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Wawa S
5 abonnés
48 critiques
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0,5
Publiée le 17 mars 2012
Film pour citadins qui n ' ont jamais vécu à la campagne ; c' est alors un documentaire sur un troupeau de vaches ; pourquoi pas ? Les autres , les campagnards , n' apprendront rien . Je n' ai jamais entendu des vaches meugler autant en pleine nature ; à l' étable oui . Les avait on droguées ? Un grand ennui .
J'aime bien ce genre de concept, c'est tout con, on filme des vaches pendant une heure, on ne rajoute pas de voix off, pas de musique et c'est très bien comme ça. Et finalement c'est peut-être le meilleur pamphlet végétarien qui puisse être puisqu'au lieu de culpabiliser le consommateur, au lieu de montrer des images d'abattoir que personne ne regarde vraiment à part les militants de L214, Emmanuel Gras montre « la vraie vie » des vaches. Le dispositif est extrêmement sommaire, on suit à travers quelques plans séquences une vache faire des trucs de vache... Et donc va les voir se lécher, mettre bas, brouter, utiliser leur langue pour secouer des branches et faire tomber des pommes... plein de trucs donc... ce qui fait que le film est assez varié et que l'on ne s'y ennuie jamais. Mais surtout on voit que les vaches ont des comportements attachants, que se sont de vrais être vivants (pour les citadins qui en douteraient) et donc fatalement on s'y attache.
Et donc, j'ai beau ne pas être d'accord avec ce qui semble être le message du film, ben Emmanuel Gras le délivre de la meilleure des manières, avec du cinéma. Ses cadres sont sublimes, il sait prendre son temps pour donner de la consistance à chaque vache à laquelle il va s'intéresser et surtout il a assez confiance en son cinéma pour ne pas multiplier les effets grossiers pour faire pleurer dans les chaumières... filmer les vaches qui meuglent en suivant le camion du boucher qui emmène une de leur congénère suffit largement.
Donc Bovines c'est très bien, même si ça ne m'empêchera pas de manger mon steak.
Heureusement pour nous, Bovines (2012) ne dure que 64 minutes, car contempler des vaches normandes qui ne font rien d’autre que paîtrent, dormir, ruminer et meugler, il faut être, soit un très grand amateur de bovins (ces imposants herbivores pacifiques qui incarnent à la fois le calme et la force tranquille), soit être un maso qui se complaira à regarder des vaches brouter de l’herbe, mastiquant inlassablement puisqu’il semble que cela soit le quotidien d’une vache (passionnant, non ?). On regrettera l’absence de voix-off ou de commentaires d’éleveurs, le film étant tellement amorphe, vous risquez fort de sombrer dans un profond sommeil avant la fin du film.
Le quotidien bucolique d'un troupeau de vaches françaises. Productrices de lait, reproductrices, futures steack, leurs destins diffèrent mais leur vie est la même. Pas de paroles, pas de problématiques à la Raymond Depardon mais un regard pas si anodin sur ce que nous consommons tous les jours. Des animaux inoffensifs élevés pour nos besoins. Une vie qui, sous des dehors paisibles, est finalement effrayante. Emmanuel Gras ne s'attarde pas pour nous montrer ce qui fait la vie de ces animaux et c'est tant mieux. Les images sont superbes, donnant une vision quasi paradisiaque de nos campagnes où vivent les héroïnes du documentaire, et de nos supermarchés.
Les vaches contribuent depuis suffisamment d'années à notre subsistance pour qu'enfin elles aient droit à un film entièrement dédié à leur placidité qui les mène de la quiétude des champs où elles regardent passer le temps et les saisons jusqu'au convoi qui les mènera à l'abattoir. Emmanuel Gras s'il consacre la plupart de son film à nous faire admirer sans parole (chose rare de nos jours) le caractère contemplatif de la bête, insère ses vues admirables dans le rapport étroit de la vache à l'homme qui est tout à la fois son protecteur et son bourreau. Le calme délivré par "Bovines" est tout à fait bienvenu en ces temps tourmentés où l'homme ne sait plus après quoi il court. Par moment il ferait bien comme la bête à cornes léchant tendrement le front d'une de ses congénères de prendre le temps d'observer juste à côté de lui celui qui souffre ou celui qui lui tend la main. Regarder sans juger telle est la leçon délivrée par Emmanuel Gras.
