Votre avis sur Coldwater ?
3,0
Publiée le 6 mars 2015
Dans les camps de redressement pour ados, la vie est rude et violente.L'acteur principal est charismatique ( un jeune ryan gosling ) quand au film : même si le sujet de la vie des prisonniers a deja été traité, Coldwater traite surtout les aspects violents de cette incarcération. Sans véritable temps mort, violent et assez réaliste, l'ensemble ne sombre pas dans les clichés commerciaux et propose quelques petites trouvailles assez sympas. Film réussi.
3,5
Publiée le 9 juillet 2014
Une bonne surprise pour Coldwater, un film dont je n'en avais pas entendu parler. Un peu dans la lignée de « Dog Pound », cette histoire situé dans un camp de redressement pour mineurs n'est pas une partie de plaisir pour ces derniers, on s'en doute. Malgré un début assez stéréotypé et disproportionné, (les mineurs ne font aucun coup de gueule dès le départ et ils s'en prennent plein la «gueule », ce qui paraît assez absurde), le scénario se tisse au fur et à mesure et devient dur, parfois choquant. Les jeunes doivent jouer un rôle pour survivre en enfer dans lequel on se demande bien où sont les parents, où sont leurs responsabilités d'abandonner leurs enfants dans un endroit pareil.
La fin est bien ficelée, mais également tragique. Une bonne découverte pour J.P. Boudousqué, aux airs de Ryan Gosling, un acteur prometteur.
3,5
Publiée le 17 février 2015
Troublant, étincelant de virilité et de caractère, Coldwater s'affirme comme la grosse surprise de 2014. Avec une histoire totalement harassante, ce film apporte toutes les vérités noires des camps de rééducation chez les jeunes. Entre scènes hyper violentes, scènes atroces, Coldwater réussit son premier objectif : faire prendre conscience le public sur ces dérives. Bluffant de réalisme !
3,0
Publiée le 17 juillet 2014
on dirait le petit frère de ryan gosling troublant , un film difficile et prenant sur les dérives d'un système .
3,5
Publiée le 17 février 2015
Un film brut et dérangeant doté d'un sujet intéressant : les camps de redressement pour mineurs prévis aux USA. La réalisation est de bonne facture pour un premier long métrage, le casting correct avec un personnage principal rassemblant néanmoins étrangement à Ryan Gosling. La première partie du film est un peu convenue mais plus le film avance, plus le scénario fait preuve de qualités jusqu'à un final outrancier mais jubilatoire. Un bon film pour un réalisateur prometteur.
3,0
Publiée le 12 mars 2022
« Coldwater » présente un aperçu percutant de certains moyens mis en place pour lutter contre la délinquance américaine des jeunes désœuvrés. Il aborde de ce fait des questionnements sur le renoncement parental et la responsabilité de la société face à ces délinquants. Les clichés sont légion mais le fond et les interprétations donne du corps à ce film « coup de poing » viril et pas si inintéressant. Le scénario reste un peu mince mais ce drame arrive à convaincre que le tout répressif n’apporte pas de solution miracle. Il s’en dégage un goût amer mais l’ensemble s’oubliera assez vite du fait d’un sentiment de déjà-vu.
3,0
Publiée le 11 juillet 2014
très noir et ultra violent. J'attendais beaucoup plus de la réflexion sur le thème abordé
3,5
Publiée le 17 juillet 2014
Saviez-vous qu'aux Etats Unis il existe des camps de redressement privés dans lesquelles n'importe quel parent peut envoyer son gamin en difficulté moyennant finance ? Un avant gout de la prison avec très peu de contrôle officiel dans lesquels on compte au moins une douzaine de morts depuis les années 80 tant les traitements subis par les pensionnaires sont horribles. C'est ce secret très bien gardé que le réalisateur Vincent Grashaw a choisi de révéler dans son premier film.

