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christine D.
30 abonnés
52 critiques
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5,0
Publiée le 4 novembre 2015
C'est de la vraie science-fiction et non pas un film de cape et d'épée qui se passe dans l'espace (cf : la guerre des étoiles). Peut se regarder comme un thriller philosophique, ou comme un jeu de rôle tragique. les images sont fabuleuses, les acteurs géniaux. Du grand Altman.
Un conte philosophique sur l'absurdité du destin dans un décor glacial où l'humanité se meurt. C'est lent, mais c'est tellement bien fait que la tension ne faiblit jamais (il y a juste une toute petite longueur), les décors sont fantastiques et le traitement des couleurs est remarquable, les costumes et le sens apportés aux détails est fabuleux, la musique de Tom Pierson qui joue un rôle important est un enchantement et colle parfaitement au film. La direction d'acteurs est sans faute avec un très bon Paul Newman… et puis Brigitte Fossey et Bibi Anderson dans le casting féminin, ça en jette, non ?
Mais !? mais c'est de la merde! Pourtant vu le casting ça semblait ambitieux, en fait on a l'impression que les acteurs se demandent ce qu'ils font là, on les comprend et malheureusement le film n'est même pas assez kitch pour nous faire rire un peu.
Alors que la Terre connaît une nouvelle ère glaciaire, Essex se rend dans la ville où il a grandi avec sa femme. Il y découvre un endroit désolé où les habitants passent tout leur temps à boire et à jouer au Quintet, un étrange jeu qui consiste à rester en vie mais dont les règles changent constamment. Abordant pour la première et seule fois de sa carrière le registre de la science-fiction, Robert Altman nous offre avec "Quintet" un film troublant dont il est difficile de saisir toutes les nuances. Si la mise en scène est impeccable et que les décors gelés sont superbes, le scénario est une autre paire de manches. Contemplatif et peu rythmé, le film esquisse une intrigue censée être palpitante mais se perd dans les méandres de son univers. Ce qui intéresse vraisemblablement Altman ici, c'est la façon aléatoire dont les joueurs gagnent ou perdent au Quintet qui ressemble énormément à la vie que tout le monde mène. Parfois la chance est avec nous et parfois contre, une leçon qu'Essex (interprété par Paul Newman) va apprendre durement. Si "Quintet" arrive à nous rendre confus, il n'empêche qu'il se dégage de ce film une atmosphère glaçante particulièrement soignée.
Robert Altman était un cinéaste éclectique et iconoclaste personne n’en disconviendra. Malgré tout, le voir aborder le genre de la science-fiction à l’aube des années 1980 est quand même une réelle surprise. Ayant toujours montré un caractère indépendant, Altman avait mal vécu son expérience aux côtés du producteur italien Dino De Laurentis lors de sa première collaboration avec Paul Newman pour « Buffalo Bill et les indiens » où il avait dû remplacer au pied levé George Roy Hill, le réalisateur fétiche de Newman. Le film fut un échec commercial. Aussitôt après, Altman fonda sa propre société de production (Lions Gate) pour monter les projets qui lui tenaient à cœur comme « Trois femmes » (1977) ou « Un mariage » (1978). Ces deux films eurent une audience confidentielle mais furent reconnus comme deux réussites sur le plan artistique. Encouragé par ces deux succès d’estime Altman se lança, une nouvelle fois avec Newman, dans cette fable apocalyptique qui imagine l’homme devenu prisonnier des glaces qui ont recouvert la Terre. Comme si après avoir été maltraitée pendant des siècles par l’homme qui l’avait reçue en cadeau, la nature sauvage retrouvait son état originel. Choix aujourd’hui paradoxal, si l’on songe que l’homme du XXIème siècle redoute plus que tout le réchauffement climatique. Le train enseveli sous la neige vu au début du film expose clairement ce qui est en train de se passer. L’homme qui n'a pas su être raisonnable va finir enseveli avec toutes ses créations, la glace qui fige tout va l'empêcher de se déplacer comme il l’a fait tout au long de son existence pour aller polluer le moindre recoin de la planète. Opportunément, Altman profita des décors encore en place de l’exposition universelle de Montréal de 1967 qui lui fournit des bâtiments