Parmi les nombreuses dizaines de productions du moment qui cherchent à imposer quelque message ou autre morale à quatre sous Bovines fait figure d'exception, laissant une totale liberté d'appréhension en proposant de voir, tout simplement. Libre au spectateur de boire ces images apaisantes et corpulentes, de s'ennuyer ou même de s'endormir au son de ces incessants beuglements. Le premier film d'Emmanuel Gras s'affranchit de tout récit, de tout discours et de toute explication : ainsi l'absence totale de fil conducteur lui permet de transformer cette succession d'images bucoliques en expérience contemplative plutôt rafraîchissante. Calmes et concentrées, ancrées dans la matière mais aussi complètement impénétrables les vaches sont les seules actrices de ce film relativement efficace dans sa portée sensorielle. Toutefois on aurait aimé que l'auteur prenne le risque de dilater davantage la durée de son film et de certains plans, la méditation ne fonctionnant qu'à moitié sur les 60 minutes du métrage. Très reposant et digne d'intérêts.
Jubilatoire… superbe travail d'image… et enfin un doc qui laisse la parole aux images et au son… quelle idée géniale, et quel beau boulot. On en sort réjoui.
Vu le film au Saint Lambert Charly Chaplin...bien aimé , belle photographie, pas de paroles à part de nombreux meuh aux tonalités différentes selon les émotions bovines...mais surpris de voir le film se terminer brutalement au bout de 64 minutes alors que le hall du cinéma exposait de magnifiques photos de taureaux très réalistes qui auraient tout à fait eu leur place dans le film...nous avons droit à la naissance, pourquoi pas la conception ?? En tout cas j'étais le seul spectateur de la séance de 13h40 !!!
un peu déçu par ce documentaire ou l'on suit un troupeau de bovidés pendant plus d'une heure de meuglements en tous genres , moins vingt minutes de sieste ...bon le réalisateur aurait pu faire des efforts de tournage et de montage pour essayer de se faire tenir ce film pas très intéressant !
Il se dégage de ce film quelque chose d’incroyablement doux, comme une paix intérieur. Cette douceur conjuguée à la beauté des images font de ce film documentaire une réussite, c’est un véritable coup de maître. Chaque plan est un tableau, nos amies les vaches sont gracieuses et d’une beauté que l’on avait jamais imaginé. Quatre étoiles.
Ce n'est pas un film, ce n'est pas un documentaire, c'est une juxtaposition d'images de vaches aussi endormies que moi au bout de quelques temps ...Appeler cela un film, frise l'arnaque. J'ai vécu enfant à la campagne dans une ferme. Le réalisateur certainement pas....Voilà juste de quoi ébahir quelques urbains en mal de poésie rurale. Rien, vraiment rien à retenir.
Malgré ses limites conceptuelles, cet objet original suscite un intérêt inattendu, des questions subliminales. Film pour ruraux qui aiment leur campagne, les autres, les citadins risquent de découvrir un monde oublié. Du très grand cinéma!
De belles images sur la triste vie des vaches dégénérées par la sélection du profit (ce sont des charolaises) dans l'élevage transformé par la finance et l'industrie. On y entrevoit les prédateurs "éleveurs" dont la chorégraphie surmécanisée fleure bon la grasse subvention. Un film étonnant parce qu'il oscille entre une tendresse pour les animaux et les paysages, et le pénible spectacle de leur réification qui ne semble pas déranger le réalisateur.