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Un visiteur
4,5
Publiée le 27 juin 2018
Parvana est un merveilleux, fabuleux et émouvant conte oriental au charme envoûtant comme issu des Mille et Une nuits. C'est aussi un film intelligent qui décrit finement, derrière la beauté et la poésie, la dure réalité.
Ce n'est pas la 1ère fois qu'une fille se fait passer pour un garçon, même dans cette histoire en fait L'animation est très belle, bien faite et de couleurs chaudes. Le film montre le sexisme gouvernemental et évidemment pas appuyé par tous. Un peu anti-taliban mais pas trop anti-guerre, il serait intéressant de voir une histoire semblable qui se passerait durant l'occupation anglaise.
Très joli film d’animation, poétique, raconte une réalité très dure à entendre et difficile à croire. Vu avec mes enfants de 8 et 10 ans, nous avons beaucoup discuté après sur la situation des femmes en Afghanistan et dans le monde.
Les dessins ne sont pas de la beauté et du réalisme des animes japonais (Your Name 2016, Colorful 2011) mais ils ne sont pas horribles non plus (Kill Bill 1 2003, Animatrix The story boy 2003). Et l’animation est bien, assez pour donner vie aux séquence en centre-ville. L’histoire nous plonge dans la vie d‘une petite Afghane du nom de Parvana qui sera obligé, suite à l’arrestation injuste de son père, de se déguisée en garçon pour pouvoir circuler en ville afin de travailler dans le but d’apportée de la nourriture a sa mère et son frère et sœur. Plongée au cœur de Kaboul, cette histoire a le mérite de pointée du doigt certaines conditions injustes de la femme afghane au xx ême siecle : Interdictions au travail, interdictions à l’éducation, Interdiction de circuler en public sans la présence d’un homme. Une histoire émouvante.
Une pépite méconnue qui aurait sans doute eu toute ses chances dans un festival de cinéma international pour lui permettre d'éviter de sombrer dans l'oubli. Parvana, une enfance en Afghanistan dépeint les tourments de l’Afghanistan avec doigté mais surtout du culot, et quel culot ! L'impitoyabilité de la Charia imposée à l'extrême par les Islamistes est employée à bon escient non-seulement dans un but de dénonciation mesurée (pas de gros violons, juste la dureté de la situation) mais est en plus nuancée (les différents personnages y participants) en ne représentant le manichéisme que sous forme fictive (le conte) pour mieux en contrebalancer l'horreur de la réalité et les absurdités qui poussent l'héroïne à devoir se travestir pour soutenir sa famille. Son chemin mis en parallèle mis en parallèle avec celui du conte qu'elle transmet tant à elle-même qu'aux spectateurs et à son entourage (avec une magnifique animation au passage) apporte un niveau de lecture supérieur qui donne à ce film un message universel sur la guerre et la négativité qui a plongé le pays dans une spirale anti-libérale inepte. Violent mais sachant rester sage et poétique exactement quand il le faut, maîtrisant parfaitement son sujet, ce film d'animation est à voir absolument.