futuristes crédibles. Devant cette fin qui semble inéluctable, la plupart des rares survivants attendent sereinement l'accomplissement de leur destin mais quelques autres comme pour faire un dernier pied de nez au courroux de la nature ont inventé un jeu, le Quintet dont le seul gain pour ses participants est de rester en vie comme si cela avait encore un sens. Essex (Paul Newman) qui remonte du Sud où les derniers phoques viennent de disparaître tombe en pleine partie. Altman qui a écrit le film tente d'y introduire une pseudo enquête pour agrémenter son scénario qui semble tout aussi gelé que ses personnages à l’écran. Voulant aller délibérément à rebours de la trame traditionnelle du film de science-fiction apocalyptique qui se construit souvent autour de la lutte pour la survie, Altman se trouve un peu démuni pour imaginer les ressorts fictionnels pouvant susciter l’intérêt du spectateur. Malgré cette anémie dramatique on peut se laisser envoûter par les décors grandioses et étranges magnifiquement filmés par le chef opérateur français Jean Boffety. Si le message écologique est parfaitement clair, ramenant l’homme à sa condition de simple élément face à une nature plus forte que tout, on peut regretter qu’Altman n’ait pas mieux utilisé le casting international (Brigitte Fossey, Vittorio Gassman, Fernando Rey, Bibi Andersson) qui était à sa disposition. Bien sûr le film fût un échec commercial, entraînant le réalisateur dans un trou d’air qui durera toute la décennie des années 1980 et dont il ne sortira que grâce au succès de « The player » (1992) thriller cynique se déroulant dans le monde du cinéma hollywoodien. Sacré Altman s’étant ici aventuré trop loin de ses bases narratives mais qui nous surprendra toujours. Très rare le film est désormais disponible en DVD.
Altman faisant un film de science-Fiction!? Voilà pour le moins innattendue! On est cependant bien loin de la "Guerre des etoiles". "Quintet" serait plutôt dans la lignée de "THX 1138" ou "Solaris", c'est-à-dire un peu élitiste et philosophique. L'histoire est dure d'accès et l'on a parfois du mal à suivre les logiques de cette philosophie. L'atmosphère apocalyptique et les décors sont cependant judicieusement choisis et créent à eux seuls toute notre fascination pour le film.
Avec "Quintet", Robert Altman s'attaque à nouveau à un genre différent avec de la science-fiction post-apocalyptique. Il part du postulat que la terre est entré dans une nouvelle ère glaciaire et nous fait suivre Essex et sa femme enceinte qui cherche à joindre la "ville" où il a grandit. Mais il découvre que l'unique activité des citadins est de jouer à un jeu mystérieux, dangereux et complexe...
Film totalement méconnu aujourd'hui et même renié par son auteur, "Quintet" est pourtant loin d'être mauvais. Altman nous présente un monde dénué d'émotion où les cadavres des plus faibles sont dévorés par des chiens errants et où l'on ne jure que par ce jeu où l'on finit par mourir si on perd (et qui n'est jamais expliqué aux spectateurs). Altman semble critiquer le monde du jeu et de l'addiction où l'on n'est plus que concerné que par ça et rien d'autres. Plus d'émotions, plus d'intérêt pour rien, uniquement le jeu avec comme ultime frisson la mort en guise de défaite.
Si l'ensemble est loin d'être parfait, notamment à cause de quelques longueurs, Altman maintient un certain intérêt, notamment grâce à une atmosphère ambigu et un univers froid et violent qui s'avère aussi mystérieux qu’intéressant. Il braque sa caméra sur le personnage de Essex qui va, au fil du temps et des rencontres, peu à peu essayer de cerner l'endroit où il est et les vrais règles de cet échiquier géant.
Altman en a lui même écrit le scénario et derrière la caméra il expérimente pour rendre l'atmosphère encore plus ambigu. On peut par exemple noter qu'il utilise un procédé pour rendre l'image plus flou et faire en sorte que ça donne l'impression d'une brume permanente (dommage que l'abus de ce procédé devient un peu lassant). Les décors sont très surréaliste et bien évidemment influencé par l'ère glaciaire qu'il met en place. Devant la caméra, Altman réunit un casting impressionnant avec notamment Paul Newman dans le rôle tire, Vittorio Gassman ou encore la française Brigitte Fossey.
