Votre avis sur La Convocation ?
3,5
Publiée le 29 décembre 2024
« Il y a une différence entre tolérance et irresponsabilité. » À la suite d'un incident entre deux élèves, leurs parents sont convoqués à l'école pour tenter de mettre les choses au clair. Une situation délicate en raison de l'âge des enfants et surtout de la nature du problème. Dans un premier temps, Halfdan Ullmann Tøndel dépeint toute la complexité psychologique de cette affaire avant d'élargir l'histoire. Un événement catalyseur qui fait ressortir différents sentiments et ressentiments. Traumatismes, insécurités, secrets et mensonges, on découvre les personnages autrement que par le prisme de parents en quête de réponses. Quand il est au plus proche du drame, "Armand" est un très bon film avec des acteurs très convaincants, surtout l'excellente Renate Reinsve, et des moments très forts, oppressants et explosifs. Par contre, je n'ai pas compris tous les choix du réalisateur. Des choix créatifs plus que scénaristiques avec des scènes déroutantes. Une manière d'exprimer, d'évacuer ce qui se passe ? La tension et l'importance des enjeux laissent alors place à quelque chose de plus surréaliste et imprévisible. Un peu frustré au final, mais c'est un bon premier film de la part du petit-fils d'Ingmar Bergman et de Liv Ullmann.
2,0
Publiée le 18 mars 2025
Lorsqu’un incident se produit à l’école, les parents des jeunes Armands & Jon sont convoqués. Mais tout le monde à bien du mal à expliquer ce qu’il s’est réellement passé, les récit s’opposent et les points de vue s’affrontent…

Pour son premier long-métrage, Halfdan Ullmann Tøndel (qui n'est autre que le petit-fils d'Ingmar Bergman) nous immisce au coeur d’un huis clos étouffant au sein d’une école, où il est question de harcèlement et d’agression sexuelle. Un sujet lourd et une mise en scène particulièrement déroutante, parviennent à créer un climat déstabilisant, ajouter à cela l’excellente interprétation de ses comédiens, il y avait tout pour pleinement convaincre… sauf qu’en réalité, c’est plus compliqué qu’il n’y paraît

Le film avait le mérite de plutôt bien démarrer, en nous confrontant d’entrée de jeu aux protagonistes. Mais petit à petit et de façon sournoise, le film s’enfonce inexorablement dans une sorte de mise en scène pompeuse (et inutilement chorégraphique) qui se traîne en longueur durant deux longues heures (on les sent passer), allant jusqu’à lorgner du côté de l’onirisme.

C’est d’autant plus frustrant que l’on appréciera la façon avec laquelle le réalisateur dépeint ses personnages spoiler: (le proviseur insupportable parce qu’il n’est pas en mesure de prendre des décisions et d’assumer son rôle, l’infirmière qui a constamment un pet de travers ou encore la mère de Jon qui fusille du regard).
Sans oublier bien évidemment, ses superbes actrices, à commencer par Renate Reinsve (Julie (en 12 chapitres) - 2021) qui parvient à nous crisper le temps d’une scène malaisante (où elle passe du rire aux larmes), ainsi que Ellen Dorrit Petersen (The Innocents - 2022) particulièrement redoutable.

Pour pleinement convaincre, il aurait fallu tailler dans le gras, resserrer ici et là et éviter de prendre des sentiers battus qui nous éloignent du sujet principal, dommage car La Convocation (2025) avait d’excellents atouts.

