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Caine78
6 853 abonnés
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3,0
Publiée le 7 février 2012
Académique au possible, il n'en reste pas moins que cette « Princesse de Clèves » est sans réelle fausse note. Beaux costumes, beaux décors, belles couleurs et mise en scène élégante : on est certes pas dans l'audace, mais au moins le travail a le mérite d'être très bien fait. Alors oui certains personnages sont caricaturaux, et l'interprétation est inégale (fade Jean-François Poron, tandis que Jean Marais est pour une fois plutôt bien, même si c'est la belle Marina Vlady qui s'en sort le mieux), mais alors que le roman était à la longue assez ennuyeux (pour ne pas dire autre chose), Delannoy trouve le moyen pour maintenir le cap jusqu'au bout, si bien que l'émotion est en définitive loin d'être absente, à l'image d'une dernière scène juste et émouvante... Ceux ne jurant que par la Nouvelle Vague risquent donc sérieusement de se couper les veines dès les premières images (ils avaient d'ailleurs commencé lors de la sortie du film), mais pour ceux capables d'apprécier un beau spectacle classique, le plaisir sera là. Une bonne surprise.
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12 483 critiques
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3,0
Publiée le 12 avril 2011
Rèalisè par Jean Delannoy qui adapte le cèlèbre roman publiè anonymement par La Fayette (aidè par la plume de Jean Cocteau), c'est Marina Vlady qui est choisie pour camper - avec une certaine retenue - cette princesse dèvorèe par ses tourments intèrieurs qui a jurè fidèlitè à son mari mais aime passionnèment et platoniquement le sèduisant duc de Nemours! Cette oeuvre a beau avoir ètè ècrite au XVIIème siècle, on peut y lire aisèment un portrait de la femme française du dèbut des annèes 60! "La princesse de Clèves" et son côtè quasi-virginale symbolisent une sorte de baroud d'honneur des valeurs traditionnelles! Car les femmes françaises sont encore majoritairement les dignes hèritières de "La princesse de Clèves". Epouses avant toute chose! Ceci explique, que la critique qui ne jurait alors plus que pour la Nouvelle Vague et qui ècria le classicisme de Delannoy, le film remporta un formidable succès public lors de sa sortie en salles! Cette hèroïne et son hèroïsme parlaient aussi bien aux femmes qu'aux hommes! Le gènèrique du dèbut est original, la fin est belle: "Venez me rejoindre au pavillon par cette même route que vous avez prise la nuit où vous m'avez causè une si grande peur! Je vous attendrais, libre de vous faire l'aveu d'un coeur qui refusait l'offre du vôtre moins par un excès de scrupules que par la crainte d'en souffrir un jour". Delannoy se sort tant bien que mal de cette illustration très fidèle dans son ensemble malgrè une certaine asphyxie dans le personnage de Marina Vlady...
Un film a le droit d'être ambitieux encore faut-il ne pas confondre ambition et prétention. Ici la patte de Jean Cocteau est partout et il nous a pondu des dialogues impossibles, on se parle par tirades interminables avec toujours le mot juste, on ne se coupe pas la parole à croire que tous ces gens ont un balai dans le Q quand ils causent. L'histoire n'a aucun intérêt (une espèce d'éloge de l'amour platonique, tu parles d'un thème) Même l'interprétation est décevante, Jean Marais n'est pas fait pour ce genre de rôle et la prestation de Marina Vlady est bien faible. Mais ou est passé le Delannoy de Notre Dame de Paris ? Sans doute écrasé par l'omniprésence de Cocteau. Nous avons là un film pompeux et poussiéreux, si les bons films ne vieillissent jamais, celui-là était sans doute déjà vieux à sa sortie Quand on pense que la même année les américains nous offraient West Side Story
On aura beau respecter le roman au mieux, tout en y apportant les modifications nécessaires pour son adaption sur grand écran (mention à Cocteau), il est quasi-IMPOSSIBLE de faire un film passionnant quand le roman d'origine ne l'est pas le moins du monde. Malgré cela, je concède que les décors, les costumes, les dialogues... sonnent tous juste, mais ce long-métrage ne peut éviter au final de plonger le spectateur dans un ennui profond. Dommage, même si l'intention est là.
Succès public énorme à l'époque (3,4 millions d'entrées) et critiques (sauf pour l'intelligentsia parisienne et la Nouvelle Vague) il faut avouer que le film a autant de qualités que de défauts. Casting parfait avec une Marina Vlady aussi vierge que subtil et un Jean Marais étonnament amoureux. Costumes et décors font beaucoup pour le charme de l'oeuvre. Mais le film pêche par trop de théâtralité, ça manque de mouvement et de vie... Dans le genre Tavernier à fait mieux avec son adaptation récente d'un autre roman de Madame de La Fayette, "La princesse de Montpensier".
