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White Fingers
15 abonnés
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4,0
Publiée le 4 août 2024
« Jigokumon » m'a impressionné par sa représentation émotionnelle et visuelle éclatante de la période de la rébellion de Heiji au Japon. Le film débute avec une intrigue historique où une jeune femme, Kesa, est utilisée comme leurre pour protéger l'empereur, avant de se transformer en un drame personnel centré sur un triangle amoureux tragique. La performance des acteurs, en particulier celle de Machiko Kyô dans le rôle de Kesa, est poignante, illustrant parfaitement le conflit entre l'amour, l'obsession et le tragique destin des personnages. Kazuo Hasegawa est poignant dans le rôle d’un samouraï, à la droiture exemplaire, qui va se transformer en impitoyable prédateur. Ce qui ressort également, c'est la beauté des costumes et des décors, brillamment mis en valeur par les techniques de couleur novatrices de l'époque. Malgré une ouverture qui peut sembler confuse pour ceux non familiers avec l'histoire japonaise, le film réussit à capturer l'essence dramatique des relations humaines et se termine sur une note à la fois sombre et profonde. Un véritable régal cinématographique qui illustre le choc entre les valeurs traditionnelles et les désirs personnels, faisant de « La porte de l’enfer » un film inoubliable et visuellement splendide. WHITE FINGERS : LA PISTE SYSKIYOU (TOME 1) et LE CIMETIERE DES SQUAWS (TOME 2) (Amazon Kindle).
Des personnages tragiques aux caractères bien définis, des couleurs vives et irréelles qui illustrent parfaitement la puissance du sujet, c'est-à-dire la passion aveugle et brutale du samouraï - une réussite qui fit découvrir le cinéma asiatique aux occidentaux.
La Porte de l’Enfer est un film de Teinosuke Kinugasa sorti en 1953 et palmé du meilleur film au festival de Cannes en 1954 en signe de son importation réussie à travers les frontières. Les années 50 sont la période ou le monde cinéphile découvre le cinéma japonais pour son plus grand bonheur. On parle alors d’âge d’or puisque qu’il possède un patrimoine cinématographique impressionnant plongé dans le romantisme tragique, et ici, il est parfaitement représenté par La Porte de l’Enfer où l’on retrouve dans ce Japon féodal alors en pleine guerre civile, une idylle dramatique entre une jeune servante mariée et un samouraï, une idylle synonyme d’amour impossible par les valeurs imposée par la tradition japonaise et la virilité demandé à la classe guerrière. Le décor du film est parfait et on ne compte plus les costumes plus beaux les uns que les autres. Le résultat du procédé Eastmancolor donne une qualité d’image spectaculaire surtout en salles. Avec La Porte de l’Enfer, nul doute que Teinosuke Kinugasa fasse partie des plus grands cinéastes japonais sous cette période dorée.
Un film avec de superbe kimono, pas de doute on est dans le Japon traditionnel! Un homme sauve une femme lors d'une révolte, on pourrait croire à une histoire d'amour, et bien pas du tout... si l'homme se montre amoureux... la femme ne dit pas ce qu'elle récent... elle est déjà mariée, et victime d'un ignoble chantage... dans ce Japon médiéval que vaut la volonté d'une femme qui ne veut que suivre son devoir sans rien demander, face à un homme qui veut la soumettre de force même s'il n'est pas dans son bon droit... une fresque dramatique de la condition féminine du Japon médiévale!