Si dans l'ensemble ce n'est pas un grand film d'Altman, c'est tout de même un bon film de science-fiction, ambigu, intéressant et emmené par un très bon Paul Newman.
Film méconnu de Robert Altman avec pourtant au casting Paul Newman, Vittorio Gassman, Fernando Rey et même la française Brigitte Fossey c'est un film de SF tourné au Québec assez curieux dans son genre. Je désirais le voir depuis longtemps et j'ai enfin pu le découvrir ; Quintet n'est pas sans défaut par exemple on peut regretter un manque de dynamisme mais le scénario suscite constamment notre intérêt même si on a un peu du mal à tout saisir, les décors du film sont pas trop mal, l'univers de Quintet est étrange et nous montre un futur qui semble figé dans le froid et la neige ou apercevoir un oiseau est une rareté. La façon de filmer peut vous laissez un peu perplexe car l'écran est entouré à chaque instant d'un cercle flou (un peu agaçant par moment mais peut-être cet aspect "givré" est sensé nous mettre dans l'ambiance de cet univers glaciaire). Quintet n'est pas un véritable grand film mais les fans de SF auraient torts de l'ignorer.
Si vous voulez voir un film d'action à la James Bond, vous serez déçus...
Vous devez regarder ce film comme une BD illustrant un conte philosophique...
Le sens de la vie !
Dans cette cité en ruine, la règle est un jeu (absurde) nommé Quintet... Mais les dés sont pipés...
Dans notre vie aussi, la règle du jeu est tout autant absurde... (on donnera à ceux qui ont, et à ceux qui n'ont pas, on ôtera ce qu'ils ont) et les dés sont également pipés...
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2,0
Publiée le 9 octobre 2015
Gagner! La rècompense ? Etre vivant! Voilà la seule rècompense! On joue ici pour le plaisir! C'est ça, la vie! C'est sentir la chaleur de l'adrènaline vous parcourir le corps! On ne sent le prix de la vie qu'à l'approche de la mort! C'est en cela que consiste le "Quintet" de Robert Altman! Ceux qui jouent...se battent pour rester en vie! C'est cela qu'a appris Essex incarnè par Paul Newman! Avec une interdiction aux moins de 18 ans à sa sortie en 1979, "Quintet" est une oeuvre mineure de Altman! Le film est lent, parfois ennuyeux et finalement dècevant malgrè son casting très international (Paul Newman, Vittorio Gassman, Fernando Rey, Bibi Andersson, Brigitte Fossey...). C'est regrettable car la ville-labyrinthe recouverte de neige est fascinante! Tout comme cette impression de flou au niveau de l'image! A la fin, il n'y a nulle part où aller! il n'y a plus rien à attendre! Plus rien à apprendre! Faire des recherches s'avère inutile! C'est en quelque sorte passer tout le jeu dans les limbes en lançant à l'infini des six inutiles...
Quintet (1979) est un film raté d’Altman. Certes, les acteurs sont extraordinaires (Paul Newman, Brigitte Fosset, Vittorio Gassman, Bibi Anderson, Fernando Rey, Nina Van Pallandt, quel casting !!). L’atmosphère post apocalyptique est parfaitement rendue par l’utilisation en plein hiver des bâtiments partiellement détruits et abandonnés de l’exposition universelle de Montréal. Le fleuve partiellement gelé est particulièrement impressionnant. La musique de Tom Pierson rend mal à l’aise : c’est ce qu’il faut dans le genre « post-apocalypse ». Le grand chef opérateur français Boffety produit une image pétrifiée et avec des cristaux de glace sur les bords. Mais voilà, il manque l’essentiel : nous ne rentrons pas dans l’histoire, nous ne nous attachons pas aux personnages. La société joue à un jeu de mort, le Quintet, sans espoir : le seul espoir est la très jeune et très belle Brigitte Fossey qui est enceinte mais elle est assassinée juste au début du film. Restent des quinquagénaires blasés qui cherchent juste à survivre en assassinant leurs congénères : avouez que c’est un thème peu motivant. Bref, le film ne prend pas. C’est dommage :il aurait fallu un peu d’enthousiasme, un scénario plus serré, de meilleurs dialogues et surtout une « flèche de diégèse », c’est-à-dire une histoire qui progresse te aboutisse, comme dans Mad Max, moins ambitieux mais plus réussi.