● http://bit.ly/CinephileNostalGeek ● http://twitter.com/B_Renger ●
4,0
Publiée le 27 décembre 2024
Bon sang ne saurait mentir. Et le pedigree de Halfdan Ullmann Tøndel, réalisateur de La Convocation, Caméra d'Or 2024 à Cannes, est de ceux qui impressionnent : fils de la talentueuse romancière Linn Ullmann et petit-fils, excusez du peu, de Ingmar Bergman et de Liv Ullmann. Accessoirement, le cinéaste norvégien de 34 ans a aussi été l'assistant de Joachim Trier, auquel il a emprunté sa comédienne de Julie (en 12 chapitres), Renate Reinsve, laquelle se révèle tout aussi stupéfiante (et sublime) dans La Convocation. Contrairement à ce que le synopsis semble indiquer, le sujet du film est moins le comportement parfois inapproprié des enfants à l'école que la psychologie de leurs géniteurs, leurs névroses, leurs mensonges et leurs jalousies. Ces scènes de la vie parentale auraient donc eu toute chance de plaire au grand-père du cinéaste, dans une atmosphère très nordique de non-dits et de conflits larvés. Si la dernière partie du long métrage, allégorique et à la limite du maniérisme, ne fera pas l'unanimité, elle reste pourtant cohérente, eu égard au traitement de ce huis-clos étouffant, qui flirte même parfois avec la comédie et souvent avec l'absurde, sans parler de la place accordée au lieu des échanges, avec ses longs couloirs, référence évidente au Shining de Kubrick. Halfdan Ullmann Tøndel réussit pendant près de deux heures à faire monter la pression à son acmé, tout en l'esquivant de temps à autre par des scènes incongrues, à la fois gênantes et libératrices spoiler: (le fou rire, la danse)
. Du grand art que ces formidables instants norvégiens qui empruntent assez souvent au registre de l'horreur, tout en maîtrisant parfaitement son caractère de cruel suspense psychologique.
1,0
Publiée le 14 mars 2025
Elisabeth est convoquée à l’école de son fils, Armand, six ans. Sarah et Anders accuse l’enfant d’avoir agressé leur fils Jon. La maîtresse des deux enfants est une jeune institutrice inexpérimentée et pleine de bonnes intentions qui essaie d’assurer une médiation entre les trois adultes. Vite dépassée par leur hostilité, elle passe le relais au directeur de l’école.

L’âge venant, je développe une fâcheuse tendance au radotage. Ma critique ce matin va suivre la même construction que celle d’hier – et que celle de tant d’autres avant elle.

Je vais commencer par dire que j’attendais beaucoup de ce film norvégien, réalisé par le petit-fils d’Ingmar Bergman et de Liv Ullman, auréolé de la Caméra d’or au dernier Festival de Cannes, interprété par la révélation de "Julie (en 12 chapitres)" et dont la bande-annonce avait excité ma curiosité. Quels faits mystérieux ont provoqué la « convocation » (c’est le titre français de l’original "Armand") de la mère du garçonnet ? quel conflit va se nouer entre les parents et le corps enseignant ? comment va-t-il se résoudre ?

Je vais ensuite ronchonner en regrettant que mes attentes aient été lourdement déçues. En effet, La Convocation se réduit vite à un face-à-face très plat entre deux positions irréductibles. D’un côté celle de Sarah, la mère de Jon : mon fils a été agressé et l’école doit prendre au sérieux cette affaire (mais, on ne comprend pas ce que la mère de Jon attend : des excuses ? une réparation ? l’exclusion définitive de Armand ? le retrait de la garde de sa mère ?). De l’autre le déni d’Elisabeth, la mère d’Armand : mon fils n’est pas capable et donc pas coupable de ce dont vous l’accusez.

Ce face-à-face stérile est interrompu par des pauses pipi qui sont l’occasion d’autant de tête-à-tête entre els différents protagonistes : entre Elisabeth et Sarah dont on apprend qu’elle est sa belle-soeur, entre Sarah et Anders qui se révèlent pas si unis que ça autour de la défense de leur fils, entre Elisabeth et le directeur de l’école qui fut, jadis, son propre enseignant. Il est également interrompu par le déclenchement inopiné de l’alarme incendie de l’école et le fou-rire nerveux qu’elle provoque chez Elisabeth. L’événement serait cocasse s’il ne s’étirait pas interminablement pendant une dizaine de minutes, semant malaise et consternation parmi les participants de la réunion… et les spectateurs du film.

Mais il y a pire encore. Le comble est atteint dans le tiers du film qui, de façon impromptue, verse dans le délire onirique. On y voit, sans y rien comprendre, avant un épilogue qui nous ramène à la réalité, Elisabeth embarquée dans un sabbat démoniaque et muet.

