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3,0
Publiée le 28 juillet 2024
Oubliez les boums, les surprises party et les quarts d'heure amèricains d'une èpoque rèvolue! Ici il est question de White Party sous le soleil grec avec son lot de dèfis et d'excès! Molly Manning Walker entend faire un cinèma fèministe sur les questions du consentement et du viol! C'est donc un premier long mètrage engagè qui mèrite d'être saluè pour sa vision souvent juste sur l'insouciance de ces jeunes filles qui viennent tout juste de finir le lycèe, cèdant sans peine à l'alcool et au sexe! Le film dècrit donc adroitement la dèbauche d'une certaine jeunesse avec de soudaines dèsillusions (cf. l'errance de Tara dans les premières lueurs du jour) dignes des meilleurs films indèpendants! L'ambiance, la photo et la bande son sont au diapason! Quant aux acteurs, ils sont d'un naturel confondant, à l'image de la prometteuse Mia McKenna-Bruce vèritablement habitèe par son personnage avec un regard qui en dit plus long que tous les mots de la terre! En rèsulte un premier film qui rejoint la tradition du « Spring Breakers » avec plus de finesse toutefois! Seul petit bèmol, un final moins expèditif aurait mieux convenu...
Globalement le film est réussi, un teen movie qui, sous des airs de légèreté, montre combien les hommes en rute peuvent être les pires prédateurs que de jeunes femmes désireuses de découvrir les joies de ce qui fait la vie peuvent croiser.
Le film suggère la quasi totalité de son horreur, il ne conviendra donc pas à un public trop naïf à moins d'un second visionnage.
Le gros problème de ce film réside dans le temps (trop long) qu'il prend à nous présenter de manière extrêmement caricaturale, ses trois personnages principaux féminins, qui hurlent, qui rient, qui boivent, qui fument et qui dorment. En un mot, insupportables. Ce qui peut largement décourager les spectateurs agacés, dont je fais partie, de se donner la peine d'atteindre la partie la plus intéressante du film, consacrée au malaise de son héroïne déflorée par conformisme. Et donc réduire à néant la portée de ce geste cinématographique pourtant bien intentionné et nécessaire.
La réponse à la question donnée n'est pas compliquée, ne refuse rien and you will have. Ce titre est terrible déjà, mettant le sexe en finalité en but ultime de ces minutes de cinéma. On pourrait croire pendant une seconde que c'est bien et qu'on va retrouver la sacralisation de l'acte sexuel, or il n'en est rien, le but est simplement d'en avoir le plus possible, et si la première fois est une mauvaise relation, c'est pas grave ce sera mieux la prochaine ! Malgré tout une belle retranscription de la jeunesse perdue du 21 ème siècle. Sans repère, mais avec alcool et soirées à gogo. Belles images. Mais nul.
Je m'attendais à un film sur le sprint breaker un peu nul un peu racoleur pseudo érotique. Et en fait pas du tout c'est plutôt un film assez fin sur la légende de la première fois où les non-dits sont dit par les yeux par les attitudes et par les relations humaines. La photo est très belle la mise en scène très soignée et la jeune actrice est une vraie révélation ses sourires cachent de la mélancolie et ses yeux en disent bien plus que les paroles
Un film dont l'intérêt principal est le message sur le consentement qu'il délivre. C'est louable mais il faut subir pour arriver à cette intention louable 1h30 de beaufitude glauque des ambiances Sprinbreak. Au bout du compte, on n'est pas dans du grand cinéma. Ça peut se regarder ou pas.
J'étais d'abord perplexe, la première partie du film m'a donné le désagréable sentiment d'évoquer un spring break de mauvais goût, sans grande utilité, bruyant et chahuteur, sans grand interet. La seconde partie a réussi à m'absorber complètement ; me permettant de replonger dans des piteuses gloires adolescentes qui n'ont aujourd'hui plus rien de glamour certes, mais le réalisme du film, son nihilisme et ses excès grotesques joliment dépeints ont su réveiller quelques échos douloureux ou nostalgiques. Un film pas nécessaire, mais si ça fait bouger un boyau, c'est qu'il y a quelque chose de bien fait là dedans.
Film léger et grave à la fois. Ça rend triste la naïveté de ces jeunes filles, le décalage entre leur envie de s'amuser et découvrir les joies du sexe et le réel beaucoup plus brutal, avec des jeunes hommes (pas tous) qui les utilisent littéralement et les soumettent à leurs désirs. L'actrice qui joue Taz crève l'écran.
