Votre avis sur Vermiglio ou La Mariée des Montagnes ?
3,0
Publiée le 27 mars 2025
Dans les montagnes de l’Italie du Nord alors que la seconde guerre mondiale est sur le point de se terminer un amour est en train de naître.
Une œuvre à la photographie superbe mais rude et austère comme le sont l’hiver et les hommes dans cette partie italienne du Tyrol.
Seules l’intelligence et l’espièglerie d’une petite fille d’instituteur viennent donner un peu de lumière et de sourire à ce film sombre et plombant.
4,0
Publiée le 26 mars 2025
« Vermiglio ou la mariée des montagnes » a reçu le Lion d’Argent Grand Prix du Jury à la dernière Mostra de Venise ...il parait qu’il a fait l’admiration de la réalisatrice Néo-Zélandaise Jane Campion ...c’est un film esthétiquement très beau...chaque plan étant traité comme un tableau, les paysages alpestres d’un blanc immaculé, qui bientôt reverdissent...des éclairages à la bougie donnant aux intérieurs l’aspect des tableaux des frères Le Nain dans une palette oscillant entre un jaune chaleureux et des teintes bleues...Le rythme est lent...les paroles rares...et l’histoire quasiment secondaire mais qui s’étire quand même sur près de 2 heures...Maura Delpero réalise là son second long métrage, tourné à Vermiglio, village montagnard du Trentin-Haut-Adige qui est le berceau de sa famille...la guerre 39-45 est lointaine, elle se manifeste par quelques bruits d’avion passant dans les lointains, ou par l’éloignement des hommes partis au front. L’arrivée d’un soldat sicilien, Pietro, déserteur du front de l’est accompagnant le retour d’Attilio, un enfant du pays trouble la famille nombreuse du maître d’école, homme au grand savoir mais très dur avec sa progéniture. Lucia, l’ainée des filles tombe amoureuse du nouveau venu...La romance de Piétro avec Lucia sert de fil rouge au film... « Vermiglio » est un film fait en grande partie d’une succession de petits évènements de la vie courante au sein d’une famille, au sein d’un village montagnard, dans une communauté d’âmes fidèle à ses traditions rurales et chrétiennes, des évènements filmés avec une grande maitrise et un grand sens du détail par une réalisatrice qui, ne l’oublions pas, vient du documentaire...c’est beau... Un magnifique film naturaliste et romanesque ...qui m’a fait penser au « Semeur » de Marine Francen...ce qui est pour moi une référence...Allez le voir !!
4,0
Publiée le 21 mars 2025
A vu «Vermiglio » de la réalisatrice italienne Maura Delpero, qui a obtenu le Lion d’Argent - Grand Prix du Jury lors de la dernière Mostra de Venise. Une photographie absolument sublime, des paysages de montagnes majestueux qui enclavent Vermiglio, un petit village du nord de l’Italie où lors de l’hiver 1944, Pietro (Guiseppe De Domenico), un jeune soldat sicilien cherche refuge après avoir déserté le front de la guerre. L’Instituteur (Tommaso Ragno) et sa femme ont dix enfants. Quand la fille ainée du couple, Lucia (Martina Scrinzi) va tomber amoureuse de Pietro, le destin de toute la famille va se trouver changé. C’est un film contemplatif qui dégage une extrême quiétude malgré les évènements racontés, mais également plein de vie et de jeunesse du au fait des nombreux enfants qui composent cette famille. Le scénario nous permet de nous attacher à chacun d’eux au fil des saisons accompagnées par celles de Vivaldi pour la musique. La caméra épouse au plus près le quotidien de ce foyer, naissances, prières, cours en classe, discutions dans des lits partagés, deuils… J’ai souvent pensé au magnifique film de Michael Haneke « Le ruban blanc » pour l’austérité familiale et le poids que le patriarche fait peser sur sa famille. Maura Delpero garde de la distance avec son sujet et ne tombe jamais dans le larmoyant et le pathos. La vie rigoureuse que mène cette famille s’allie très bien à la froideur des couleurs choisies et celle des sentiments peu démonstratifs. Très beau film poétique, taiseux et puissant.