Petit dealer dont les affaires commencent à fructifier, Brad est envoyé par sa mère dans le camp de redressement de Coldwater afin peut être d'éviter de passer ses jours en prison. Jouant d'abord aux rebelles, il va vite apprendre qu'il vaut mieux faire profil bas dans cet établissement si il veut que son calvaire s'achève un jour. Alors qu'il avait fini par prendre du galon, l'arrivée dans le centre de son ami Gabriel va tout remettre en question.

Le réalisateur Vincent Grashaw aura mis plus de dix ans pour réussir à écrire cette histoire inspirée d'une connaissance qui avait un séjour dans un de ces camps de redressement. Des établissements où les gardiens se croient tout permis et où les pensionnaires sont violentés nuit et jour aussi bien physiquement que moralement. Un sujet polémique qui a forcement eu du mal à voir le jour avant qu'il trouve enfin un producteur courageux.

Coldwater fait penser à tous ces films de prison sortis récemment avec les habituels rituels de fouille au corps, le lavage au jet et l'isolement. Il s'en détache aussi car la vie dans ces camps de rééducation est peut être encore plus dur que l'emprisonnement car la torture mentale y est permanente. A tel point qu'ici les "prisonniers" ont plutôt envie de se serrer les coudes que de jouer les caïds.

On suit donc le séjour de Brad dans le camps de Coldwater. Le film commence par son arrestation avant de partir en flash-back pour nous présenter un peu mieux le personnage qui a perdu son père et s'est mis à dealer. Le film alterne entre les scènes dans le camps de courses à pieds et travaux forcés sous un soleil assomant et des retours réguliers dans le passé pour nous dévoiler la vie de Brad et surtout le drame récent qui marqué sa vie.

Moins violent qu'un Bronson ou Dog Pound, le film réserve tout de même quelques scènes chocs. On sera cependant moins ému par le sort de ses prisonniers qu'on avait pu l'être par Dog Pound qui mettait une véritable claque. Si on suit ce film avec plus ou moins d’intérêt en fonction des scènes, ce sont vraiment les dernières vingt minutes qui sont les plus intéressantes et tiendront en haleine les spectateurs.

Coldwater est aussi le premier film de son interprète principal le jeune P.J. Boudousqué. Il ressemble tellement à Ryan Gosling que certains disent que Coldwater pourrait être le prequel de Drive racontant la jeunesse du héros sans nom du film de Nicolas Winding Refn. Mais celui ci est cependant beaucoup moins taiseux et les deux films n'ont en réalité aucun rapport. On aurait très bien pu aussi voir la vie du personnage qu'il jouait dans The Place Beyond The Pines Cela souligne juste que ce nouvel acteur a un fort potentiel à surveiller de près.

