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Olivier Thimothée
2 critiques
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5,0
Publiée le 24 septembre 2023
Beau à voir et écouter Fasciné de bout en bout Du premier au dernier plan Admirablement mis en scène Je me remémore avec délectation cet autre film de Deville "dossier 51"
En 1985, Michel Deville signe un film policier avec une galerie de personnages dont le comportement exagérément ambigu décrédibilise le scénario. Un professeur de musique (Christophe Malavoy) est engagé par un couple bourgeois (Nicole Garcia et Michel Piccoli) pour donner des cours à leur fille. De fil en aiguille, il se retrouve pris en étau par la manipulation des uns et des autres. L’intrigue de ce thriller reste néanmoins confuse et peu vraisemblable. Bref, un long métrage où l’atmosphère glauque est compensée par une touche de sensualité.
Adaptation d’un roman policier de René Belletto, Péril en la demeure est un exemple de ce que le cinéma français des années 80 pouvait offrir de plus créatif. Propulsant Christophe Malavoy, dans le rôle d’un prof de guitare un peu paumé, en objet de désir ultime pour tous les personnages bizarres qu’il rencontre (un beau casting composé de Nicole Garcia, Richard Bohringer, Anémone, Michel Piccoli, et de la jeune Anaïs Jeanneret), le film nous embarque dans une succession de séquences tour à tour étranges, drôles, érotiques, cocasses, malaisantes et flippantes, n’hésitant pas à flirter avec le fantastique pour renforcer son atmosphère énigmatique. La mise en scène de Michel Deville est remarquable de fluidité et d’inventivité.
David Aurphet (Christophe Malavoy), un professeur de guitare, est engagé par Julia (Nicole Garcia) et Graham (Michel Piccoli) Tombsthay, un couple assez fortuné, pour donner des leçons à leur fille. David et la séduisante Julia entament très vite une liaison adultère, mais peu après il reçoit par la poste une vidéo de leurs ébats... Le caractère un peu invraisemblable de l'intrigue qui suit ajoute au charme étrange de cet excellent thriller érotique. Tout au long du film, les personnages évoluent dans un univers troublant où se côtoient pulsions de mort (meurtrières et suicidaires) et sensualité raffinée. Réalisation élégante de Michel Deville, dialogues ciselés et acteurs/actrices parfait(e)s ...Tout concourt à faire de "Péril en la demeure" (1985) un pur bijou qui n'a rien perdu de son éclat.
Le film des faux semblants. Les personnages naïfs qui jouent un rôle macabre. Un début plutôt érotique avec des dialogues à la Blier. Et un dénouement à la Hercule Poirot. Le film est un curieux mélange mais le style étrange et nébuleux est parfait.
14 069 abonnés
12 481 critiques
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3,5
Publiée le 18 juin 2021
Dèsirs et manipulations! Christophe Malavoy, pris dans les filets de relations amoureuses entre Nicole Garcia et la jeune Anaïs Jeanneret! Rien n'est laissè au hasard dans cette adaptation brillante de Belletto : Un O rayè sur un traversin, une VHS de "Johnny Guitar", des figues èclatèes...et un globe très convoitè! Mais que dire des personnages, tous ambigus à souhait, de la voisine curieuse (Anèmone) au mystèrieux et dèsemparè tueur à gages (Richard Bohringer [...] Un marivaudage sulfureux et parfaitement maitrisè par Michel Deville qui reçut - à juste titre, pour son montage et son travail d'ajustement des images et des cadres - le Cèsar du meilleur rèalisateur 1986, coiffant au poteau Agnès Varda ("Sans toit ni loi") et Coline Serreau ("Trois hommes et un couffin"), grandes favorites cette annèe là! Dèjà un classique, voyeur et captivant à la fois, sur une remarquable bande son (Brahms, Granados, Schubert)...
Cette adaptation d’un roman de René Belletto, Sur la terre comme au ciel, est à la fois amusante et inquiétante, légère et dramatique. Tout oscille dans ce petit jeu narratif, troublant et énigmatique. Érotisme un brin menaçant, manipulations diverses. Jeux de mots déroutants, humour absurde. Les dialogues, la mise en scène et le montage (qui joue avec fantaisie sur les raccords et les ellipses) sont enlevés. Ça virevolte de manière toujours inattendue, ça cultive l’ambiguïté. Christophe Malavoy et Nicole Garcia, dans les rôles principaux, sont très bien. Michel Piccoli est à l’aise dans du sur-mesure, le regard sombre et le sourire carnassier. Mais on retient surtout les performances étonnantes de Richard Bohringer et d’Anémone dans des rôles secondaires très originaux, bien servis par les textes les plus piquants.
Un thriller sensuel et manipulateur au scénario complètement improbable, en dépit d'un casting séduisant et d'une réalisation élégante signée Michel Deville, récompensé par un César.
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18 103 critiques
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1,0
Publiée le 29 mai 2021
Ça marchait peut-être bien mieux dans les années 80 mais ça n'a pas si bien vieilli. Et je parle du film donc sans jeu de mots. En ce qui concerne l'histoire elle est assez originale mélangeant des éléments de thriller et d'érotisme à du n'importe quoi très dérangeant et fou. Les personnages n'agissent ou ne réagissent pas forcément comme on pourrait l'imaginer. Donc si vous envisagez de le regarder de cette façon c'est votre problème. Il y a de la nudité et de la violence inutile cela vous semble-t-il attrayant pas moi...
