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Cinq ans plus tard, le covid inspire encore
"Chroniques chinoises (an unfinished film)" mêle habilement les rushes d’une fiction - le coup de cœur de deux garçons de la ville dans la Chine d’aujourd’hui - avec les images au smartphone prises par l’équipe de tournage confinée sans préavis dans la région de Wuhan au moment de l’explosion de l’épidémie de covid. Déjà en 2010, dans Nuits d’ivresse printanière, Lou Ye abordait la thématique d’une troisième personne (alors une femme) jalouse d’un couple de garçons. Ici, l’histoire d’amour n’est plus le sujet du film, les vidéos de la terreur suscitée par le virus prennent le dessus, complétées par des images d’archives. Lou Ye propose in fine une fresque temporelle de la pandémie, entre janvier 2020 et avril 2023, vue depuis son épicentre. Et le rendu final est aussi puissant que glaçant. À cause des scènes d’homosexualité, le réalisateur savait qu’il risquait d’échouer à convaincre la censure chinoise, c’est finalement les images de la terrible mainmise du pouvoir sur sa population, emprisonnée à domicile, qui font de Chroniques chinoises un film sulfureux selon les standards chinois. Et réaliste selon les miens.
#chroniqueschinoises #anunfinishedfilm #youle #nuitsdivresseprintanière
Plus de critiques sur www.ericdugelay.com
"Chroniques chinoises (an unfinished film)" mêle habilement les rushes d’une fiction - le coup de cœur de deux garçons de la ville dans la Chine d’aujourd’hui - avec les images au smartphone prises par l’équipe de tournage confinée sans préavis dans la région de Wuhan au moment de l’explosion de l’épidémie de covid. Déjà en 2010, dans Nuits d’ivresse printanière, Lou Ye abordait la thématique d’une troisième personne (alors une femme) jalouse d’un couple de garçons. Ici, l’histoire d’amour n’est plus le sujet du film, les vidéos de la terreur suscitée par le virus prennent le dessus, complétées par des images d’archives. Lou Ye propose in fine une fresque temporelle de la pandémie, entre janvier 2020 et avril 2023, vue depuis son épicentre. Et le rendu final est aussi puissant que glaçant. À cause des scènes d’homosexualité, le réalisateur savait qu’il risquait d’échouer à convaincre la censure chinoise, c’est finalement les images de la terrible mainmise du pouvoir sur sa population, emprisonnée à domicile, qui font de Chroniques chinoises un film sulfureux selon les standards chinois. Et réaliste selon les miens.
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