Lorsqu’un incident se produit à l’école, les parents des jeunes Armands & Jon sont convoqués. Mais tout le monde à bien du mal à expliquer ce qu’il s’est réellement passé, les récit s’opposent et les points de vue s’affrontent…
Pour son premier long-métrage, Halfdan Ullmann Tøndel (qui n'est autre que le petit-fils d'Ingmar Bergman) nous immisce au coeur d’un huis clos étouffant au sein d’une école, où il est question de harcèlement et d’agression sexuelle. Un sujet lourd et une mise en scène particulièrement déroutante, parviennent à créer un climat déstabilisant, ajouter à cela l’excellente interprétation de ses comédiens, il y avait tout pour pleinement convaincre… sauf qu’en réalité, c’est plus compliqué qu’il n’y paraît
Le film avait le mérite de plutôt bien démarrer, en nous confrontant d’entrée de jeu aux protagonistes. Mais petit à petit et de façon sournoise, le film s’enfonce inexorablement dans une sorte de mise en scène pompeuse (et inutilement chorégraphique) qui se traîne en longueur durant deux longues heures (on les sent passer), allant jusqu’à lorgner du côté de l’onirisme.
C’est d’autant plus frustrant que l’on appréciera la façon avec laquelle le réalisateur dépeint ses personnages
(le proviseur insupportable parce qu’il n’est pas en mesure de prendre des décisions et d’assumer son rôle, l’infirmière qui a constamment un pet de travers ou encore la mère de Jon qui fusille du regard).
Sans oublier bien évidemment, ses superbes actrices, à commencer par Renate Reinsve (Julie (en 12 chapitres) - 2021) qui parvient à nous crisper le temps d’une scène malaisante (où elle passe du rire aux larmes), ainsi que Ellen Dorrit Petersen (The Innocents - 2022) particulièrement redoutable.
Pour pleinement convaincre, il aurait fallu tailler dans le gras, resserrer ici et là et éviter de prendre des sentiers battus qui nous éloignent du sujet principal, dommage car La Convocation (2025) avait d’excellents atouts.
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