Il faut reconnaître que visiblement, nous faisons partie des rares personnes qui sont passées à côté du sujet et de l’humour au 3ème degré propre à « Kingsman ». En effet, ce « Scary Movie » pour adultes présente une série de clichés, prend le contre-pied du film d’espionnage et parsème le tout d’humour aussi lourd que « chlorophormique ». Loin d’être des amateurs de l’humour à la « Monthy Pitons » ou à « la Groland », nous sommes sortis dépités de notre salle ciné.
Nous ne reviendrons pas sur le pitch de l’histoire, déjà connu de tous d’autant plus que nous aurions beaucoup de mal à vanter les mérites du scénario qui, en plus de nous sembler grotesque n’a ni originalité, ni finesse… « Kingsman » combine une série d’histoires aussi écoeurantes qu’un bavarois triple épaisseurs et manque cruellement d’effet de surprise.
La vraie question que l’on s’est posé à de multiples reprises lors de la vision du long métrage est : « que sont allés faire Colin Firth et Samuel Lee Jackson dans un film pareil ? » Si le talent du premier n’est plus à démontrer, (fort heureusement !) on constate cependant qu’il ne fait que remplir le contrat, sans nous emporter dans une interprétation triomphale. Firth fait le job, rien de plus. Quant au deuxième, bien que déjà présents à l’affiche de films décalés, il incarne un méchant plus fou que tyrannique, surfant entre l’univers des milliardaires et des « ronnies » de basse zone. On ne comprend pas comment ce mélange des genres peut induire un rôle et un jeu crédibles ? La preuve, on n’y a pas cru une seule seconde… Et que dire du casting secondaire ? On rencontre une série de blancs becs en proie à devenir des super agents secrets et quelques figures emblématiques du cinéma telles que Michael Caine et Mark Strong pour les « baby-sitter ». Là aussi, on reste perplexe quant à la présence de ces comédiens …Heureusement, Matthew Vaught aura eu l’intelligence de sortir un atout charme inattendu dans le film…. un carlin ! On le sait, dès qu’un enfant ou un animal fait son apparition dans un film, le public se prend de tendresse pour ces petits êtres authentiques : pour le coup, c’est réussi. Les quelques rictus ou sourires en coin que le film nous aura arraché viendra en grande partie des scènes filmées avec le petit chien au faciès particulier.
Pour le reste, que garder ? Honnêtement, pour nous, rien. Le film paraît long, les histoires s’entremêlent, les absurdités s’enchaînent, les références à divers longs métrages connus du grand public se succèdent mais la sauce ne prend pas. On a réellement subit les deux heures de film en attendant avec soulagement le générique de fin. On reconnaîtra tout de même que les effets spéciaux sont bien réalisés… et ce sera sans doute la seule qualité que l’on trouvera à ce (très) long métrage !
Alors, comment expliquer l’engouement de la presse autour de cet ovni ? On ne comprend vraiment pas et on reste toujours aussi dubitatifs devant l’encensement dont « Kingsman » à fait preuve. Le constat général est que ce film souffre du même syndrôme que « The maze runner »… il est bien loin de tenir les promesses qui nous avaient été faites et on regrette amèrement d’avoir payé nos places et d’avoir perdu un temps précieux !
Pour nous, le verdict est sans appel, ce film vaut à peine une petite étoile et incarne une vraie déception !