1,0
Publiée le 16 janvier 2008
Ancien critique au Cahier du Cinéma, Cédric Anger s’est reconverti depuis peu en scénariste (Le Petit lieutenant - 2005) et aujourd’hui en tant que réalisateur.
Rendant hommage au polar noir et glaçant, il aurait pu réussir son pari s’il y avait matière à consistance. Hors, Le Tueur est vide, lent, mou cela a beau être fait exprès, pour mieux s’imprégner du personnage, seulement l’ennui nous guette tout de même.
Néanmoins, on saluera l’excellente distribution composée de Gilbert Melki, le glacial et l’impressionnant Grégoire Colin, aux côtés de la toujours ravissante Mélanie Laurent.
2,5
Publiée le 22 mars 2019
Un homme d'affaires se sentant menacé entre en contact avec le tueur qui est à ses trousses. Voilà un point de départ pour le moins original. Dommage que la suite du film soit si inégale.
2,0
Publiée le 4 août 2010
Le tueur est un thriller assez peu réussi de Cédric Anger. La mise en scène du réalisateur n’a rien d’exceptionnelle, le scénario est peu travaillé et le rythme du film aurait pu être meilleur. De plus, les acteurs comme Gilbert Melki, Grégoire Colin ou encore Mélanie Laurent m’ont peu convaincu.
2,0
Publiée le 29 avril 2013
un film d'ambiance assez sombre, lent, je m'attendais à autre chose, Déçu .
4,0
Publiée le 29 juillet 2009
Ce premier film à l’idée de départ originale se révèle un peu décevant à l’arrivée. La faute sans doute au metteur en scène qui pompe un peu trop sur des modèles qu’il ne peut pas encore imiter sans tomber dans la caricature. Visiblement l’ombre d’Abel Ferrara plane sur ce premier essai avec des emprunts au très glauque « Bad Lieutenant » (la scène de défonce dans un squat) ou au lyrique « The King of New York » (la longue scène d’entrée dans la salle de bain). Il est vrai pour excuser Cedric Anger que le regard hypnotique de Melki peut faire de lui le Chritopher Walken français . Ces trop nombreux emprunts peinent à faire décoller le film et c’est dommage car vraiment l’idée qui tient le film était l’occasion de lancer la carrière d’Anger sur les chapeaux de roue. Ce sera pour la prochaine fois !
0,5
Publiée le 13 janvier 2008
Un grand film pourri comme on n'en fait plus ! Chapeau bas !
2,5
Publiée le 14 janvier 2008
Même si j'apprécie beaucoup Gilbert Melki, je l'ai préféré (et de loin) dans d'autres films. En effet, "Le tueur" se veut être un polar dans le plus pur style français, avec son lot de personnages ambigus et son Paris poussiéreux. Néanmoins, neuf fois sur dix, ce film ne réussit qu'à nous ennuyer profondément.
0,5
Publiée le 6 septembre 2008
Un homme d’affaires sait qu’on va le tuer. Sans se précipiter, son bourreau l’observe. Angoissé, l’homme vient à sa rencontre et le sollicite pour un répit de quelques jours, juste le temps d’assurer ses arrières financièrement et de border une dernière fois sa fille. C’est bien connu, les tueurs à gage sont particulièrement magnanimes, si bien que l’autre accepte. Mais attention ! L’homme devra respecter le pacte sinon… c’est pas du jeu. D’ici là, les deux hommes mangent ensemble, histoire de mieux se connaître, et le tueur, qui a du temps devant lui jusqu’à l’accomplissement de sa besogne, patiente dans sa chambre d’hôtel en se gaussant devant des films de cul et en s’énervant devant une partie de golf. Voilà. Là est le magnifique pitch concocté par Cédric Anger jusqu’alors connu pour avoir écrit les scénarios de Selon Matthieu et Le petit lieutenant. Pour sa première expérience de réalisateur, il tente aussi vainement que lamentablement de faire un polar sombre et froid, à la manière d’un Jean-Pierre Melville. Mais sa caméra est incontrôlée (avec des effets de zoom sur des fenêtres et un gros plan sur un paquet de cigarettes complètement surréalistes), son récit grotesque et ses personnages inconsistants. Grégoire Colin traverse le film (et le cinéma) comme un zombie sans âme ni relief là où Alain Delon imposait sa stature et son impassibilité géniales dans Le samouraï. Gilbert Melki est… Gilbert Melki, c’est-à-dire qu’on a pas vraiment envie de s’attarder dessus. Si, une chose. Pour oublier ses maux (ils sont également physiques), il s’adonne à l’opium, à la manière d’un Noodles, alias Robert de Niro, dans Il était une fois en Amérique, mais son cas est tellement anodin que c’en est superflu. Ou alors c’est un clin d’œil bien inopportun d’Anger à Leone. Ce n’est pas tout. Les dialogues sont parfois si indigents qu’ils sembleraient parodiques. Le dernier échange entre Melki et Colin est en ce sens un grand moment. Seule Mélanie Laurent est à sauver de ce naufrage