On aurait pu croire que Coldwater était juste encore un énième film de prisons parmi tous ceux sortis récemment mais le réalisateur Vincent Grashaw a su trouver la bonne approche en faisant la lumière sur ces centres très particuliers qui devraient être beaucoup mieux contrôlés. Porté par des acteurs méconnus mais très talentueux, Coldwater est un premier film réussi qui mérite d'être découvert.
3,5
Publiée le 12 juillet 2014
Un bon film, noir, dérangeant, oppressant , qui nous renvoie à certaines questions sur la justice, l'éducation, la morale. Ce film tiré non pas d'une histoire vraie mais de faits réels nous interpelle et nous montre l'existence de tels camps aux USA .
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 23 août 2015
Coldwater est un film parlant des camps de redressement aux États-Unis, camps dans lesquels chaque parent peut envoyer son enfant afin de changer son comportement. L'objectif du film est clair : dénoncer la violence de ces camps et plonger le spectateur dans l'horreur quotidienne que vivent les pensionnaires du camp. Sur ce coup là le film réussit haut la main son défi : ça commence vite, c'est froid, certaines scènes sont insoutenables, et les acteurs sont excellents, ce qui nous choque encore plus devant le sort de leur personnage. Sur ce qu'il voulait accomplir, je trouve le film très réussi, on ne s'ennuie pas et au final l'atmosphère est marquante. "Un sans-faute" me direz-vous alors ! Eh bien pas vraiment, car il y a un gros reproche que j'ai à faire au film : ça manque d'humanité, d'émotions, en fait à part l'horreur le film ne dégage pas d'émotion : le personnage principal surtout, alors qu'il a un passé très intéressant est vraiment très mal exploité car le film nous le montre comme il est en public : inexpressif, et néglige complètement ses émotions dans son intimité, il y a pourtant de quoi faire, avec ses actions passées il y a de quoi lui faire exprimé des remords, de la tristesse... Eh bien non rien. Pareil pour le directeur du camp : à un moment donné on sent que le réalisateur essaye de l'humaniser, de mettre de l'ambiguïté sur lui, mais au final non, une phrase humaine et il redevient un monstre. A ce moment pourquoi avoir voulu l'humaniser, autant ne rien mettre si ce n'est pas pour creuser la piste qu'on lance. Au final c'est bien beau de vouloir choquer le spectateur, mais si on néglige le principal objectif de l'art en général, c'est à dire faire ressentir des émotions à son spectateur, eh bien c'est pas vraiment bien joué quoi, parce qu'au final on sort du film en se disant "c'était froid, mais trop froid".
Ça reste un bon film, avec ses qualités, même s'il manque cruellement d'humanité (et à mon avis ce n'est pas voulu, sinon pourquoi avoir montré le passé du héros ?).
3,0
Publiée le 9 juillet 2014
Assez bien,.. Mais assez déçu ...pas très crédible et les flash back ralentissent le film. ... Correct tout de même
3,5
Publiée le 20 janvier 2015
Coldwater est dérangeant, c'est certain, ce qui était apparemment le but visé par Vincent Grashaw. On peut donc dire que de ce côté-là, c'est réussi. Partant de là, les violences physique comme morale du film sont justifiées et la mise en scène brute des scènes les plus agressives colle parfaitement à cette intention en renforçant encore le trait. Mais ce qui est dérangeant aussi, mais dans le mauvais sens cette fois, c'est qu'on finit par ne plus savoir où se situe la frontière entre le réalisme et la surenchère tellement c'est sanglant. Et le jeu de P. J. Boudousqué, qui semble profiter de sa ressemblance avec Ryan Gosling pour en reproduire les attitudes, vient agrémenter les doutes qu'on peut émettre quant à l'authenticité de la démarche. D'autant plus que les acteurs secondaires ne sont rien de plus que des faire-valoir au final. Le réalisateur cherche-t-il à dénoncer quelque chose d'abominable en nous le faisant péter en pleine poire où cherche-t-il le sensationnalisme histoire d'incarner (ça vaut pour lui comme pour son acteur principal) une "révélation" comme c'est écrit sur l'affiche ?
3,5
Publiée le 15 juillet 2014
Bénéficiant clairement du manque de films à l'affiche en ce moment, Coldwater fut une bonne surprise. Prenant. Violent intelligent, il alerte sur un sujet dur. Malheureusement, le rythme est trop hâché.
3,5
Publiée le 6 février 2016
un film prenant qui montre les dérives possibles dans ce type de camp très bien servi par ces acteur de qualité
3,5
Publiée le 13 juillet 2014
