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Mon avis sur « American psycho » réalisé par Mary Harron avec Christian Bale dans le rôle principal:
« American psycho » fait parti selon moi de ses adaptations incomprises. Ayant lu le livre de Bret Easton Ellis, je m’attendais à voir l’un des films les plus violent de l’histoire du cinéma. Je pèse mes mots le livre est graphique à en mourir. J’ai été surpris de voir un film extrêmement édulcoré au niveau de sa violence. Étant fasciné par la violence, je ne supporte pas l’idée de la voir édulcoré à un tel stade.
Mais là viens le génie de la réalisatrice, privilégier une édulcoration avec des hors champs pour laisser place à un humour noir omniprésent (notamment dans les catharsis). Elle conte l’histoire d’un psychopathe misanthropique, homophobe, misogyne qui déteste les sans abris, les animaux et les étrangers. Son goût pour la musique et son humour tordu le rende un semblant plus humain. Mary Harron signe selon moi une réalisation bancale. D’un coté de bonnes idées. L’idée d’instaurer une voix narrative (comme l’a fait Kubrick dans son « Orange Mécanique ») pour ajouter de l’immersion à son œuvre. Mais aussi de la compréhension envers Patrick Bateman, son personnage principal. Il y aussi sa retranscription parfaite des années 80 grâce notamment a ses codes vestimentaires, ses ambiances et ses musiques (on reviendra sur les musiques dans la conclusion). Au milieu de tout ça une violence mise hors champ mettant des spectateurs derrière son dos, comme de son côté. Derrière son dos, pour les plus grands fanatiques du bouquin la menaçant de ne pas comprendre l’œuvre d’origine et de manquer d’impact émotionnel dans ses scènes meurtrières. De son côté, pour les plus sensibles et les adeptes d’humour noir. Son métrage gagne fortement en accessibilité et peut donc faire découvrir l’histoire de Patrick Bateman à grands nombres de gens. En une scène, il est difficile de mettre à la fois du dégoût et de l’humour. Et je pense bien que c’est aussi pour cela que la réalisatrice a beaucoup usé d’hors champs. Pour ne pas rendre son œuvre indigeste et laisser place à l’humour envers son personnage principal. Voir un homme se promener nu en baskets blanches avec une tronçonneuse, le regarder parler derrière le dos de sa victime avec un imperméable et une hache à la main, le voir échouer auprès d’une victime qu’il voulait égorger mais cette dernière (étant homosexuel) aurait pris ca pour une drague masochiste. Toutes ces séquences ont toutes des buts humoristiques et non choquantes. Et c’est en cela que ce choix de metteur en scène a tant divisé la critique. Harron a pris le livre d’origine à contre pied en le parsemant d’humour décalé mais n’a pas réussi à faire rire tout ses spectateurs. En ce qui me concerne j’ai beaucoup ri et je comprends cette décision controversée de la part de la réalisatrice. Malgré cela, cette dernière ne sait pas beaucoup épanouie dans sa mise en scène, réduisant ses plans et sa lumière au stricte minimum. Voilà en quoi elle m’a déçu. Pour ma part elle filme simplement ce qu’il faut filmer et rien de plus...
Cela dit nous sommes constamment avec notre personnage principal qui est magnifiquement écrit et interprété par Christian Bale. Il signe le rôle de sa carrière. Parfois froid comme dans le meurtre de Paul Allen. Parfois très expressif comme dans l’aveu de ses meurtres au téléphone. Il ne tombe pas dans le sur-jeu comme certain(e)s le font savoir. Il joue une personnage instable mentalement et il ne s’en prive pas. La voix qu’il prend quand il narre son aventure est tout aussi bonne. Il fait installer la folie de son personnage progressivement au sein de l’histoire. Au passage c’est toujours bien de le signaler mais le doubleur de la version française est brillant. Rares sont les fois où les doubleurs sont bons donc autant profiter. Ça ne détruit pas l’interprétation de l’acteur et quoi qu’il en soit, on ressort du long métrage avec sa performance en mémoire. Il rentre dans la légende des acteurs jouant la folie comme Tom Hardy dans « Bronson », Malcolm Mcdowell dans « Orange mécanique » ou encore Robert De Niro dans « Taxi driver ».
