Votre avis sur Super Size Me 2: Holy Chicken! ?

8 critiques spectateurs

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1,0
Publiée le 21 février 2020
Je pensais que l'objectif du documentaire était de dénoncer les dérives du commerce du poulet, montrer dans quelles conditions ils sont élevés, vérifier leur origine... En gros, montrer à l'image du premier film, à quel point la malbouffe est un travers. Au lieu de ça, le documentaire commence par une dégustation de burgers au poulet tous aussi gras les uns que les autres, et si cela part bien avec quelques critiques sur le fait que les sauces ressemblent à ce que produit un bébé, Spurlock décide de... créer son propre fast-food. Au lieu de dénoncer les grandes corporations et leurs pratiques insensées, il rentre dans leur jeu ! On a donc droit à Spurlock qui monte son élevage de poussins pour faire prospérer son affaire. Comment peut-on dire avec un calme olympien à propos des poussins "Leur seul but est de grossir vite et de terminer dans notre ventre" !? Pas de moralisation sur le tri et l'abattage des poussins, au contraire cela est fait sur une douce musique. Bref, là où le premier Super Size Me avait l'avantage d'être un documentaire solide sur le fait que manger ce type de nourriture de façon répétée ne pouvait avoir que des conséquences néfastes sur la santé, celui-ci a l'objectif absolument opposé. Consternant.
3,0
Publiée le 22 mai 2020
Morgan Spurlock, son nom ne nous disait rien au début des années 2000. Arrivé de nulle part, ce dernier avait déclenché un séisme (mondial !) avec son documentaire choc Super Size Me (2004), en révélant aux yeux du monde, à quel point les fast-foods étaient néfastes pour notre santé (aussi bien physique que mental).

15ans plus tard, il est de retour, avec les mêmes convictions, le même combat, la même hargne, celle de faire éclater au grand jour, les vices de l’industrie agroalimentaire.

Avec Super Size Me 2 : Holy Chicken ! (2019), Morgan Spurlock reprend les codes qu’il avait utilisé avec Super Ca$h me (2011), avec cette fois-ci, dans l’idée d’ouvrir un fast-food afin de tester la crédulité des consommateurs américains, de dévoiler à quel point l’industrie à la main mise sur les éleveurs (avec des paysans pris à la gorge financièrement) et de montrer par la même occasion, de quelle manière l'industrie de la restauration a radicalement changée au milieu des années 2000 (tout juste après la sortie de Super Size Me).

Et le réalisateur démarre fort, en nous montrant à quel point l’USDA (le département de l'Agriculture des États-Unis) n’a aucun pouvoir pour obliger les industriels à mettre en place des mesures ou des normes (environnementales ou liés au bien-être animal). L’USDA délivre des permis à qui en veut, sans le moindre contrôle, c’est effarant.

On découvre aussi le monopole des industriels de l’agroalimentaire (contrairement à l’Europe, où une "Autorité de la concurrence" empêcherait une telle mainmise et notamment, sur le poulet, puisqu’il est question de cela dans le film). Résultat, les éleveurs se retrouvent pieds et poings liés, submergés de dettes.

Bien évidemment, on n’échappe pas à ces images de poussins élevés en batterie, nourris porc (!) et qui grandissent bien plus vite que ce qu’avait prévue Dame Nature. Résultat, les poulets meurent de crises cardiaques ou ont des problèmes de croissances (prenant du poids bien trop vite, leurs os ne peuvent pas suivre, ils finissent donc par rompre ou se tordre).

Sans oublier le fameux "greenwashing", dont l’industrie de la restauration rapide s’est empressée de mettre en place à marche forcée, après la tornade qu’a représentée Super Size Me. Souvenez-vous, au milieu des années 2000, lorsque McDonald’s a subitement changé de code couleur, changeant son logo (en gardant ses arches jaunes) passant d’un logo à fond rouge, à… vert ! Ce n’était absolument pas anodin. Idem pour le relooking de ses restaurants, aussi bien extérieurs qu’intérieurs (et tous ses concurrents ont fait de même). Et cela, Spurlock le montre très bien, en allant dans chacun des fast-foods qui pullulent aux States (Chick-fil-A, Wendy's, Burger King, Subway, Chipotle, Carl’s Jr, …).