Coldwater, premier film de Vincent Grashaw, est un drame carcéral puissant mais basique qui arrive en retard par rapport à la concurrence et s'enlise dans des clichés et des erreurs de débutant. Pour son scénario le film plonge dans un manichéisme primaire et parfois rebutant, c'est généralement le principal problème de ce genre de film car il n'arrive jamais à nuancer leurs figures de l'autorité. Ici on ne déroge donc pas à la règle et on nous plonge dans un enfer pour mineurs ( comme l'indique si bien l'accroche française du film ) qui est brutal et désespéré. Rare seront les oreilles attentives et le film souligne assez bien se phénomène de livrer la jeunesse à elle-même, de ne plus la prendre au sérieux et surtout de la blâmer d'avance comme si c'était la seule responsable de son sort. Car ici le problème viendra de l'écoute et du manque d'attention, elle à beau crier sa rage et son désespoir cela tombera toujours dans l'oreille d'un sourd et seules les mesures radicales permettent d'obtenir satisfaction mais il est alors trop tard. C'est donc un propos fort que sert le film même si dans sa vision il a parfois trop tendance à victimiser sa jeunesse et son héros comme si ils n'étaient que de pauvres âmes victimes de la vie alors qu'ils ont néanmoins fait des mauvais choix qui ne peuvent être imputé qu'à eux mêmes. On revient donc au manichéisme prononcé du film et son absence de nuance. Il est donc fort dommage que l'écriture puise allègrement dans les clichés pour bâtir son film alors qu'elle aurait pu facilement se montrer plus subtil et plus puissante surtout qu'elle ce montre parfois faible par rapport aux ténors du genre. Pour ce qui est du protagoniste sa vie passé manque cruellement de vraisemblance car on peine à croire que tout les malheurs du monde arrive à une seule et même personne surtout que la plupart de ses problèmes sont prévisibles et caricaturaux spoiler: ( il est délinquant parce que son père est mort et sa copine meurt par sa faute ce qui enclenche ça quête de rédemption... C'est tout simplement du déjà-vu )
. Le film pâtit donc d'une écriture trop grossière et mesquine car elle n'est pas totalement franche et ça même si son propos est plus que louable, le film va brosser le spectateur dans le sens du poil en surfant sur une recette qui a déjà fait ses preuves, je l'ai nommé le très grand Drive. Que ce soit dans son héros taciturne ainsi que le choix de l’interprète comme la façon de le filmer tout cela sent la référence à plein nez pour attirer le public que ça en devient presque un gimmick. Alors oui P.J. Boudousqué est un très bon acteur, son interprétation est puissante d'émotions refouler et de rage contenu, il crève l'écran à chaque plans mais il faut ce rendre à l'évidence si il a eu le rôle c'est aussi pour ça ressemblance frappante avec Ryan Gosling. Cela n'enlève rien à son talent mais je trouve ça un peu petit, surtout qu'une partie de la promotion semblait jouer autour de ça. Sinon pour ce qui est du reste du casting ils sont très bon. Par contre pour la réalisation on peut reprocher des flashbacks inutiles qui ralentisse l'action instaurant au film un faux rythme et qui créer quelques longueurs. De plus ceux-ci ne sont pas intéressants et ne font qu'ajouté de la caricature à l'ensemble alors que garder une part de mystère autour du héros aurait été plus judicieux et l'aurait rendu que plus charismatique. D'ailleurs le film sera maladroit dans son final car beaucoup trop explicatif, le film crée un faux suspense ( faux car la vérité sur les événements de fin était hautement prévisibles ) mais y revient sous forme de flashback qui non seulement alourdi l'ensemble mais prend aussi le spectateur pour un con alors que si il avait eu la bonne idée de ne pas revenir sur ses événements et laisser le spectateur faire ses propres déductions, il aurait été plus impactant et aurait poussé la réflexion plus loin. Sinon la mise en scène est correct, Vincent Grashaw filme son acteur amoureusement comme Refn l'avait fait pour Gosling en s'intéressant à son regard pénétrant et son visage taiseux mais il n'a pas peur de filmer la violence et le désespoir de façon frontal ce qui confère à l'ensemble un effet coup de poing malgré le faite qu'il surfe un peu trop sur la vague Drive. En conclusion Coldwater est un bon film qui mérite à être vu pour son propos qui est vrai et fort mais qui souffre de problèmes de construction narratives ainsi que de son ambition envahissante d’être le nouveau Drive alors qu'il n'en n'a ni la dimension ni le talent. Malgré tout on ne peut pas boudé le film qui se montre néanmoins sincère dans sa démarche, parfois maladroit mais c'est un premier film donc c'est facilement excusable surtout qu'ici il y a suffisamment de choses intéressantes pour y être attentif.
Les meilleurs films de tous les temps