Un film très classique, voir académique, mais de très grande qualité. Un scénario historique intéressant bien construit autour d’une histoire d’amour impossible, mais qui accompagne l’histoire de l’époque. La cour, ses combats de chevaliers, les chasses à courre, les ambitieux, la mort par accident du roi Henri II.. De très belles scènes sont tournées au château de Chambord, absolument magnifiques, les poursuites dans les coursives, les RDV secrets dans les tourelles. Une liberté totale de manœuvre était donnée alors, on ne pourrait probablement plus refaire un film comme cela. Et puis il y a les costumes magnifiques, Marina Vlady est constamment vêtue de robes de Pierre Cardin, plus belles les unes que les autres, un vrai défilé de mode de haut niveau. Marina Vlady est parfaite pour ce rôle avec une pointe froideur et de beauté glacée sous laquelle érupte en de rares moments la lave de la passion. Les décors de Jean Cocteau sont aussi superbes, voir la scène finale féerique de design, flamboyant. Une belle réalisation de Jean Delannoy, pour un film qui vaut mieux que sa côte.
Je dois dire que lors de sa sortie ce film m’avait terriblement ennuyé,. Je ne connaissais quasiment rien en histoire de France et pas grand chose en cinéma. 50 ans plus tard, je peux dire que j’ai changé d’avis et que ‘’La princesse de Clèves’’ prend toute sa place dans un contexte historique, tant sur l’année 1559 (matérialisée par le tournoi de chevalerie et la mort de Henri II) avec ses grands personnages réels qu’on a vraiment plaisir à voir et entendre que sur la façon de vivre des courtisans du 16 ième siècle qui, en dehors des guerres, donnaient tout leur temps au libertinage auquel succédera la carte du tendre,,inspirée par madame de Scudery. La princesse de Clèves est un beau film que l’on a tout loisir à contempler et à entendre. C’est le modèle d’un académisme de bon aloi car il a été vécu. A ce titre, il nous fait ressentir ce que nous aurions pu vivre en étant nés dans la noblesse. Le thème de la fidélité en amour reste pour moi anecdotique et passe après la vision des mœurs du temps mais je conçois très bien son existence passée. Les acteurs sont excellents et la mise en scène rigoureuse. Cela restera le grand rôle de Marina Vlady mais pas celui de Jean Marais. Difficile de ne pas croire à l’insistance de Cocteau…On a le droit de le préférer sous un aspect bien plus jeune dans ‘’les mystères de Paris’’ tourné l’année suivante.
A moins d être un peu amateur d histoire de France et de l importance de ses coulisses par les liaisons ce film semblera pour son scénario très ennuyeux, il reste qu il est - meme date - d une certaine qualité par son décorum, ça ne suffira pas à tout le monde non plus ... ça reste une référence d époque dans le cinéma français, a minima a voir par curiosité cinématographique.
Ce film est totalement décalé par rapport à notre époque. Cette société d'une noblesse oisive qui fait d'un billet un événement majeur nous est étrangère. Il faut réussir à entrer dans la psychologie des personnages pour apprécier l'oeuvre. L'environnement est soigné et les costumes de Pierre Cardin sont royaux.
C'est un film qui présente pratiquement qu'une seule intrigue, et au début il est difficile de ne pas se perdre avec tous les personnages qui sont présentés. Malgré que le film soit lent, il permet de nous interroger sur les principes de l'époque et également de voir à quel point la passion amoureuse interdite peut être destructrice.
Grande injustice fut faite à ce film remarquable, éreinté en 1961 par une critique toute à son affaire avec le cinéma de la Nouvelle Vague, qui ne se serait pas hasardée à faire l'éloge d'une réalisation à l'apparence aussi classique. Et pourtant la patte des grands y fit merveille : costumes féériques de Pierre Cardin et Marcel Escoffier, photographie sortie d'un conte de Perrault assurée par Henri Alekan, musique de Georges Auric, scénario subtil et sensible de Jean Cocteau (par ex le masochisme du prince de Clèves réunissant lui-même son épouse et Nemours dans le mémorable tête à tête amoureux de la scène de la lettre), texte admirable à peine transformé de Mme de La Fayette, diction irréprochable, casting inoubliable de Jean Marais et Marina Vlady en époux de Clèves... Un film à ranger non pas au rayon des grands classiques en costumes, mais à mettre au panthéon des adaptations de la littérature française au cinéma.
Un film qui nous vend de l'amour platonique et bien je dois dire que c'est plat, autant le rtyhme que l'histoire issu du classique de Madame de La Fayette que je n'aime pas du tout. Tout simplement parce que le thème parait désuet, et pas actualisé et sans passion. Et les décors sont tout juste correcte.
Le livre est beau, la langue est si belle et le film se devait d’être un livre aussi soigné que celui-ci. D’aucuns pourraient le taxer de classicisme exacerbé mais il est un écrin où l’étiquette est respectée comme à l’époque où le livre a été écrit. C’est un témoignage et le film est un hommage.
C'est pompeux et naïf, très adolescent ! Joué de façon théâtrale, demande de la concentration pour suivre les dialogues mais pas l'histoire qui est d'une simplicité trop extrême... 2,8/5