Le réalisateur ne nous épargne rien et nous montre les rouages d’un système qui abuse de la confiance des consommateurs, en se disant plus sain, plus vertueux, plus vert et respectueux de l’environnement (il n’y a qu’à voir les campagnes marketings de McDonald’s France de ces dernières années pour s’en convaincre).

En mettant au point son propre fast-food, il nous dévoile les coulisses peu reluisantes de l’industrie agroalimentaire fourbes & malhonnêtes et les combines de l’industrie de la restauration rapide pour mettre au point un "greenwashing" savamment et sournoisement redoutable et qui est entré dans les habitudes des consommateurs.

C’est effarant de ce dire que finalement, rien n’a changé 15ans après qu’ils les aient tous cloué au pilori.

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3,5
Publiée le 30 novembre 2021
Un concept fort intéressant, avec la fin de l'hypocrisie affichée aux yeux de tous à l'ouverture du restaurant... et filmée.
4,5
Publiée le 28 juin 2022
Wow grosse surprise!!!
Je me rappelais du 1er doc où on voit juste un mec s'empiffrer de burgers pour prouver que c'est mauvais pour la santé. Ce "2e épisode" n'a rien à voir et l'angle d'approche est incroyablement intelligent et audacieux (à des années lumière du pachidermique Michael Moore). C'est déjà captivant jusqu'à l'ouverture du restaurant annoncée dès l'introduction mais le résultat n'est à surtout pas spoiler.
4,0
Publiée le 15 mars 2025
Super size me 2 réussit à capturer l'esprit incisif de son prédécesseur tout en apportant une touche d'originalité. Avec un humour toujours aussi percutant, le film parvient à faire rire tout en soulevant des questions essentielles sur notre rapport à la nourriture et à l’élevage. La petite référence à la figure emblématique de Subway est un clin d'œil savoureux qui ajoute une couche d'ironie à l'ensemble.

Le dessin animé mettant en scène une poule découvrant l’élevage est particulièrement réussi. Ce passage ludique et éducatif permet d'initier les spectateurs aux réalités parfois dérangeantes de l'industrie alimentaire tout en offrant un moment de légèreté.

Une des remarques marquantes du film évoque la possibilité d'une alimentation saine si chacun se montrait plus exigeant. Cette réflexion, bien que simple, résonne profondément dans notre époque où les choix alimentaires sont souvent influencés par des normes de consommation peu scrupuleuses. L'aura de qualité qui se dégage de cette œuvre est palpable, témoignant d'un véritable soin apporté à sa réalisation.

L'usage de l’eau artisanale, dépeinte avec un humour mordant pour se moquer des prétentions marketing de l'industrie, est un excellent moyen d’illustrer les absurdités de notre consommation. En abordant des thèmes comme l'élevage industriel et le système de "tournois" entre éleveurs, le film dénonce des pratiques dégoûtantes où l'on contrôle à peine l'alimentation des animaux. Cette critique acerbe résonne particulièrement pour ceux qui se préoccupent des droits des animaux et des conditions d'élevage.

En somme, ce film est un documentaire à l'américaine qui, tout en étant divertissant, pousse à la réflexion. Avec un concept intelligent et des messages forts, il donne à réfléchir sur nos choix alimentaires, tout en donnant envie de se pencher sur des modes de vie plus respectueux, comme le végétarisme ou le véganisme. Tout cela fait de ce film une œuvre aussi convaincante que le premier, à ne pas manquer en VOSTFR !
Red
Red

3 abonnés 25 critiques

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4,0
Publiée le 14 février 2025
J'ai eu la nausée du début a la fin.....
l'envers du décors, le capitalisme, le marketing, l'industrie...
ont un documentaire qui dévoile les secrets de l'industrie agroalimentaire , sans spoils , faites attention a ce que vous manger....
Yo Y

11 critiques

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5,0
Publiée le 30 octobre 2023
Juste pwa!
Il attaque le fast en créant le sien afin de dénoncer l'hypocrisie des grandes chaînes et plus particulièrement la mafia américaine du poulet.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 29 septembre 2020
Brillant. Contrairement aux autres commentaires, je pense qu'il faut effectivement faire parti d'un système pour le renverser. Un film/documentaire peut choquer, mais il est éphémère, contrairement à l’ouverture de franchises à travers un pays.
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