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    Benny's Video
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    3,3
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    63 critiques spectateurs

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    anonyme
    Un visiteur
    3,0
    Publiée le 25 février 2017
    Malgré cette scène d'abattage de porc qui est obsessionnel, le début est très prometteur, riche et intéressant. Passez le moment où les parents sont au courant de ce qu'à fait Benny et vous rentrerez dans un film creux, vain et très lent. Dommage y'avait du potentiel. A voir par curiosité !
    anonyme
    Un visiteur
    5,0
    Publiée le 28 avril 2008
    Haneke à ses débuts dans le cinéma. Le sujet est audacieux, la mise en scène précise et l'ambiance éprouvante. Lent et malsain, BENNY'S VIDEO s'avère un ovni cinématographique.
    Louis Morel
    Louis Morel

    50 abonnés 850 critiques Suivre son activité

    4,0
    Publiée le 25 février 2014
    Le scalpel Haneke continue sa terrible dissection de la violence et la cruauté du monde, ici par le bais fascinant de la vidéo comme arme de dénonciation massive.
    stebbins
    stebbins

    508 abonnés 1 747 critiques Suivre son activité

    5,0
    Publiée le 5 septembre 2007
    Ouf ! Une nouvelle claque cinématographique. Benny's Video ou comment montrer la violence sous un angle anodin. L'histoire de Benny, ce jeune ado de 14 ans qui noie son quotidien dans le monde virtuel de la vidéo saisit à la gorge. Comme pour mieux supporter son existence vide de tout sens, le jeune Benny en viendra à tuer une fille de son âge, sous l'oeil neutre d'une caméra. Ainsi, il pourra voir de nouvelles images, un nouveau monde, une autre dimension. L'acteur jouant Benny est excellent ( Haneke le redirigera dans Funny Games ), et la mise en scène est d'une rare acuité. Benny's Video en en fait le second volet de la trilogie de Haneke, entamée avec le Septième Continent et qui s'achèvera avec un film pour le moins étrange : 71 Fragments d'une Chronologie du Hasard. Les trois films ont pour points communs la précision de la mise en scène et le thème de la vidéo, ou plus généralement de l'écran. Un film qui fait froid dans le dos, de la même manière que Le Septième Continent. Brillant de pertinence.
    ml-menke
    ml-menke

    43 abonnés 551 critiques Suivre son activité

    3,5
    Publiée le 29 juin 2012
    Le problème des média c'est qu'ils donnent une fausse frontière entre la réalité et la fiction. Haneke dénonce à nouveau. Quels décisions faut-il prendre face aux situations extrêmes ? Le film donne une possibilité à vous de juger.
    selenie
    selenie

    6 378 abonnés 6 216 critiques Suivre son activité

    3,0
    Publiée le 30 avril 2024
    Haneke impose sa thèse en quelques secondes, la violence plus ou moins gratuite et surtout la force des images qui déshumanise les effets directs de la violence. Ensuite le réalisateur reprend son canevas naturaliste, un quotidien routinier qui est cette fois celle d'un ado assez solitaire qui se passionne pour la vidéo. Ce qui peut paraître surprenant est le choix du réalisateur-scénariste d'arriver au "meurtre accidentel" assez rapidement. Le drame est filmé mais dans l'action le spectateur se retrouve à regarder un écran dans l'écran, le hors champs crée une fausse distanciation puisque le son permet un effroi plus glacial encore. Mais c'est le comportement de l'ado ensuite qui impose les réflexions ; un ado qui semble hors sol, immature, sans réellement être conscient de l'acte. Quand arrive la séance familiale, on est sans doute encore plus pantois, où comment l'effet vidéo donne une distanciation claire au point que les parents restent stoïques et sans réactions. Le manque d'émotions ou leurs réactions après coup restent trop peu naturel, trop en sang froid pour être crédible. Un film qui a le mérité d'être moins amorphe et lancinant que son premier film, le scénario est plus intéressant sur divers aspects, et les rebondissements sont plus étalés et font évoluer le récit de façon plus larges.
    Site : Selenie.fr
    Cinéphiles 44
    Cinéphiles 44

    1 398 abonnés 4 246 critiques Suivre son activité

    3,0
    Publiée le 24 mai 2024
    Dans une famille bourgeoise, Benny est un adolescent livré à lui-même, négligé par des parents qui préfèrent lui acheter tout le matériel audiovisuel qu'il désire plutôt que de s'occuper de lui. Avec son caméscope, il filme tout ce qui l'entoure et visionne en boucle l'abattage d'un cochon. Intrigué par l'idée de tuer dans la réalité, Benny décide de passer à l'acte avec une jeune fille qu'il invite chez lui. Ce crime sert de point de départ au message que Michael Haneke souhaite transmettre dans le deuxième volet de sa trilogie « Guerre Ville ». Haneke y dépeint une société déshumanisée, qui préfère enfouir ses secrets dérangeants plutôt que de les comprendre et les traiter. Film volontairement froid et descriptif, "Benny's Video" manque d'une certaine empathie pour véritablement captiver.
    Hotinhere
    Hotinhere