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 19 avril 2010
Non Non et Non ! Ennui quand tu nous tiens ! Ma seule motivation pour aller voir ce film était Mélanie Laurent et il faut attendre bien 45 minutes pour la voir. C'est peut être la seule chose positive du film. Je ne suis pas un grand fan de Melki ni de Grégoire Colin et cela s'est confirmé dans ce thriller noir au scénario qui tient debout mais d'une lenteur extrême et le mot est faible. Certaines scènes sont à dormir debout comme celle où le tueur suit Melki dans un sous sol (j'avous même avoir piqué un petit somme de 5-10 minutes ^^). On dirait vraiment que le film n'était pas assez long et qu'ils on cherché à le rallonger avec les quelques bandes restantes. Bref, à éviter les amis.
2,0
Publiée le 23 août 2016
Un scénario qui tient sur une boîte d'allumettes, des longs plans en voiture dans les rues de Paris, de jour, de nuit. Film terriblement plat avec aucune véritable action, très mal construit si il y avait quelque chose à construire du fait de la minceur de l'intrigue . Même pas un thriller, en fait indéfinissable et sans grand intérêt.
1,0
Publiée le 29 mai 2009
A force de vouloir faire un film impeccable, sans défaut, Le Tueur en est fade et sans saveur. Cédric Anger nous montre ce que pourrait ressentir un tueur avant de passer à l'acte mais l'ensemble manque de noirceur et de psychologie.
1,0
Publiée le 9 janvier 2008
Un polar triste, noir où l'histoire original ne m'a pas séduite. Bref pourquoi compliqué quand on pet faire simple... L'étoile est pour Gilbert Melki qui joue toujours avec justesse.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 17 janvier 2009
alors là je vois pas l'intérêt du film...
il est d'une lenteur mortelle.
le seul point positif : gilbert melki joue très très bien comme à son habitude.
3,0
Publiée le 22 mars 2012
Pour être franc, je m'attendais tellement à un gros navet, qu'au final, j'ai été plutôt surpris. Je n'irai pas jusqu'à dire que "Le Tueur" est un grand film mais il y a quelques bonnes choses à retenir. Bon, je vais commencer par le mauvais. Ce long métrage confirme l'idée que j'ai de Mélanie Laurent depuis longtemps, c'est à dire, une actrice sur-côté. Personnellement, je ne comprends pas comment elle a pu jouer dans "Inglorious Basterds" par exemple. Beaucoup de monde l'adule, je n'en fait pas partie. Sophie Cattani, qui en plus d'avoir un air de bécasse, n'apporte absolument rien à cette réalisation, bien au contraire. Cependant, je ne connaissais pas Grégoire Colin et sincèrement, j'ai été surpris par son naturel et par son physique atypique. Gilbert Melki, est quant à lui, au top. On pourrait croire que je suis misogyne mais non ! Niveau scénario on a vu plus original mais ce qui m'a plu, c'est la rencontre entre les deux personnages, qui est hors du commun. Il y a de légers rebondissement et ce n'est pas pour me déplaire, tout comme le style du réalisateur, qui sort un peu de l'ordinaire. Néanmoins, je trouve regrettable de voir que la bande son n'est pas adaptée aux scènes, malgré un bon choix de musiques (je ne sais pas si vous avez compris ce que je voulais dire). Chose aussi intéressante, les plans. En effet, j'ai pu observer à quelques reprises que Cédric Anger utilisait des plans des années 60, ceux du genre à être loin et à filmer de façon à reculer au fur et à mesure (vous comprendrez quand vous aurez vu le film). Donc en bref, un bon divertissement. 11/20.
3,0
Publiée le 16 octobre 2012
"Le Tueur", voilà donc le titre de ce film, tel qu'il s'inscrit sur l'image au générique de début juste au moment où apparaît Grégoire Colin. Point de suspens donc, on sait d'emblée qui est le tueur, et qui est la cible. Par contre, rien ne nous indique qui est le commanditaire et quel est le mobile. Un peu comme dans "Day Night, Day Night", on suit d'une façon quasi clinique les préparatifs de Dimitri Kopas, ses repérages, ses manoeuvres d'approche, et surtout ses longs moments où il n'a rien d'autre à tuer que le temps, dans son hôtel Mercure ou dans le restaurant tex-mex dont il a fait sa cantine.