Pour parler du scénario du film, je le trouve juste par plusieurs aspects. Dans le sens où il est original, très vaste et même satirique dans notre société actuelle (alors qu’il faut rappeler que l’histoire se déroule 40 ans avant aujourd’hui). Il a cette part d’originalité dans le sens où il n’y a pas vraiment de début ni de fin à l’histoire. Les différents actes du film restent vague sans même avoir de réel protagonistes ni d’antagonistes (si ce n’est Patrick Bateman qui fait office des deux). Il nous présente purement et simplement son quotidien par le biais de différentes scènes. Par exemple des séquences nous montrant sa triste vie sexuelle avec des prostitués. Ou encore des scènes d’interrogatoire avec un inspecteur interrogeant Patrick Bateman sur un meurtre qu’il a commis. On ne sait aucunement les pistes qu’à l’inspecteur ce qui rend les dialogues avec lui intéressant et donne un cachet policier au métrage. De plus, l’histoire est très vaste abordant des thématiques forte que son l’identité, la notion d’existence et le malheur. L’identité car Bateman est semblable à son entourage. Il est riche, beau, intelligent, s’habille de la même manière qu’eux et possède du pouvoir. Par conséquent, il n’est qu’une pâle copie de ses collègues à quel point que ses derniers l’oublient. Et en viennent même à confondre, à plusieurs reprises son prénom a celle d’une autre personne. Il a donc peu de charisme, ne s’impose pas, n’a pas le sentiment d’exister et espère se démarquer des autres auprès de deux tabous que sont le sexe et le meurtre. Malgré cela il n’est pas heureux et ne trouvera probablement pas le bonheur au cours de son existence. En plus d’être à la fois riche et original, de posséder un twist justifiant de nombreuses incohérences, le scénario du film critique notre société tout en étant satirique. Et c’est pour moi ce qui en fait l’étoffe, d’un excellant scénario.
Pour finir j’aimerais parler un peu de la musique. Le compositeur a réuni plusieurs thèmes variés les uns des autres en passant par du violon comme dans un film d’horreur à du piano aussi élégant que notre psychopathe. Il y aussi au générique du début un thème reflétant parfaitement notre protagoniste. Mais là où l’oreille prend du plaisir, c’est bien dans le choix des musiques des années 80. New Order, Phil Collins, Huey lewis and the news, David Bowie tous y passe. Voilà tout! Vous avez mon avis sur le film. Je le trouve dans l’ensemble très bon et je le recommande a tout amateur de 7ème art. Comme je vous l’ai dit dans le premier paragraphe, j’ai quelques remords envers la réalisation mais j’y trouve tout de même mon compte dans la musique, l’interprétation et surtout le scénario qui est soit disant au passant la base d’un film. Sur ce, bon visionnage à celles et ceux qui souhaitent s’y aventurer.
« American psycho » fait parti selon moi de ses adaptations incomprises. Ayant lu le livre de Bret Easton Ellis, je m’attendais à voir l’un des films les plus violent de l’histoire du cinéma. Je pèse mes mots le livre est graphique à en mourir. J’ai été surpris de voir un film extrêmement édulcoré au niveau de sa violence. Étant fasciné par la violence, je ne supporte pas l’idée de la voir édulcoré à un tel stade.
Mais là viens le génie de la réalisatrice, privilégier une édulcoration avec des hors champs pour laisser place à un humour noir omniprésent (notamment dans les catharsis). Elle conte l’histoire d’un psychopathe misanthropique, homophobe, misogyne qui déteste les sans abris, les animaux et les étrangers. Son goût pour la musique et son humour tordu le rende un semblant plus humain. Mary Harron signe selon moi une réalisation bancale. D’un coté de bonnes idées. L’idée d’instaurer une voix narrative (comme l’a fait Kubrick dans son « Orange Mécanique ») pour ajouter de l’immersion à son œuvre. Mais aussi de la compréhension envers Patrick Bateman, son personnage principal. Il y aussi sa retranscription parfaite des années 80 grâce notamment a ses codes vestimentaires, ses ambiances et ses musiques (on reviendra sur les musiques dans la conclusion). Au milieu de tout ça une violence mise hors champ mettant des spectateurs derrière son dos, comme de son côté. Derrière son dos, pour les plus grands fanatiques du bouquin la menaçant de ne pas comprendre l’œuvre d’origine et de manquer d’impact émotionnel dans ses scènes meurtrières. De son côté, pour les plus sensibles et les adeptes d’humour noir. Son métrage gagne fortement en accessibilité et peut donc faire découvrir l’histoire de Patrick Bateman à grands nombres de gens. En une scène, il est difficile de mettre à la fois du dégoût et de l’humour. Et je pense bien que c’est aussi pour cela que la réalisatrice a beaucoup usé d’hors champs. Pour ne pas rendre son œuvre indigeste et laisser place à l’humour envers son personnage principal. Voir un homme se promener nu en baskets blanches avec une tronçonneuse, le regarder parler derrière le dos de sa victime avec un imperméable et une hache à la main, le voir échouer auprès d’une victime qu’il voulait égorger mais cette dernière (étant homosexuel) aurait pris ca pour une drague masochiste. Toutes ces séquences ont toutes des buts humoristiques et non choquantes. Et c’est en cela que ce choix de metteur en scène a tant divisé la critique. Harron a pris le livre d’origine à contre pied en le parsemant d’humour décalé mais n’a pas réussi à faire rire tout ses spectateurs. En ce qui me concerne j’ai beaucoup ri et je comprends cette décision controversée de la part de la réalisatrice. Malgré cela, cette dernière ne sait pas beaucoup épanouie dans sa mise en scène, réduisant ses plans et sa lumière au stricte minimum. Voilà en quoi elle m’a déçu. Pour ma part elle filme simplement ce qu’il faut filmer et rien de plus...
