Les seigneurs de la Guerre fait partie de ces films exotiques qui diffèrent de ce que l'on voit majoritairement sur nos écrans. On apprécie en ce sens des personnalités diamétralement différentes des héros de nos blockbusters adorés - ou détestés, selon les cas -. L'honneur et la fraternité, notions chères à nos amis asiatiques, en axe gravitationnel, le film se veut davantage porteur d'une histoire, où les combats ne sont que filigranes. Les Seigneurs de la Guerre s'accorde toutefois des scènes de combats chorégraphiées au mouvement près, donnant alors à Jet Li une nouvelle occasion d'exprimer son art, le tout sur fond de guerre ancestrale, où toute la complexité du contexte nous échappe, à fortiori, non-initiés à l'histoire Chinoise. On remarque une photo très sombre et grise, que j'ai personnellement appréciée. L'atmosphère est terne, comme pour nous avertir du destin des protagonistes. Et finalement, l'évolution de ses trois hommes liés par une profonde estime et amitié, malgré plus de différences que ressemblances, parvient à nous happer et à nous arracher les quelques sentiments visés. Le souvenir que l'on garde de ce film demeure malgré périssable. Plus que correct, le film manque d'une réelle intensité qui aurait pu lui offrir une dimension épique. Mention spéciale à la qualité du trio d'acteur. Jet Li signe certainement ici sa meilleure performance. On préfère le voir ici que dans The Expendables, clairement.