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Attention spoilers ! Après ma première vision de ce film, j'avais écrit une critique pour dire qu'il m'était passé au-dessus de la tête. Il est vrai qu' INLAND EMPIRE a tout du long-métrage imbitable : écrit en work-in-progress, filmé en DV (donc résolution misérable), et une durée de 3 heures ! Comme j'avais l'impression d'avoir loupé quelque chose, j'ai revu le film. Après 10 premières minutes particulièrement déstabilisantes ...
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Ca commence sur l'image d'un couple uni, un enfant, un gigantesque appartement. Lui, docteur, qui examine de somptueuses femmes dénudées. Elle, fantasmant sur un jeune et bel inconnu. Une fête est donnée chez un ami, encore plus riche qu’eux. Alcool, pétards... la femme avoue à son mari son rêve inassouvi. Longue scène où le fossé se creuse entre les époux : l'un rieur, l'autre désespéré. Le spectateur, comme Tom Cruise, est ...
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Attention spoilers ! Lost Highway est le film le plus sombre de David Lynch, le seul à mal finir. Des 7 autres films que j'ai vu de lui (je n'ai pas vu Twin Peaks et Dune), 4 offrent de purs happy-ends classiques (Blue Velvet, Sailor et Lula, Une histoire vraie et INLAND EMPIRE), 2 présentent la mort comme une douce libération (Elephant Man et Mulholland Drive) et 1 offre une porte de sortie par le spectacle (Eraserhead). Dans Lost Highway, ...
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J'ai trépigné d'impatience avant de le voir, partagé entre son prestige immense et la semi-déception que fut Lost Highway. Maintenant je sais. J'ai vu. Waw. Mulholland Drive, c'est du Godard, du Hitchcock, du Kubrick, du Tarantino (si, si) surtout du Lynch. C'est un patchwork d'émotions à la cohérence folle. C'est un rêve éveillé. Surtout, en une vision, j'ai vraiment eu l'impression d'avoir saisi l'essentiel. Lost Highway était un ...
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C'est assez désolant de voir la critique et une partie du public s'extasier devant cette escroquerie auteuriste. Sofia Coppola a cru que le talent était dans les gênes, faut croire que non puisqu'elle n'en a aucun, sinon celui de réaliser les films les plus vides, prétentieux et ennuyeux du cinéma actuel. A la sortie de The Bling Ring (que je n'ai pas vu et que je ne verrai pas), François Bégaudeau a dit "Sofia Coppola ne fait pas des ...
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Avec l'insouciance de la jeunesse, Orson Welles réalise à 26 ans un film qui fera date dans l'histoire du cinéma, à tel point qu'il sera, une soixantaine d'années plus tard, classé n°1 par l'American Film Institute. N'ayant paradoxalement pas connu le succès à sa sortie, comme si c'était la rançon d'une gloire éternelle, Citizen Kane est en avance sur son temps ; effets spéciaux, narration non-linéaire et profondeur de champ ...
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C'est pas que ce Magic Magic soit particulièrement désagréable à suivre, ni qu'il soit nauséabond dans son propos, ni mal joué, etc. En fait, c'est juste que c'est un film qui n'a que très peu d'intérêt. Sebastian Silva (dont je n'avais jamais vu de film) ne veut pas juste faire un film d'horreur commercial, il veut se faire passer pour un auteur. Et comme il sait qu' "il vaut mieux partir du cliché que d'y arriver", il prend une ...
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Il y a des films lents qui simplement ennuient, et il y a des films lents qui jouent de leur lenteur pour imprégner durablement la mémoire. Blade Runner est de la seconde catégorie. Ridley Scott signe un long-métrage à l'atmosphère extrêmement sombre et malsaine, un véritable bijou graphique. Les robots ont l'apparence d'êtres humains, mais Scott leur donne une étrange perfection, alors que les hommes sont pleins de vices et de ...
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Chez Kubrick, on peut en général difficilement parler d'héroïsme des personnages. Cherchez le bien dans Full Metal Jacket, Eyes wide shut, Orange mécanique, pas facile hein ? Pourtant dans Les sentiers de la gloire - pas le moins polémique de ses films - il y a au moins un héros : le colonel Dax (magistral Kirk Douglas), qui aux honneurs et décorations préfère défendre ses soldats, condamnés à l'éxécution pour l'exemple, mais c'est ...