La fête est rarement aussi belle qu'on le pense. Molly Manning Walker va cartographier une certaine jeunesse parti s'émanciper sous le soleil grec. Relations humaines, rapport à l'amour, au sexe, la réalisatrice filme sans juger l'ivresse des fêtes autant que les injonctions et pressions sociales dans un récit subjectif autour de sa jeune heroine, pas si sur qu'elle ne le croit. La réalisatrice semble pointer du doigt un certain consumérisme et individualisme nuisible au respect de l'autre , sans pour autant juger ses jeunes protagonistes
Des jeunes qui ont pour but de faire la fête et plus si affinités... En voyant comment ils s'amusent, on a la confirmation que l'humanité court à sa perte. Un spring break glauque, mais peut-il vraiment être autre chose quand on renie à ce point sa dignité et son amour propre ? Cette lente descente aux enfers aurait pu faire un bon film mais cela manque d'idées, de rythme et d'une caméra digne de ce nom... A l'image du personnage principal, on déchante assez vite.
Une très belle découverte que ce How To Have Sex qui s’était fait une petite réputation. J’aime beaucoup cette capacité qu’a le film à nous faire ressentir cette vibe de jeunes en été qui veulent juste s’éclater et même si ce n’est pas le genre d’ambiance que j’adore, on a limite envie d’y être et on se prend rapidement d’affection pour les personnages. Mais là où le film frappe fort évidemment, c’est dans sa capacité à montrer que la pression sur les femmes est parfois trop forte à vouloir faire sa première fois et que les hommes ne sont pas assez à l’écoute de ces dernières. Grandit alors une sorte de sentiment de culpabilité tout au long du film où on réalise que ce qu’on a vu ce n’était pas une première fois ratée mais bel et bien un viol, là où au premier abord le film le présente plutôt de manière innocente. Un film loin d’être manichéen mais qui nous prend aux tripes sur ce sujet, a voir absolument !
C'est pas un chef d'œuvre, c'est loin d'être nul non plus. Le film m'a fait me poser des questions intéressantes sur la question du consentement. C'est très bien joué ceci dit et bien mis en scène, en fait je ne me suis pas ennuyé pourtant on va pas dire qu'il se passe 15 000 trucs non plus. La force du film tiens dans le visage très expressif de l'actrice, on sent toute les émotions qui l'animent. Un peu frustré sur la fin, spoiler: j'aurais aimé qu'elle se livre davantage, qu'elle parle de ce qu'elle a vécu, mais c'est peut être ca aussi que le film veut nous faire ressentir... l'impuissance vis à vis de la situation.
Innocente jeunesse. Mais qui ne réfléchit pas trop quand même. En se saoulant pratiquement 24 heures sur 24, s'abandonnant des les boites de nuit, abrutie par la musique, l'alcool, le manque sommeil, des danses endiablées et des animations vulgaires, comment Tara a pu s'imaginer une seconde qu'elle trouverait en ces lieux une once de romantisme. Les vacances pseudo excitantes de ces demoiselles ne sont pas intéressantes. une note de 2.51 pour la virginité perdue sans élégance de la jeune Tara.
Le film met en scène une groupe d'amies parti faire la fête sur une île branchée. Elles y rencontrent un autre groupe d'amis, probablement originaire du fin fond de l'Angleterre. A l'âge où l'héroïne entre dans sa vie sexuelle, elle enchaîne des expériences qui participent à construire son imaginaire sexuelle et ses représentations sociales à ce sujet. Emprunte d'un malaise toute la durée du séjour, le film arrive très bien à traduire tout au long du film ce malaise, en nous donnant à voir des violences sans qu'on puisse les caractériser directement, car elles ne sont pas celles auxquelles on est habitué. Il faut alors mettre en comparaison ces violences - qu'on n'appelle pas encore violences - avec la douceur et la bienveillance d'un autre groupe que Tara rencontre, et l'extrême violence d'une des dernières scènes. Finalement, on se remet le film et on comprend toute la trajectoire et les violences comprennent toute la trajectoire. Il faut dire absolument, combien la réalisatrice réussit à filmer la fête, ce qui est très rare au cinéma surtout quand il s'agit d'adolescents, et à la mêler à des problématiques très actuelles sans tomber dans le moralisme. Pour autant, les violences sexistes et sexuelles se situent à tous les niveaux de la société, s'exprimant de différentes manières, et dans ce contexte le film les montre parfaitement. Encore plein d'autres questionnements qui me viennent en tête, donc je pourrais faire plus long, mais je m'arrête là. Film à voir absolument.