    578 abonnés 5 024 critiques Suivre son activité

    3,0
    Publiée le 17 avril 2023
    We need to talk about Benny !
    Un drame glaçant mais manquant de rythme sur la naissance du mal chez un ado déshumanisé, aliéné par le pouvoir des images. 2,75
    Shawn777
    Shawn777

    602 abonnés 3 497 critiques Suivre son activité

    3,5
    Publiée le 6 mai 2024
    Deuxième opus de la trilogie de la glaciation dont je n'ai vu que celui-ci, réalisé par Michael Haneke et sorti en 1993, n'est pas mal du tout ! Alors bien-sûr, il faut quand même bien avoir en tête que, à l'instar de Gus Van Sant par exemple, le réalisateur fait des films très épurés et surtout expérimente beaucoup, lorsqu'il ne nous balance pas une violence bien crue à la tronche. Il faut donc bien être préparé avant le visionnage de celui-ci car nous avons les trois à la fois ! En effet, ce film pourrait même être considéré comme un préquel de "Funny Games" puisqu'en plus du même acteur principal, nous y retrouvons plus ou moins le même rapport à la violence et aux images, bien que ce dernier thème soit ici complètement appuyé. Effectivement, nous suivons un adolescent qui est obsédé par la télévision, les reportages, les infos relatant des faits violents et plus globalement par les images. Et le film nous met d'ailleurs directement dans le ton avec la vidéo de ce porc se faisant tuer, à vitesse normale puis rembobiné puis au ralenti. On se dit merde, dans quoi est-ce que j'ai foutu les pieds ; tout simplement dans l’univers de Benny pour qui les images lui permettent de passer outre la réalité. L'adolescent a même remplacé ses fenêtres par des caméras et observe le reste de sa chambre à travers un écran cathodique, transformant alors la réalité en fiction, lui permettant de la lui rendre plus supportable. Mais tout bascule lorsque Benny fait la rencontre d'une jeune fille un jour où ses parents ne sont pas là. Il l'emmène chez lui et là, le drame. Je vous laisse facilement imaginer ce qu'il peut se produire, surtout après les premières images du film. On est donc alors plongés dans un univers nous mettant très mal à l'aise puisque tous les personnages restent apathiques face à cette situation quand même bien grave ; Benny ne se rendant pas vraiment compte de ce qu'il a fait, comme si c'était une énième vidéo diffusée sur sa télé, tandis que ses parents essayent quant à eux de masquer la réalité afin de préserver leur image, de vivre comme si rien ne s'était passé. De plus, la mise en scène d'Haneke, toujours très minutieuse, appuie sur ce côté morne et aseptisé du monde dans lequel évolue les personnages avec des plans très symétriques et surtout fixes dans lesquels on retrouve des couleurs froides et ternes. Dans cet univers, seules les images de fiction semblent alors réellement vivre, ce pourquoi Benny vit sa vie par procuration, à travers ce qu'il regarde mais également ce qu'il écoute (sa musique étant très forte, elle couvre sûrement les bruits extérieurs issus du "réel"). Concernant les acteurs, on retiendra surtout Arno Frisch qui nous livre ici une excellente prestation ! "Benny's Video" est donc un film typiquement "Hanekien", c'est-à-dire froid, gris, à la violence crue et au rythme dilaté.
    Bertie Quincampoix
    Bertie Quincampoix

    111 abonnés 1 830 critiques Suivre son activité

    4,0
    Publiée le 13 juin 2022
    Deuxième long-métrage de cinéma de Michael Haneke, après l’impressionnant Septième continent, Benny’s video raconte l’histoire d’un adolescent issu de la petite bourgeoisie autrichienne vivant dans une chambre où sont diffusées des vidéos en continu, qui va assassiner une jeune fille au pistolet d’abattage devant l’une de ses caméras. Réflexion sur le mal, la violence, l’affaissement moral de la société occidentale, le pouvoir des images, la culpabilité, le refoulement et la capacité à mettre sous le tapis les mauvaises actions, le film poursuit et développe les obsessions et le style du cinéaste autrichien, qui nous réserve plusieurs séquences particulièrement malaisantes. Remarquablement mis en scène, porté par de formidable acteurs, dont le jeune Arno Frisch, Benny’s video est un film visionnaire par bien des aspects, notamment dans sa description d’une société mue par la permanence d’une violence sous-jacente et un quotidien littéralement rongé par la présence des écrans.
    dianalys76
    dianalys76