A partir d'un excellent scénario tiré du roman de René Belletto "Sur la terre comme au ciel", Michel Deville a réalisé un film très habile. Sa façon de filmer plonge immédiatement le spectateur dans une ambiance inquiétante, et les personnages qui apparaissent successivement portent tous, par leurs propos ou leurs comportements, un coté mystérieux ou décalé, qui déstabilisent ce professeur de musique normal et frileux (il porte son imperméable quasiment en permanence). Dans l'interprétation de ces personnages, Anémone mérite une mention spéciale dans la création d'ambiguïté et d'étrangeté. Le style du cinéaste donne aussi beaucoup de rythme au film, en particulier par l'utilisation des répliques qui font le lien entre deux scènes, en concluant la première et ouvrant la suivante. Il résulte de tout cela un très bon polar Français, original, enlevé et prenant de bout en bout.
Sans commentaires ! C'est daté, c'est creux, c'est mou et franchement le dénouement est bidon ! Les acteurs sont mauvais en plus et moi j'ai passé une soirée épouvantable ! J'en attendais pourtant beaucoup... :)
L'intrigue n'a ni queue ni tête, mais guère plus que dans de nombreux films policiers remarquables. Il ya beaucoup de sensualité et d'érotisme et ce qui est drôle c'est qu'elle vient surtout de Nicole Garcia, réputée intello qui joue là un rôle étonnement lascif (pour la mauvaise cause d'ailleurs). Malavoy incarne l'innocent, ce qui lui va très bien et Anémone la méchante, ce qui lui va très bien aussi. Piccoli est dans son habit inquiétant habituel mais Bohringer m'ennuie comme d'habitude avec ses airs entendus de déterré décalé. Deville introduit une petite coquetterie amusante : les personnages commencent une scène dans un lieu et finissent leur réplique dans un autre, souvent dans un costume différent, commençant ainsi une autre scène presque sans qu'on s'en aperçoive. Virtuosité sans objet mais rigolote. Bien accueilli en 1984, le film n'est pas le meilleur de Deville mais l'une de ses bonnes réalisations.
Quatre ans après « Eaux Profondes » tiré d’un roman de Patricia Highsmith, Michel Deville replonge dans l’univers du thriller érotique. Encore plus cette fois-ci, l’atmosphère l’emporte sur une intrigue servant avant tout la mise en relief des ressorts psychologiques des personnages et dont il ne faut pas attendre une vraisemblance parfaite. David professeur de guitare bohème à la croisée des chemins mais aussi très imprudemment curieux se laisse progressivement prendre dans une nasse où il rencontrera une bourgeoise à la recherche d’émoi érotique, son époux complice inquiétant de ses foucades corporelles, sa fille à la nymphomanie assumée, son étrange voisine adepte du voyeurisme et aussi un tueur à gages suicidaire devenu curieusement son protecteur. Le mélange est un peu confus et baroque mais suffisamment envoûtant pour que les petites frustrations nées des manques du scénario soient acceptées par le spectateur, surtout s’il est sensible à la petite musique de Deville qui se révèle une fois de plus un orfèvre de précision dans sa mise en scène, nousc réservant quelques jolies fantaisies dans la transition des scènes. La froideur de la photographie, le ton un peu monocorde des dialogues pourront en rebuter certains plus exigeants sur la mise en exergue du suspense, mais personne de bonne foi ne pourra dénier à Deville la minutieuse maitrise de son sujet. Les acteurs sont bien sûrs parfaitement dans le tempo car l’on sait que Deville choisit religieusement son casting afin que ce qu’il a en tête soit fidèlement retranscris sur l’écran. Une mention toutefois à Anémone que Deville a eu le premier l’audace de sortir de ses rôles de fofolles qui rythmaient ses apparitions en compagnie de la troupe du Splendid et dont le réalisateur met en avant avec délicatesse l’étrange beauté . Un des plaisirs que procure le film au-delà de son aspect formel très séduisant est de pouvoir se mettre dans la peau de David pour se demander à quel moment notre propre instinct de survie nous aurait intimé l’ordre de mettre en veille la curiosité un peu malsaine qui parfois tous nous habite . A la vue de ce nouvel exercice de style parfaitement réussi, il est simplement dommage que Michel Deville hormis « Toutes peines confondues » en 1992 n’ait pas creusé davantage ce sillon qui semblait pouvoir le mener très loin dans l’exploration d’un genre pas si souvent mis à l’honneur par le cinéma français.
J'aime les films des années 80, j'aime Bohringer, j'aime Malavoy... bref, mais alors là... je me suis endormi 2 fois, ça ne bouge pas, ça n'avance pas, il y a un montage bizarroïde avec des liaisons entre les scènes complètement loufoques, c'est consternant. Quant à l'histoire, la bourgeoise qui baise avec le prof de musique de sa fille, ah oui, très original... Malavoy et Garcia se promènent à poil une bonne partie du temps, ce qui peut réjouir certains, mais il n'y a vraiment rien d'autre de notable dans ce navet.