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Dernière collaboration entre Martin Scorsese et Robert De Niro, Casino dégage une puissante nostalgie. Difficile de ne pas voir une métaphore de l'essor puis du déclin du nouvel Hollywood dans l'histoire de Sam Rothstein, dernier mafieux à diriger un casino à Las Vegas. Film-épitaphe de cet âge d'or perdu, le (très) long-métrage a du mal à cacher sa prétention. Ce n'est pas moi qui reprocherait à Scorsese d'utiliser le merveilleux ...
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Tout a déjà été dit sur Le Mépris : le classique de Godard, Brigitte Bardot immortalisée dans le décor dantesque de Capri, Piccoli en mari faible et indécis, Palance en tyran capitaliste, Lang en figure tutélaire, et tout ça sur l'inoubliable thème de Georges Delerue.
En 1963, le cinéma est en ruine (dans Le Mépris, c'est le lieu cinéma qui l'est), aux Etats-Unis surtout. En France, la Nouvelle Vague a tout foutu en l'air il y a 3 ...
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Un film qui fait le métier : suspense, action, intrigue complexe à souhait, divertissement garanti. Mais c'est plus que cela, car un certain De Palma est aux manettes. Dès la séquence à Prague (le meilleur moment du film), le grand Brian impose son style et transforme le blockbuster en labyrinthe mental hitchcockien. L'ambiance est pesante, servie par une musique grandiose. Les exigences du film à gros budget (les morceaux de bravoure ...
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Sous des dehors de blockbuster testostéroné, Jack Reacher est une excellente surprise. Adapté d'un roman de Lee Child, le scénario de Christopher McQuarrie (Usual Suspects) est en effet bien huilé. Egalement réalisateur, McQuarrie (dont c'est seulement le second film) s'appuie aussi sur un casting des plus intéressants : pas de stars (Tom Cruise excepté) mais une pléiade d'acteurs tous excellents (Rosamund Pike, Richard Jenkins, Robert ...
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Si faire un film sur Facebook relève de la gageure, David Fincher relève le défi avec brio. Et dès le début, il frappe fort. La guitare de Jack White résonne sur le logo de la Columbia ; et lance le tsunami verbal de la scène pré-générique. Une entrée en matière tonitruante ; vite compensée par le générique langoureux bercé par le thème de Reznor et Ross. On a à peine le temps de reprendre son souffle, et c'est reparti pour une ...
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La photographie de Darius Khondji annonce la couleur. Seven est un film très sombre. 7 jours, 7 crimes, 7 péchés capitaux. Deux flics que tout oppose - un chien fou et un intellectuel proche de la retraite - enquêtent sur une série de meurtres, particulièrement abominables. Pour son deuxième long-métrage, Fincher réalise un thriller humide et poisseux. Il délaisse les victimes et entretient une fascination morbide pour le tueur, un ...
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Le Seigneur des anneaux est un film qu'en tant que cinéphile on a très envie de détester, je ne vais pas m'étendre là-dessus de peur de me faire lyncher... Je dois vous avouer tout de suite qu'on me l'a prêté et que je me suis senti obligé de le regarder, mais l'envie n'y était pas vraiment. Je n'ai pas lu les livres, je ne suis pas particulièrement fan de l'univers fantasy (orques, elfes, et tout), donc déjà ça partait mal. ...
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Dans le genre film hyper-clivant, difficile de trouver mieux que Nouvelle Vague. Je vais pas faire le type qui a tout compris, c'est sûrement pas de cette manière qu'il faut aborder un film comme celui-là. Comment alors ? Comme une symphonie exaltante d'images et de sons, inexplicablement bouleversante, élégie de la nature face à l'homme et son capitalisme. On peut crier à l'arnaque, au foutage de gueule paresseux, on peut aussi se laisser ...
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Les grands succès de Woody Allen (Annie Hall, Manhattan) tournent assez systématiquement autour d'un intello juif new-yorkais - joué par lui-même - qui déverse sa verve fielleuse et monomaniaque (donc au puissant effet comique) contre des bourgeois incultes, superficiels, principalement du fait qu'ils n'aiment pas Bergman, crime ultime, leur châtiment étant d'être tournés en ridicule devant tous les admirateurs de Woody du monde entier, ...