    25 abonnés 46 critiques Suivre son activité

    5,0
    Publiée le 19 novembre 2019
    Un film coup de point, dérangeant et malsain, du grand Haneke ! Avant funky games et toujours une critique acerbe de la violence, l impact de films trashs sur les jeunes plus précisément ici, des acteurs excellents, une intrigue et la tension qui va crescendo et montent jusqu'à L'Insoutenable issue .
    Âmes sensibles s'abstenir !
    GéDéon
    GéDéon

    92 abonnés 529 critiques Suivre son activité

    2,5
    Publiée le 8 juin 2024
    L’effet de surprise qu’avait provoqué le premier long-métrage de Michael Haneke (« Le septième continent ») paru trois ans auparavant), fonctionne désormais moins bien. En reprenant le même concept minimaliste de mise en scène et édulcoré de tout jugement, le réalisateur autrichien ne se renouvèle pas. De fait, ce film sorti en 1992, semble tourner en rond sans jamais parvenir à provoquer la moindre empathie pour les personnages. Et pourtant, l’histoire de ce crime commis par un adolescent passionné de vidéos, regardant le monde qui l’entoure uniquement à travers l’œil de sa caméra, reste glaçante. La réaction des parents demeure tout aussi choquante, interrogeant avec froideur notre conscience morale. Bref, une œuvre malaisante sur le mal-être, la dissimulation et les remords.
    OSC4R _
    OSC4R _

    76 abonnés 55 critiques Suivre son activité

    4,0
    Publiée le 1 novembre 2022
    The end of the fucking world si James allait jusqu’au bout.

    Le début de la continuité des films de Haneke continue d’aborder et de démontrer la force des images. Benny est un personnage élaboré, servi par une mise en scène sur-mesure et précise, et qui laisse place à l’analyse.

    Et le spectateur est aussi dépassé que Benny.

    Ce film c’est du Haneke dans toute sa splendeur. Il sait utiliser l´image, mais il sait aussi utiliser le son, comme il écrit, il dirige ses comédiens et monte son film.

    Les 30 dernières minutes sont un peu en dessous du reste, mais loin d’être inintéressantes.
    Patjob
    Patjob

    35 abonnés 606 critiques Suivre son activité

    3,0
    Publiée le 29 mars 2022
    Benny est un jeune garçon imprégné de la culture de l’image, pour qui le virtuel tient plus de place que le réel, et dont le rapport à ce réel passe par sa représentation : il voit ce qui se passe dans sa rue par un écran de télé qui retransmet l’image prise par sa caméra, alors qu’il suffirait de regarder par la fenêtre. Ce fonctionnement débouche sur une déconnexion d’avec la réalité, ou une distanciation d’avec elle, accompagnée d’une perte des valeurs. Et sur le fait divers horrible. Les parents de Benny, s’ils ont bien, eux, les pieds sur terre, vont adopter une attitude de dissimulation de la réalité non moins horrible, et en quelque sorte représentative d’une facette de l’Autriche. Le film est le produit d’un parti pris « intellectuel », l’image est laide, l’approche froide, clinique, comme si la caméra de Haneke, à l’instar de celle de Benny, créait une distance avec la réalité, mettant le spectateur est en perpétuelle situation d’inconfort.
    Alejandro Almodoclint
    Alejandro Almodoclint

    18 abonnés 800 critiques Suivre son activité

    3,5
    Publiée le 19 octobre 2012
    Film choc, ovni cinématographique qui ne peut laisser indiférent. D’aucuns diront que c’est un film chiant car son principal défaut est c’est vrai la lenteur (même si cette lenteur caractéristique de Mikael Haneke en fait souvent sa force) et cette lenteur ici contribue à l’ennui par moments. 1h45 pour arriver à une terrible fin, c’est un peu long…
    Mais sinon ce second épisode de la trilogie d’ Haneke est très bonne . Le metteur en scène dénonce cette fois la place prépondérante de la télé et des vidéos dans la société contemporaine et l’absence parentale (donc la négligence qui en suit) Et le message passe bien !. Les procédés bien aimés d’Haneke (froideur, longs plans fixes, hors-champ, extrait de vidéos) sont là et c’est filmé parfois avec morbidité (lorsqu’on voit les réactions des parents découvrant le crime commis de sang froid par leur enfant)

    Les acteurs sont bons, surtout l’ adolescent reclus sur lui joué par Arno Frisch que l’on reverra dans un autre Haneke (Funny Games)
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