Il est temps de clore ce coup de gueule en évoquant un autre film qui, sur le même sujet, m’avait autrement convaincu. Il s’agissait, l’an dernier, de l’allemand "La Salle des profs", qui, avec un sens du scénario autrement plus maîtrisé, interrogeait dans le huis clos d’un collège les notions de justice, de culpabilité, de faute, de pardon…
3,0
Publiée le 15 mars 2025
Caméra d'or (meilleur premier film toutes sections confondues) "la convocation" s'inscrit ( malgré la filiation du cinéaste avec celle De Igmar Bergman) plutôt dans la veine du cinéma du danois Thomas Vinterberg (" la chasse"...).

Le scénario expose à fleuret moucheté, en partant d'un incident grave survenu entre deux élèves de primaire, une réflexion sur les apparences sociales et de caractère.

Apparemment bien sous tous rapports, les trois personnages principaux se révèlent finalement entretenir des liens ambigus qui expliqueront leurs arrières pensées et par conséquent leurs actes.

Le film aborde aussi la question du mal-être infantile, comme révélateur fréquent de dysfonctionnement familiaux, dissimulés derrière les masques du jeu social.

Malgré ses qualités évidentes dans une première demi-heure savamment enlevée, " la convocation" finit malheureusement par perdre de son intensité lors des développements du scénario.

Il faudra surtout au spectateur être attentif pour ne pas manquer les détails des enchevêtrements psychologiques tortueux ( à l'image de ce que sont les trois personnages principaux) distillés de façon parcellaire.

La sensibilité et l'acuité du spectateur lui seront ainsi utiles pour capter, relever des signes apparemment anodins, détour d'un regard, photo, brève réplique finalement plus profonde qu'elle en à l'air. Toujours le règne des apparences.

C'est d'ailleurs sans doute un peu le défaut de " la convocation" qui oblique parfois sur des chemins de traverse, à l'occasion de scènes ( selon moi) pas très réussies et ( à mon goût) assez nombreuses dans sa seconde partie.

On notera à titre anecdotique, le clin d'œil adressé par le cinéaste norvégien à la filmographie de Bergman.

Le choix des prénoms des deux femmes notamment, "Elizabeth" et " Sarah" souvent attribués aux personnages feminins Bergmaniens.
3,5
Publiée le 12 mars 2025
Après un début déroutant et agaçant, le film prend une direction surprenante, à mi-chemin entre l'introspection et l'onirisme bergmaniens (dont le réalisateur est le petit-fils) et le suspense psychologique. Une révélation qui n'a pas volé la Caméra d'or à Cannes
3,5
Publiée le 13 mars 2025
"La Convocation" récompensé l'an dernier au festival de Cannes et European Film Awards est un drame psychologique convenable dans l'ensemble. Halfdan Ullmann Tøndel, réalisateur et petit-fils d'Ingmar Bergman, a remporté la Caméra d'Or du meilleur premier long métrage au Festival de Cannes 2024. Son œuvre offre une narration intéressante qui aborde le voyeurisme, l'effet de masse, la violence et les dynamiques de pouvoir dans notre société, avec une performance marquante de Renate Reinsve. Cela dit, j'aurais aimé un scénario plus vif, l'histoire ayant parfois semblé tourner en rond à mes yeux.
3,5
Publiée le 16 mars 2025
La sidération va crescendo, avec l’intrigue, avec les inclusions surréalistes. Ce qui au départ semble une simple péripétie scolaire prend une ampleur tout autre au fur et à mesure de l’avancée de l’intrigue, nous donnant une leçon sur les apparences trompeuses, les préjugés. Le huis clos, la réalisation sans concession, les inclusions surréalistes, la performance spectaculaire de Renate Reinsve contribue à ce crescendo et son apothéose où tout passe, sans un mot. Un film exigeant, qui respecte la sensibilité et l’intelligence de ses spectateurs.
3,0
Publiée le 14 mars 2025
Un film bâti autour de Renate Reinsve l’actrice norvégienne distinguée à Cannes en 2022 pour Julie (en 12 chapitres) ne pouvait que susciter notre intérêt. Débutant en une forme réaliste, la convocation de parents d’enfants ayant eu une altercation a l’école, le film nous étouffe rapidement dans un huis-clos obsessionnel qui nous fait découvrir peu à peu les relations entre les différents protagonistes. L’intérêt du spectateur se dilue alors, tant les dialogues sont répétitifs ou abscons. Le réalisateur se rappelle alors que, petit-fils du monument Ingmar Bergman, auteur en son temps de pensums soporifiques, il se doit d’inclure dans son film quelques scènes d’anthologie…Après une longue scène d’hystérie, nous aurons droit à une très longue scène métaphorique (?) d’embrassades dans le noir, une danse bizarre et maladroite dans un couloir aussi sombre et enfin une scène finale de pluie interminable.
Vraiment dommage de gâcher le talent d’une grande actrice pour le plaisir de se regarder filmer !
3,0
Publiée le 27 mars 2025
Une jeune veuve, actrice, est convoquée à l’école de son fils pour cause d’agression sexuelle sur un camarade. L’équipe pédagogique la confronte aux parents de la victime.
Un film froid sur les non-dits, la jalousie et le mensonge. C’est le petit fils d’Ingmar Bergman derrière la caméra (d’or) et il faut reconnaître une vraie volonté de mise en scène.
Parfois ça marche : le hors-champ systématique des enfants, l’école filmée comme un personnage et parfois ça ne fonctionne pas : les séquences dansées incompréhensibles.
Le tout fini même par sonner un peu prétentieux.
2,0
Publiée le 19 mars 2025
Là encore, un film qui figurait dans mes grosses attentes ciné de ce premier trimestre 2025, et qui s'est avéré être une grosse déception à l'arrivée.