On suit le prédateur, mais aussi sa proie. Dans un montage parallèle très maîtrisé, on peut les voir circuler dans Paris, vaquer à leurs occupations, prendre leurs bains et du coup on peut comparer le rangement maniaque de Kopas et le fouillis désordonné de Zimmerman. Mais assez vite, les choses ne se déroulent pas comme on pouvait l'attendre. Léon semble savoir qu'un contrat est sur sa tête, et Dimitri se met à mentir à son commanditaire pour jusitifier son inaction.

La trame prévisible de l'intigue se détricotte et de rebondissement en surprise, la vérité se fait jour, différente de l'apparence initiale. Mais qui donc se cache derrière ces images de surveillance que reçoit Kopas, comme celles que recevait Auteuil dans "Caché" ?

Il y a quelque chose de mevillien dans ce polar glacé. Par le traitement de l'image tout d'abord, tout en pénombre et en couleurs froides. Par l'économie de dialogues ensuite, le chat comme la souris étant taciturnes et ténébreux. Par le rythme particulier enfin, qui évoque le cinéma asiatique qui s'est tant inspiré de Melville. L'Asie est d'ailleurs très présente, que ce soit dans une longue scène de filature dans le Chinatown du XIII° (on est certes loin du tempo des "Filatures" à Hong-Kong !), dans le personnage de la dealeuse chinoise de Zimmerman, ou la chanson de Bijou/Gong Li dans "Shanghai Triad" qui défile sur l'écran en arrière-plan d'une scène-clé.

Très présent sur les écrans ces derniers temps ("Anna M." et "Cowboy"), Gilbert Melki est comme toujours excellent, avec son magnétisme vaguement menaçant qui suggère qu'il ne peut pas être réduit au seul rôle de victime. Mélanie Laurent apporte sa vulnérabilité gouailleuse à son personnage de jeune femme fatale venue s'incruster dans la vie de Kopas. Grégoire Colin quant à lui campe le tueur à la fois contre-point et doublure de sa proie, avec une brusquerie et une animalité inquiétantes, et que Cédric Anger filme dans la scène de rencontre comme un vampire.

Tout n'est pas réussi dans dans ce premier film, notamment un étirement inutile de l'action au milieu du film. Pourtant, dans le genre du film noir assez en vogue dans le cinéma français, Cédric Anger réussit à se faire remarquer par l'élégance austère de sa réalisation.

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