Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Alasky
378 abonnés
3 652 critiques
Suivre son activité
4,0
Publiée le 18 septembre 2024
Magnifique film avec Jude Law et Alicia Vikander impeccables et très justes dans leurs rôles. Belle photographie, belle reconstitution d'époque, superbes costumes. J'ai trouvé ce film bien réalisé, captivant et dépaysant, je n'ai pas vu le temps passer.
Inscrit dans un cadre monarchique historique, le film dissèque les dynamiques et jeux de pouvoir, en plaçant en son centre une figure féminine. Aïnouz explore ici la condition des femmes dans les structures patriarcales de l’époque, où même la reine, censée incarner le pouvoir suprême, voit son autorité défiée. Ainsi, malgré son statut, elle reste prisonnière des attentes imposées qui la contraint à être simultanément mère, épouse, et reine docile.
Le film met habilement en lumière le paradoxe de cette époque, où le pouvoir des monarques, souvent présenté comme divin, est avant tout un outil de contrôle moral. Aïnouz montre comment les décisions intimes de la reine sont soumises au jugement de la cour et de l'Église, exposant ainsi le conflit entre autonomie personnelle et doctrine religieuse.
Cependant, si le film aborde des thématiques aussi riches que la pression exercée sur le corps des femmes ou l'émergence des premières revendications féministes à travers la figure de Catherine Parr, il les survole plutôt que de les approfondir. L’œuvre reste un esquisse séduisante mais inachevée.
Sur le plan formel, l’intérêt du film réside plus dans l’analyse des dynamiques de pouvoir que dans sa mise en scène, qui se révèle assez plate et académique. La réalisation ne parvient pas à transcender son sujet et reste prisonnière de son cadre historique rigide. Quant à la performance du roi, elle frôle le surjeu, ce qui affaiblit certaines séquences censées accentuer la tension dramatique.
En définitive, Aïnouz signe un film qui, bien que pertinent dans son propos, ne parvient pas à se hisser à la hauteur de ses ambitions.
« À quoi bon être reine si je n'ai pas le courage de mes convictions. » Dernière épouse du roi Henri VIII, Catherine Parr se retrouve dans une position assez délicate quand on sait ce qui est arrivé à certaines de ses précédentes épouses. Cependant, elle n'est pas du genre à se limiter à ce que l'on attend d'elle, mais son indépendance et surtout sa liberté de penser vont finir par mettre sa vie en danger... Avec son premier film en anglais, qui n'est pas un biopic, Karim Aïnouz réécrit l'histoire avec une Catherine forte de ses prises de position et un Henri tyrannique qui incarne la masculinité toxique avec une question qui est de savoir ce qui arrivera en premier entre la mort du roi ou l'exécution de sa dame... Pour un film qui prend autant de liberté, j'ai trouvé "Firebrand" très sage. Bien qu'amoindri, on parle d'un homme qui a fait décapiter des épouses, donc cette timide chasse aux sorcières ne lui fait pas honneur... Cette tentative de conte féministe est gâchée par un scénario inabouti qui n'exploite jamais le contexte politique et religieux, un montage haché et un manque de tension malgré un cadre restreint. Il reste de beaux costumes, quelques solides performances, mais le film est un peu ennuyeux.
Le jeu de la reine est un film intéressant, bien mené. La vie de Catherine Parr est intéressante et méritait bien un film. La ligne de crête que cette reine a emprunté est d'un danger de tous les instants face à Henry VIII dont le règne s'achève dans la confusion. Elle est persuadée d'une issue heureuse à sa situation et milite pour l'ouverture d'esprit face à des élites qui brûlent vifs les opposants politiques et religieux. Une femme qui ne s'est pas découragée et nous inspire.
3Ajoutée le 18 avril 2024 Ce fil de Karim AÎmouz est boiteux .Faire un film dur la 6ème épouse d'Henri VIII d'Angleterre étaient certes une tâche ardue .Le profane, c'est à dire, la majorité des spectateurs s'y perd un peu entre le prince Edouard, la future reine Elisabeth 1ère, les proches d'Anne Boleyn....Le film manque d'explications ou d'un épilogue final plus concret...ou les deux! alors on se promène de gros plan en gros plan dans un film souvent sombre et qui manque parfois d'intérêt. Cependant, le jeu des acteurs est irréprochable, les costumes et les décors sont soignéset la curiosité nous pousse ainsi vers la fin du film.
Ce grand film d'histoire est crédible, par sa mise en scène, par ses acteurs, par ses dialogues, par son image et surtout par l'absence de tout anachronisme technique ou sociétal, ce qui est souvent le cas dans les films historiques. On est bouleversé par cette histoire à la fois intime et sociale, dérisoire et grandiose en même temps.
Il serait intéressant que des historiens compétents vérifient la précision de la vérité des événements relatés, y compris du point de vue de la vie et du caractère des personnages. Ainsi, ce film pourrait être également utilisé dans un but pédagogique.
Film intense avec des moments de brutalité, d'émotion sur fond historique. On s'attache aux personnages et on tremble pour cette reine avec elle...j ai beaucoup apprécié. Par contre je ne le conseille pas aux enfants / ados (un peu trop dur )
Une leçon d'histoire de la méconnue Catherine Parr qui a été la première reine régente en Angleterre. Le titre fait référence aux échecs, l'héroïne doit savoir bien manier les pions pour ne pas finir tuée.
J'ai aimé : - le jeu des acteurs surtout Jude Law méconnaissable dans son costume Henri VIII, il est impossible de le reconnaître ; - intéressant cette partie de l'histoire du royaume unis,
Je n'ai pas aimé : - la fin du film, est ce l'invention du réalisateur, malheureusement, on ne sera jamais. Un bon film instructif, avec une bonne mise en scène, 12/20
Karim Ainouz s'est intéressé au personnage de Catherine Parr, peu traitée au cinéma alors qu'elle a eu l'extraordinaire ressource de survivre à Henri VIII. Ce n'est pas rien. Malgré un scénario qui prend quelques distances avec la véritable histoire, le récit tient la route. Il est transposé aux problématiques de notre époque sur la violence du pouvoir et la place des femmes sans renoncer à l'exigence de crébilité. Costumes, décors et interprétations donnent du réalisme à cette oeuvre quasi-historique. Réussi.
J'ai trouvé ce film excellent : de belles images, de très bons jeux d'acteurs, une histoire qui me semble excellement bien retransmise par rapport à la réalité... En bref, excellent drame.
Bon film historique, qui nous apprend à quel point Henry VIII était une personne détestable... C'est seulement à la fin que j'ai reconnu Jude Law, tellement il est méconnaissable ! ^^
Un film magistral, moderne à la réalisation soignée sur un sujet inédit. Je m'attendais à un énième film historique un peu pesant et sans surprise mais rien de tout cela ! Tout est brillant : du scénario qui parvient à nous accrocher dès le début et à maintenir le suspense tout en multipliant les scènes intimistes tendues en passant par des costumes magnifiques, une photographie privilégiant le clair-obscur et une interprétation hors pair de la part de Jude Law en tyran domestique méconnaissable bien plus proche de la réalité que le Henry VIII de la série "Les Tudors" ainsi que d'Alicia Vikander au jeu subtil et tout en retenue. Un grand film !
Esthétique, réaliste, dans le souci du détail qui crée l'ambiance de chaque scène, on est transporté au Moyen-Age où l'on réalise que la vie d'aristocrate au féminin n'est pas toujours rose. Une pépite qui mériterait son succès.