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Comment réussir un chef-d'oeuvre, un vrai, quand on est un réalisateur doué mais pas un grand filmeur, quand on sait diriger les spectateurs mais pas les foudroyer de beauté ? C'est simple : il suffit de lâcher les chevaux. Crash, c'est ça. On part de l'idée de départ la plus casse-gueule (voyez le jeu de mots...!) possible : relater l'épopée d'un couple qui découvre la puissance sexuelle des crashes automobiles ; et le faire de la ...
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Devant Cosmopolis, on comprend assez vite pourquoi la note spectateurs est aussi basse. Pas de chance pour les fans de Rob' Pattinson, il joue dans le film le plus difficile de son auteur. D'ailleurs, même chez les fans de Cro', Cosmopolis clive. Les grandes oeuvres sont clivantes. Extrêmement bavard, donc extrêmement cérébral, qui n'a pas peur d'enchaîner les paroles philosophiques et les actes suicidaires inexpliqués, le film est sans ...
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De son aveu propre, Guiraudie en avait marre de faire des comédies, de ne pas se prendre au sérieux, marre de filmer l'amour gentillet. Cette fois, il veut s'attaquer à l'"amour-passion". Le projet est clair : faire un film fort, puissant. Pour y parvenir, pas de symphonies malheriennes, mais à l'inverse une grande épure : pas de musique, un décor unique, un travail rigoureux sur la lumière, le son, avec une influence bressonnienne ...
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Compliqué d'avoir un avis définitif sur un tel film. Nicolas Winding Refn veut clâmer son génie en réduisant son scénario au minimum, ici, c'est tout pour la mise en scène. Dialogues rares, personnages ébauchés, travellings cérébraux, violence systématique... rapidement, l'aspiration formaliste de NWR fatigue. Très vite, l'envie de fuir ce cinéma poseur et adolescent se fait sentir. Mais bizarrement (on n'en est pas à une ...
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C'est pas du cinéma facile, c'est vrai, c'est lent, c'est en noir & blanc ; c'est le genre de film qui demande un véritable effort au spectateur, mais ça en vaut la peine. La Frontière de l'aube est un film imparfait, bancal parfois, mais tellement beau, tellement puissant dans sa fragilité, qu'on ne peut qu'être bouleversé par cette histoire d'amour fou et tragique. Les acteurs sont exceptionnels, et la photo foudroyante de beauté. ...
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Et non ! Malheureusement non, A la merveille n'est pas une erreur de parcours, c'est tout le parcours qui est une erreur. Et oui je parle bien de l'oeuvre de Terrence Malick là. Enfin, si tant est qu'on puisse appeler ça une "oeuvre". Le Nouveau monde (qui a, je précise, été muri pendant plus de 30 ans...) est un calvaire cinéphilique. C'est que du steadicam pendant 2h10 mais pas un seul plan ne dure plus de 30 secondes ! C'est pas parce ...
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Fini les expérimentations de Gerry et Elephant, Van Sant refait du commercial avec Promised Land. La forme est classique, efficace, elle mène comme un thriller ce film écolo engagé. Un film extrêmement agréable à suivre, intrigue prenante ponctuée de pauses bucoliques, une véritable déclaration d'amour à la nature sur fond de folk music. Les acteurs prennent un plaisir communicatif à jouer, Damon est excellent, Krasinski pareil. C'est ...
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Etrange comme un titre peut changer la perception d'une oeuvre. Le Samouraï, c'est la solitude : "Il n'y a pas de plus profonde solitude que celle du samouraï si ce n'est celle d'un tigre dans la jungle... peut-être...", c'est avant tout l'honneur. Pas de doute que Melville veut voir le spectateur s'identifier à ce tueur à gages élégant et taciturne. On est de son côté tout le long du film, dans un mélange de pitié et d'admiration. ...
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Noomi Rapace et Rooney Mara semblent fatalement indissociables. Il y a Millénium, bien sûr - version suédoise pour l'autre, version US pour l'autre - et désormais il y a le duo Passion-Effets secondaires. Deux films qui ont plus de points communs que de différences : lesbianisme, faux-semblants, manipulation, accidents de parking, etc. Face au charme hitchcockien du film de De Palma, celui de Soderbergh souffre un peu de la comparaison. Ce ...
