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D Romain
2 abonnés
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4,0
Publiée le 31 octobre 2020
L'un des meilleurs films espagnols de cette dernière année. Tourné en plan séquence, on a rarement autant cru à un "Home Invasion" . Les acteurs sont criants de vérité, particulièrement les truands. Graphique et angoissant, je suis étonné qu'on en est pas plus entendu parler en France. Entre Funny Games U.S et A l'intérieur. Réalisateur à suivre. La langue espagnole ne sonnera plus comme avant à vos oreilles.
Après un premier long-métrage en 2002, le réalisateur espagnol Miguel Ángel Vivas revient en 2011 avec un nouveau thriller nerveux et original où une famille tout ce qu'il y a de plus lambda se fait séquestrée par trois individus masqués et violents. Ils sont organisés et n'en veulent qu'à l'argent de la famille, kidnappant pour cela le père et l'obligeant à retirer tout son liquide aux distributeurs les plus proches tandis que femme et fille sont retenus prisonnières au domicile. Un pitch simple pour un film coup de poing. Home invasion dans toute sa splendeur, d'une efficacité rare et d'une maîtrise hallucinante, Kidnappés rentre dans le lard sans concession et ne s'embarrasse jamais de rebondissements capillotractés comme on a pu en voir dans les films du genre (comme par exemple pour Effraction de Joel Schumacher, sorti la même année et au pitch identique). Particulièrement réaliste, sans artifices puériles, le long-métrage ne nous épargne en aucune façon, s'octroyant des séquences aussi tendues qu'éprouvantes, notamment dans sa dernière moitié. Percutant, gore, parfois dérangeant, Kidnappés est d'une efficience rare, Miguel Ángel Vivas nous immergeant totalement dans le récit grâce à une caméra embarquée et une poignée de plans-séquences réussis pour un résultat quasi-documentaire des plus poignants. Ajoutant ici et là des split-screens osés (dont un calqué sur celui des Lois de l'Attraction de Roger Avary), utilisant avec intelligence ses décors restreints et mettant un point d'orgue sur les rares effets spéciaux donnant du crédit au réalisme souhaité, le réalisateur nous sert sur un plateau d'argent une nouvelle perle du thriller ibérique qui ne demande qu'à être contemplée.
Abject. Si on doutait encore de l'âme humaine, Kidnappés nous en apporte une preuve cinglante. Une intrusion dans une maison, en soi, c'est déjà considéré comme un viol intérieur. Si en plus les malfrats ont de la suite dans les idées...Le réalisateur prend bien le temps de nous montrer toute l'horreur de la situation en alignant les plans-séquences et les split screen. C'est parfois efficace et parfois ça tourne un peu à vide quand on se mange des gémissements, des cris, des plaintes, des insultes. Ça pose la question de la représentation de l'horreur au cinéma. Ce qu'on doit montrer, ne pas montrer. Jusqu'où on peut aller. Je n'aime pas quand ça va trop loin comme dans Irréversible. Question de goût. Ce n'est pas que ça me choque. Je trouve que ce n'est pas nécessaire. Pas justifié. C'est peut-être fait pour bousculer le spectateur. Mais dans quel but ? Susciter du mépris voire de la haine pour ces actes odieux ? Se défendre soi-même, prendre les armes ? Au moins, le réalisateur espagnol va au bout de ses idées. Il ne cède à aucune facilité. Il assume son propos de malmener son public, le choquer jusqu'au bout quitte à le rendre furieux ou à le dégoûter. Si on est hermétique au profond manque d'humanité des ravisseurs et à l'ultra-violence des dernières vingt minutes, il y a moyen de prendre son pied devant Kidnappés.
Ahhh on ne peut ! ressortir indemne de ce film : la sensibilité poussée à son paroxysme, à ses dernières limites. Un cinéphile recherche ces sensations. Un scénario bien produit doté des lois intransigeantes, sans pitié que n'épargne parfois pas la vie, c'est minimum 4/5.
Peu d'intérêt pour ce film qui n'a strictement aucune originalité et n'apporte aucune nouveauté... il ne suffit pas de répandre un max de ketchup ou de répandre des scènes de viols pour faire un bon film d'horreur, le scénariste de l'avait peut être pas compris. Décevant en tout point, j'ai passé mon temps à regarder le minuteur, pour savoir qu'en cet ennui allait enfin finir... bref un film très fade que j'aurai sans doute oublié dans 2 mois.
Le film ne plaira pas à un grand nombre bien entendu car le message si il y en a vraiment be véhicule pas grand chose.... Le réalisateur manie avec brio la caméra par ses plans séquences et nous plonge dans un kidnapping qui tourne à l horreur.... Le rythme est effréné et ne nous laisse pas respirer et les split screen sont une excellente idée pour le genre.