Premier film mis en scène par le norvégien Halfdan Ullmann Tøndel (petit-fils du cinéaste Ingmar Bergman et de l'actrice Liv Ullmann) et auréolé l'année dernière d'une Caméra d'Or Cannoise, voilà le genre d'histoire sur la famille, la violence en héritage ou encore le mal-être qui aurait pu se raconter en un court-métrage pour moi.

Se déroulant dans une école qui semble désertée, un huis clos austère, verbeux et finalement lassant dans sa manière de nous dérouler son histoire.
Un film onirico-dramatique misant par moments sur les interprétations théâtrales et parfois outrancières (à l'image de ce fou rire qui n'en finit plus), et poussant (et étirant) à l'excès les séquences métaphorico-stylistiques (dont des scènes de danse tout droit sorties du programme nocturne d'Arte), représentant les états d'âme de ses personnages.

Des problématiques pourtant intéressantes et une Renate Reinsve (Julie (en 12 chapitres)) à nouveau impliquée dans son rôle, mais clairement desservies par l'aspect narrativo-formel du film, qui m'a laissé en-dehors de celui-ci, et ce jusqu'à sa conclusion qui n'a pas vraiment résolu grand chose.

Bref, le genre de cinéma auteurisant et ronflant qui me laisse complètement imperméable.
3,0
Publiée le 12 mars 2025
Huis-clos très bien écrit et mis en scène. Duo d'actrices incroyables mais globalement beaucoup trop long avec des séquences oniriques un peu lourdingues
3,0
Publiée le 18 mars 2025
Elisabeth reçoit un appel de l’établissement privé où est scolarisé son fils, Armand. Elle est convoquée sur le champ à un entretien avec l’équipe de direction. Personne ne lui explique les raisons de cette convocation. Une fois sur place, la jeune femme fait face à des accusations graves de la part d’un autre couple de parents d’élève qu’elle semble bien connaître. En salle le 12 mars.

spoiler: "La convocation" est un huis-clos dont l’environnement parvient à dévorer les personnages et le spectateur. Les couloirs et salles de cette école parviennent à accentuer l’expression des émotions puissantes des forces en présence. Renate Reinsve est exceptionnelle et projette une aura sur l’ensemble du film, qui sombre petit à petit dans le spectacle et l’incompréhensible. Un peu trop d’ailleurs à mon grand regret, car l’intrigue finit par me perdre sur certaines scènes. Je ne comprends pas non plus certains choix artistiques qui me sortent du film comme le fou rire malaisant. Une oeuvre intéressante et envoutante malgré tout.
3,0
Publiée le 27 mars 2025
Récipiendaire de la Caméra d’or à Cannes, « La Convocation » est du film d’auteur scandinave pur jus dans ce qu’il a de plus singulier et réussi mais aussi parfois de plus austère et hermétique. Et le cinéaste Halfdan Ullmann Tondel trahit sans peine ici sa parenté avec son grand-père qui n’est nul autre que le grand Ingmar Bergman. Le petit-fils ne singe pas son illustre héritage mais on retrouve tout de même cette propension à l’étude de caractères versée dans un cadre froid presque rigoriste.

