La fin d'une époque pour Bebel qui semble déjà blasé dans ce costume ultra usé qu'il a enfilé maintes fois lors des années 70 et 80... un film alimentaire donc au scenario redondant, aux scènes banales, au jeu d'acteur poussif (avec la présence des seconds rôles habituels des films de Bebel comme Le Marginal, Le Professionnel...)... en fait on sent bien que Bebel lui même est au bout du rouleau (de pellicule :)) et qu'il se prépare à se faire plus discret, non sans avoir livré un des ces meilleurs films l'année d’après( "Itinéraire..." de Lelouch ) il passe ainsi du flic autoritaire dragueur macho à la figure paternelle vieillissante et roublarde qui lui ira si bien... bref "Le Solitaire", un film de transition pour les derniers fans du mythique Bebel, un genre de baroud d'honneur avant de ranger définitivement son arme et son badge dans le placard.
Ce film n'a rien d'interessant, Belmondo fait du Belmondo mais l'histoire est vraiment trop simpliste A retenir toutes fois quelques scènes marrantes mais autrement passez votre chemin
Probablement sorti avec quelques années de retard, il s'agit la du polar mal-aimé de la filmographie de Belmondo, et pourtant même si l'intrigue n'obtiendra pas la palme du scenario le plus original cette histoire de vengeance reste d'une efficacité redoutable, bien plus cohérente et captivante que dans "Le marginal" selon moi. Deray va droit au but, les dialogues ne sont pas d'Audiard mais reste très efficaces, les seconds rôles crédibles et Belmondo, encore très en forme, joue à la perfection son dernier rôle de flic.
Le Solitaire de Jacques Deray est un bon policier et Belmondo est comme a son habitude énorme. De l'action de l'humour tout y passe. Alors regardez le !
Un Belmondo correct, une histoire de revanche sur le gars qui à tuer son meilleur ami dont il laisse son enfant sans parent. Belmondo est son parrain et s'occupe du gamin, il travaille à présent sur Paris et l'ennemi public numéro 1 fait son retour, c'est le moment de traquer cette homme. Le Solitaire tient bon grâce à sa légère dose de violence ou du moins de dureté.
La fin d'une époque avec ce film de Deray où Belmondo effectue son dernier tour de piste dans ce polar ultra classique et sans aucune surprise. Le scénario n'est en effet pas énormément travaillé, les rôles du méchant et du flic déterminé et violent sont caricaturaux, les scènes banales s'enchaînent, l'ambiance et la musique ne sont pas géniales. Mais Deray arrive quand même à pondre un polar qui se suit grâce à sa grande expérience en suivant sa ligne de conduite et Belmondo reste malgré tout bien crédible même si son personnage n'est guère travaillé.
Du Bébel pur jus, avec marrons gratuits et blagues grivoises. Mais il est malheureusement servi par une intrigue un peu fade. La pseudo chasse à l'homme se résume à une succession de scènes d'action peu palpitantes. Le gros méchant ne fait pas si peur que cela, et pour cause, il a une bonne tête de premier de la classe. L'idée du mioche se fourrant dans les pattes de Bébel est bonne, sauf que lui-aussi n'a pas du tout la tronche du petit venant de perdre son père. Il ressemble plutôt au sale gosse de riche, le blondinet avec le sourire ultra brite, qu'on voyait apparaître dans les pubs pour Kinder il y a 20 ans à la télé. Tout cela confère au film un petit côté artificiel assez désagréable. Pas fan donc.
Une histoire très convenue avec un air de déjà vu et des personnages proches de la caricature font craindre le pire dès le commencement, d’autant que Bébel incarne un personnage hyper connu, ce Solitaire là étant très proche du Marginal ou du Professionnel d’une autre époque. Mais la mise en scène plutôt nerveuse, et le héros central se révélant finalement plein d’humanité, sauvent ce film qui, à défaut d’originalité, permet de passer un bon moment tout en étant assez représentatif du cinéma français d’une époque.