Autant j'avais détesté "Napoleon dynamite" (bien trop lent à mon goût) et assez peu apprécié "Super nacho" (avec pourtant l'un de mes acteurs fétiches, Jack Black) autant là, je me suis régalé. Il faut croire que l'humour a ses raisons que la raison ignore. "Gentlemen broncos" est une auto-parodie absolument kitch et complètement assumée comme telle. Il est dommage que si peu de gens, y compris aux USA (à voir les critiques calamiteuses sur Rotten tomatoes et sur IMDb, quoique un peu moins) n'arrivent à entrer dans ce genre d'humour décalé et pourtant rempli de références ciné et littéraires fort sérieuses pour ne pas dire pointues. Cela dit, pour pouvoir appréhender à sa juste valeur le côté: "c'est tellement mauvais que çà en devient grandiose", il faut avoir une très sérieuse culture "nanardesque" et l'assumer. Ce qui n'est pas facile à admettre. Personnellement, sachant depuis fort longtemps que le ridicule ne tue pas, j'affirme haut et clair que ce film est culte. Ni plus ni moins. Chose non négligeable, une BO discrète mais à tomber: In the year 2525 de Zager & Evans en intro, Carry on wayward son de Kansas au générique (l'un de mes morceaux préférés de tous les temps!) avec Wind of change de Scorpions et le mythique Paranoïd de Black sabbath au milieu. Faut avouer que "çà l'fait grave"! Parole d'ex baba rocker...
A noter pour ceux qui aimeraient parfaire leurs connaissances sur la définition de l'authentique nanar (à ne surtout pas confondre avec la bouse ou la daube) de série B, du sur-mesure massif taillé dans la pierre, l'excellent "Austenland" (2013), également l'un de mes films cultes et réalisé par la femme de Jared: Jerusha Hess.