Cela dit nous sommes constamment avec notre personnage principal qui est magnifiquement écrit et interprété par Christian Bale. Il signe le rôle de sa carrière. Parfois froid comme dans le meurtre de Paul Allen. Parfois très expressif comme dans l’aveu de ses meurtres au téléphone. Il ne tombe pas dans le sur-jeu comme certain(e)s le font savoir. Il joue une personnage instable mentalement et il ne s’en prive pas. La voix qu’il prend quand il narre son aventure est tout aussi bonne. Il fait installer la folie de son personnage progressivement au sein de l’histoire. Au passage c’est toujours bien de le signaler mais le doubleur de la version française est brillant. Rares sont les fois où les doubleurs sont bons donc autant profiter. Ça ne détruit pas l’interprétation de l’acteur et quoi qu’il en soit, on ressort du long métrage avec sa performance en mémoire. Il rentre dans la légende des acteurs jouant la folie comme Tom Hardy dans « Bronson », Malcolm Mcdowell dans « Orange mécanique » ou encore Robert De Niro dans « Taxi driver ».
Pour parler du scénario du film, je le trouve juste par plusieurs aspects. Dans le sens où il est original, très vaste et même satirique dans notre société actuelle (alors qu’il faut rappeler que l’histoire se déroule 40 ans avant aujourd’hui). Il a cette part d’originalité dans le sens où il n’y a pas vraiment de début ni de fin à l’histoire. Les différents actes du film restent vague sans même avoir de réel protagonistes ni d’antagonistes (si ce n’est Patrick Bateman qui fait office des deux). Il nous présente purement et simplement son quotidien par le biais de différentes scènes. Par exemple des séquences nous montrant sa triste vie sexuelle avec des prostitués. Ou encore des scènes d’interrogatoire avec un inspecteur interrogeant Patrick Bateman sur un meurtre qu’il a commis. On ne sait aucunement les pistes qu’à l’inspecteur ce qui rend les dialogues avec lui intéressant et donne un cachet policier au métrage. De plus, l’histoire est très vaste abordant des thématiques forte que son l’identité, la notion d’existence et le malheur. L’identité car Bateman est semblable à son entourage. Il est riche, beau, intelligent, s’habille de la même manière qu’eux et possède du pouvoir. Par conséquent, il n’est qu’une pâle copie de ses collègues à quel point que ses derniers l’oublient. Et en viennent même à confondre, à plusieurs reprises son prénom a celle d’une autre personne. Il a donc peu de charisme, ne s’impose pas, n’a pas le sentiment d’exister et espère se démarquer des autres auprès de deux tabous que sont le sexe et le meurtre. Malgré cela il n’est pas heureux et ne trouvera probablement pas le bonheur au cours de son existence. En plus d’être à la fois riche et original, de posséder un twist justifiant de nombreuses incohérences, le scénario du film critique notre société tout en étant satirique. Et c’est pour moi ce qui en fait l’étoffe, d’un excellant scénario.
Pour finir j’aimerais parler un peu de la musique. Le compositeur a réuni plusieurs thèmes variés les uns des autres en passant par du violon comme dans un film d’horreur à du piano aussi élégant que notre psychopathe. Il y aussi au générique du début un thème reflétant parfaitement notre protagoniste. Mais là où l’oreille prend du plaisir, c’est bien dans le choix des musiques des années 80. New Order, Phil Collins, Huey lewis and the news, David Bowie tous y passe. Voilà tout! Vous avez mon avis sur le film. Je le trouve dans l’ensemble très bon et je le recommande a tout amateur de 7ème art. Comme je vous l’ai dit dans le premier paragraphe, j’ai quelques remords envers la réalisation mais j’y trouve tout de même mon compte dans la musique, l’interprétation et surtout le scénario qui est soit disant au passant la base d’un film. Sur ce, bon visionnage à celles et ceux qui souhaitent s’y aventurer.