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Un tel synopsis promet forcément un déferlement de débauche, alors on attend la grande partouze, qui ne vient jamais, et à partir de là on est forcément déçu par le film. En fait, il y a quelque chose de mesquin dans Les Amants passagers, on aurait voulu plus : plus de personnages, plus de sexe, plus de politiquement incorrect, et surtout plus de drôlerie. Et oui, car on ne rit presque pas devant cette comédie qui fait pourtant tout ...
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Il y a toujours un risque à aller voir un film de Spielberg, le risque de voir une oeuvre académique, grandiloquente et sirupeuse. Et il y a encore plus lieu de s'inquièter quand le film s'appelle Lincoln. Mais, premier point positif, les critiques sont bonnes - les Cahiers du cinéma notamment - alors j'y vais. Ma note est là pour dire que j'ai plutôt bien fait. Car Spielberg évite tous les - nombreux - écueils du genre. L'équilibre est ...
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Elevé au rang de chef-d'oeuvre par une grande partie de la presse (5ème du top dix 2000-2009 des Cahiers ce n'est pas rien), A History of Violence semble incontournable dans la filmographie de son célèbre auteur. Il apparaît pourtant très difficile d'y reconnaître le style Cronenberg. La rupture est trop brutale avec les délires organiques qui caractérisaient son cinéma jusqu'à eXistenZ, et même avec l'étrangeté glacée et ...
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A ceux qui croient qu'on ne fera jamais plus bizarre que Mulholland Drive, qu'ils aillent voir le premier film de David Lynch. OCNI : Objet Cinématographique Non Identifié. Voici, je pense, la meilleure description qu'on puisse faire d'Eraserhead. Un collage de visions hallucinées, cauchemardesques, terrifiantes. Ne cherchez pas la cohérence, il n'y en a pas, et ce n'est de toute évidence pas la préoccupation première du réalisateur. ...
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Il fallait s'y attendre. Les critiques n'étaient pas bonnes (Positif mis à part). Elle ne se sont pas trompées. Malick semble n'avoir eu en tête que l'esthétique lorsqu'il a tourné son film. Il se regarde filmer des travellings sur des bisons, des champs de blé, des femmes. Alors oui, certes, c'est très joli, la photo est magnifique, etc. Mais on ne fait pas un long-métrage de 2 heures sans rien d'autre. Car il n'y a rien d'autre. Pas de ...
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Je ne savais pas trop à quoi m'attendre. Sûrement pas à un film consensuel en tout cas, et en effet, Spring Breakers n'est pas un film consensuel. Difficile de décrire un long-métrage aussi excessif et détonnant. Il ne ressemble à rien, mais vraiment à rien. Mais ne vous méprenez pas sur les affiches et la distribution, ce n'est vraiment pas un film pour ados fans de High School Musical. En fait, Spring Breakers, c'est pour ses actrices ...
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Face à une concurrence de haute volée, c'est 4 mois, 3 semaines, 2 jours qui récolte la palme à Cannes en 2007. Mais qu'est-ce que c'est que ce film d'un réalisateur inconnu - roumain en plus - qui a éclipsé Fincher, Tarantino, Honoré et autres Van Sant ? Après avoir vu le long-métrage de Cristian Mungiu, on ne se pose plus la question. Il fallait un cinéaste débutant pour mettre en scène un avortement illégal avec une telle ...
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Le conditionnement vu par Kubrick. Un thème qui lui est cher puisqu'il le reprendra 16 ans plus tard pour Full Metal Jacket, où des Marines sont entraînés par un sergent tyrannique avant de partir au Viêt Nam. Dans Orange Mécanique, le jugement du réal' est beaucoup plus ambigu. Il place systématiquement le spectateur du côté d'Alex (le narrateur). Le voir gémir devant les films "thérapeutiques" est très éprouvant, loin de la ...
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Note presse : 4,7. Note spectateurs : 4,2... J'ai l'impression de ne pas avoir regardé le même film. Moi, j'ai vu un thriller mollasson, pantouflard, sans rythme, sans profondeur, soporifique quoi. Pendant 2 heures, on suit l'enquête répétitive de deux enquêteurs sans caractère (en particulier Laurence Fishburne, transparent), et rien ne vient casser la lente monotonie d'un bien long-métrage. On attend désespérément l'inattendu qui ne ...
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