigent, les situations et les faits sont peu crédibles, jusqu'à une scène finale dans laquelle on perçoit ce qui va arriver, en souhaitant quand même que le cinéaste ne se laisse pas aller à une telle facilité grossière. Quelques bons dialogues, et le personnage de Franck, à la lucidité cynique, bien campé par Robert Mitchum, ne sauvent pas le film de l'ennui, puis de la consternation.
Peu importe que ce film soit un "grand" film (noir, dramatique, d'amour...). Ce qui fait sa valeur, c'est le fil ténu sur lequel se déroule l'histoire. La suite inexorable des événements comme dans la vraie vie. L'histoire d'un mensonge malhabile, l'histoire d'une cellule familiale vérolée, l'histoire d'une petite peste prise au piège des sentiments et d'un récit qui s'accélère, qui s'accélère pour se crasher au fond d'un ravin.
Je m'attendais à voir un classique du film noir, et je n'ai pas été (trop) déçu. Tous les ingrédients sont réunis, les acteurs sont impeccables. Le film se déroule sans que l'on ne trouve rien à redire. Il manque peut-être un tout petit peu de rythme, mais rien de dramatique.
Excellent film noir d'Otto Preminger. ' Un si doux visage ' a été tourné en 18 jours. Comme quoi parfois des chefs-d'oeuvres sont tournés en peu de temps. Jean Simmons ( qui vient de nous quitter ) est formidable dans ce rôle de femme fatale. Fatale, oui, mais dans un sens différent que dans la plupart des films noirs. Ici, il ne s'agit pas seulement d'une femme manipulatrice, mais d'une femme véritablement fragile et perdant les pédales. Mitchum est génial comme d'habitude; il joue un homme qui se sait manipulé et pourtant ne peut empêcher la redoutable mécanique qui va s'abattre sur lui. Les scènes de procès sont géniales ( je crois que Preminger est le cinéaste qui sait le mieux filmer les procès ( cf. ' Autopsie d'un meurtre' ). A cela s'ajoute, ses discrets mouvements d'appareil à la grue, tout simplement sublimes. La musique de Dimitri Tiomkin donne un aspect inquiétant et romantique au film. Un joyau du film noir.
Dans la même tracée de « Laura », le chef-duvre fétiche dOtto PREMINGER, ce dernier orchestre une insaisissable tragédie lyrique tranchée dune histoire damour et dune enquête policière. Deux intrigues assemblées pour obtenir un grand moment difficile à cerner.
Que rajouter à ce qu'ont très bien dit les critiques favorables? Qu'à partir d'un fait divers sordide, Otto Preminger réalise une oeuvre maîtresse au scénario digne de la tragédie classique. Le Destin (les dieux?) fait jouer aux humains un drame presque comique à force de le faire rebondir. On s'attend à la fin, mais c'est sans importance. Robert Mitchum apporte à l'histoire le charme de son flegme massif et Joan Simmons sa beauté perverse et désespérée. C'est noir, dur, froid et brûlant. Du grand cinéma.
Comment ne pas se laisser prendre au visage d'ange de Diane Tremayne, ensorceleuse Jean Simmons, à ce mélange d'innocence et de rouerie, à ce regard si doux et si sombre auquel on ne peut échapper quand il se pose sur vous ? Frank, Robert Mitchum magnétique, va tomber sous le charme de la jeune héritière tourmentée....Une atmosphère noire et troublante, où le jeu de la séduction va de pair avec les sombres desseins d'une enfant qui n'a pas grandi, dévorée par la rancoeur et la jalousie à l'encontre d'une belle-mère qui lui a pris son grand amour : son père. Comment supporter, alors, l'abandon de l'amant, volé à une autre, puis du mari, qui l'a percée à jour ? D'après un fait réel, Preminger a tourné un thriller superbe et vénéneux qui nous tient en haleine jusqu'au dénouement, à la fois prévisible et redouté...
Au début, on croirait être dans le genre balisé du film noir avec la récurrente femme fatale machiavélique. Et puis, peu à peu, l'intention du réalisateur n'est plus celle que l'on croit et le film devient un drame d'amour absolu et surprenant. D'une tristesse intense et pudique.