La première partie du film nous conquiert sans peine, faisant vaguement penser à l’excellent film allemande « La Salle des profs » dans son postulat scolaire et ses histoires de harcèlement. La comparaison s’arrête là, le film prenant des directions thématiques et visuelles bien différentes et il faut avouer que notre préférence va clairement au film germanique tant celui-ci est peu aimable et parfois difficile à appréhender.

La manière de filmer cette école est admirable, pas loin de celle de l’étrange et passionnant « L’Heure de la sortie » de Sebastien Marnier. On flirte avec le fantastique, comme si cette école filmée en fin d’année durant les chaleurs étouffantes de l’été était un endroit qui broyait les esprits et les cœurs. On est dans le lugubre à l’allégorie parfois nébuleuse cependant et la dernière partie (moins réussie et trop métaphorique) en est la preuve. En tout cas, le début nous happe et s’avère convaincant, le film laissant planer le doute sur ce qui s’est passé entre les deux enfants et qui a valu aux parents d’être convoqués. Ce huis-clos oppressant à six personnages principaux (trois parents et trois membres du personnel scolaire) est bardé de non-dits et les regards et les silences nous en apprennent parfois plus que les paroles en elles-mêmes. Le mystère est là et on a envie de savoir de quoi il retourne...

Sauf que le temps passe et celui-ci s’épaissit. Tondel choisit d’être elliptique sur les faits, de faire douter le spectateur, la perspective change souvent et on ne sait pas trop à qui nous raccrocher. C’est un sentiment agréable et les informations sont distillées au compte-gouttes, ce qui nous laisse la possibilité d’échafauder différentes issues et scénarios possibles. Sauf que « La Convocation » restera une œuvre au tenants et aboutissants qui resteront parfois obscurs, pas mal de zones d’ombres demeureront en effet non élucidées ou basées sur des suppositions. Les acteurs sont tous époustouflants notamment Renate Reinsve, le prix d’interprétation cannois d’il y a trois ans pour « Julie en 12 chapitres », qui nous gratifie de l’un des fous rire gênants les plus longs de l’histoire du cinéma. Une scène malaisante comme beaucoup d’autres dans le film, amplifiée par ces cadrages et un grain de l’images particuliers.

Puis, au bout d’une bonne heure, le film et son script commencent un peu à tourner en rond. Et Tondel, dans des digressions quelque peu absconses et nombrilistes, prend la direction de l’onirisme. De cette manière, il rend son film encore plus délicat à apprécier. Plusieurs séquences sont vraiment étranges, censées représenter l’état d’esprit des protagonistes mais elles alourdissent considérablement l’ensemble. Quand vient le final, tout aussi métaphorique mais plutôt réussi, qui éclaircit (un peu) cette affaire en rebattant les cartes, on est soulagés car on commençait à trouver le temps long et tout cela quelque peu prétentieux. Voilà donc une œuvre exigeante à la forme travaillée, parfois un peu trop, qui nous captive une bonne partie mais qui part ensuite dans des délires clivants. Des choix qui nous ont interrogé et repoussé dans le derniers tiers rendant « La Convocation » moins réussi que prévue.

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3,5
Publiée le 15 mars 2025
Petit-fils d’Ingmar Bergman , le jeune cinéaste Norvégien Halfdan Ullmann Tøndel fait là preuve d'une parfaite mise en scène dans sa réalisation qui opère un basculement progressif du réel vers une dimension presque surnaturelle et si je devais résumer le film je dirai que les Parents là , qui se connaissent , se servent de leurs enfants pour régler leur contentieux !
Le réalisateur observe ses personnages sans prendre parti et transforme l'école en un lieu lugubre qui pour le coup a quelque chose d'inquiétant ! ...
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