Après les bon côté du film s arrête là car l ensemble reste difficile à regarder et le côté violence primaire brutale et gratuite déboutera là grande majorité des spectateurs n y trouvant rien de bien. Mais hélas nécessaire pour que le réalisateur réussisse son film et que le film devienne asphyxiant au fur et à mesure..... Je ne peux pas dire que le film mérite d être vu mais il y a une envie de la part du réalisateur de nous faire ressentir des émotions différents par ce film je l avoue très bizarre mais il y arrive... Et cela fait partie de la magie du cinéma quelque part même si se sont des émotions... Dérangeantes
Déçu. Quand on me promet quelque chose d'éprouvant, je m'attends à ce que ça en jette. Je dois avoir une vision des choses différente que certains ici tout simplement. Éprouvant est ici un bien grand mot. Malheureusement on a un scénario déjà vu, avec des kidnappeurs pas forcément très originaux, et au final un film sans grand intérêt. Pas de scènes réellement choquante, quoique beaucoup de choses assez malsaines sont suggérées, mais le terme éprouvant ne me semble pas adéquat. C'est psychologiquement bien fort, mais pas difficile à regarder comme je m'y attendais. Quand même quelques bons côtés avec une réalisation maitrisée et des plans séquences parfois géniaux, techniquement c'est irréprochable. Voilà, amateurs de thrillers ce film est pour vous, mais si vous cherchez de l'horreur visuel, passez simplement votre chemin !
"Séquestrés" (ou "retenus prisonniers") dit le titre original. De quoi s'agit-il ? D'horreur "à l'espagnole" (ce qui est plutôt, a priori, un gage de qualité) ? Non point. C'est 1 h 20 de sadisme pur, par psychopathes allochtones (albanais - un "must" dans la criminalité importée : vol, viol, tortures, meurtre - toute la panoplie de la crapulerie). Un intérêt quelconque, une dramaturgie avec du sens ? Un recul, un point de vue ? Pas du tout. La violence pour la violence. Brute, sordide. Du gore à revendre. Le tâcheron à la manoeuvre n'est pas Haneke, même un Haneke ibère du pauvre. Interprétation fort médiocre, pour achever le tableau (la palme revenant à celle qui joue "Isa", la fille). Passez votre chemin - sauf à être tenté/e par le voyeurisme le plus répugnant (registre unique de ce triste "film" - même quand les victimes tentent de se rebiffer) !
Comme annoncé c'est cru et réaliste, ce qui est rapidement dérangeant, faut aimer le style. ça ne m'as pas fait trop d'effet car pas de frisson au final mais un home invasion efficace par son réalisme. Par contre la fille m'as profondément gavé.
Attention ça va très loin. Très loin dans l'immoral et le transgressif. Ce film espagnol prouve encore une fois que nos voisins sont capables de s'adapter brillamment à à peu près n'importe quel style de cinéma horrifique. Miguel Angel Vivas nous livre un quasi huis-clos fortement éprouvant, filmé « en temps réel », d'une violence extrême, tant physique que morale. « Kidnappés » est difficilement classable, c'est assurément quelque chose que l'on n'a pas coutume de voir. D'un réalisme glaçant, notamment par l'utilisation de plans-séquences très maîtrisés, le réalisateur nous maintient la tête sous l'eau pendant un peu plus d'1h20. Il faut prendre le recul nécessaire pour n'apprécier que l'exercice de style audacieux et sans concessions, au risque de virer complètement parano (ou psychopathe) en fin de visionnage. On reprochera 1 ou 2 clichés notamment sur les cambrioleurs (le « bon » et le « méchant taré ») ainsi qu'une boucherie pas forcément utile en guise de conclusion. A ne surtout pas mettre entre toutes les mains.
Très violent et abrupte. Les acteurs joue plutôt bien leur role. Malgré tout ça reste un peu du déjà-vu, y comprit sur les violences faites à la familles (tabassé, violé, etc...) . Cela reste à voir.
Un des films les plus éprouvant que j'ai pu voir, beaucoup de scènes sont choquantes, dont une qui m'a clairement fait pensé a la scène de l'extincteur dans "Irréversible" de Gaspar Noé. Le stress est omniprésent, c'est très bien joué d'ailleurs j'ai adoré Manuela Vellés qui a fait le rôle d'Isa, une jeune fille de 18 ans, elle a fait une très belle performance. Ce film est réaliste et très dur, âmes sensibles s'abstenir!
Sans doute un des films les plus éprouvants qu'il m'a été donné de voir. Kidnappés m'a fortement fait penser à "Irréversible" de Gaspard Noé. On y retrouve d'abord cette même violence à base de viol et d'enfoncage de crâne. Une violence à la fois physique et mentale, froide et extrêmement brutale. Mais surtout, à l'instar d'irréversible, le film est composé uniquement de plans séquences. Une prouesse technique d'autant plus impressionnante face à la complexité de certaines scènes. A part ça, on ne sait quasiment rien sur les personnages. Les kidnappeurs restent des inconnus tout du long, et on nous donne suffisamment peu d'info sur la famille victime du kidnapping pour que l'on s'identifie facilement à eux. Et on peut dire que le résultat est franchement réussi. On souffre presque autant que les victimes. Ajoutons à cela des acteurs terriblement convaincants, et nous avons là un véritable chef-d'oeuvre du cinéma espagnol qui mériterait vraiment d'être plus connu.