4,0
Publiée le 26 mars 2025
Magnifique film de Maura Delpero s'est inspirée d'une histoire très personnelle se déroulant à Vermiglio , le berceau de sa famille pour réaliser son oeuvre !
L’histoire se déroule sur 4 saisons en 1944 et 1945 au sein d’une famille , la famille du père de la réalisatrice qui était alors enfant !
C'est un film certes assez contemplatif mais d'une grande sensibilité !
3,0
Publiée le 22 mars 2025
Vu en avant-première la semaine dernière je me suis un peu ennuyée,ce film est trop long et part un peu n'importe comment dommage.
3,5
Publiée le 25 mars 2025
Dans les montagnes au nord du lac de Garde, le temps s'écoule lentement il y a 80 ans. Au rythme des saisons, et des trois disques que possède l'instituteur du village, père de nombreux enfants, et prêts à en accueillir d'autres, un neveu et son copain, de retour de la guerre.
Delpero s'attache eux protagonistes féminins de cette saga familiale, mais ne délaisse pas la figure tutélaire du père, en hommage au sien.
Un homme pétri de certitudes, le gardien de la tradition, l'homme cultivé du village.
Au milieu de paysages abrupts, parfois à la limite du noir et blanc en hiver, on vit rudement et pieusement. Les mariages succèdent aux grossesses, les disparations aux naissances.
Les sœurs complotent, complices et concurrentes tout à la fois, il n'y aura qu'une place pour continuer à recevoir un enseignement au-delà de l'école communale du village.
On ne s'épanche pas, les discussions sont rares. La caméra respecte et met en valeur les moments rares de bonheur et de complicité.
Un portrait historique ancré dans le terroir italien, comme au bon vieux temps, aussi éloigné de l'Allemagne que de la Sicile, pays d'origine du marié de passage. Vermiglio est un film d'ambiance, les acteurs sont formidablement ordinaires, des anti-héros, et on peut s'identifier à ce que furent nos propres grands-parents. Servi par une photographie de montagne superbe.
cinéma - mars 2025
5,0
Publiée le 26 mars 2025
Voilà une œuvre admirable. J’ai été stupéfait de voir évoqués tout ces sujets primordiaux traités avec tellement de sérénité, de calme et surtout de justesse. C’est avec une extraordinaire économie d’affèteries qu’est décrit ce monde paysan, alpestre, rude, de cette fin de guerre. Parmi tous les sujets évoqués, il faut signaler la place importante faite aux femmes, à leur sort empesé par la religion et le patriarcat. Et enfin, une mention spéciale à la photographie qui est en tout point admirable ! La fin du film est accompagnée de véritables « tableaux » illuminés de lumières en clair-obscur dignes de LeNain ou De la Tour …
4,0
Publiée le 28 mars 2025
Olmi ! Sort de ce corps !

Les cinéphiles se souviendront sûrement du chef d’œuvre d’Ermanno Olmi, L’Arbre aux sabots ( Palme d’Or 1978). 47 ans après, la réalisatrice italienne Maura Delpero remet le couvert. Au cœur de l’hiver 1944. Dans un petit village de montagne du Trentin, au nord de l'Italie, la guerre est à la fois lointaine et omniprésente. Lorsqu'un jeune soldat arrive, cherchant refuge, la dynamique de la famille de l'instituteur local est changée à jamais. Le jeune homme et la fille aînée tombent amoureux, ce qui mène au mariage et à un destin inattendu… D’emblée, constatons que ce drame a reçu le Grand Prix du Jury à Venise. Oui ! Ce film est visuellement magnifique, mais aussi magnifiquement ennuyeux. Le fond et la forme encore une fois ne sont pas en adéquation.
Il s’agit donc de l’histoire d’un amour naissant suivant les hauts et les bas de la vraie vie – la mort, la trahison… Le contexte de la fin de guerre dans un coin plus que reculé des montagnes du Trentin – Vermiglio est le nom du village natal de la réalisatrice -, reste très lointain et laisse à penser que ce film pourrait se passer à peu près n’importe où. C’est une histoire d’enfants et d’adultes, entre morts et naissances, déceptions et renaissances, de leur union dans les virages de la vie, de leur chemin de la collectivité à l’individualité, une sorte d’hommage à la mémoire collective. La photo, les lumières, les cadrages, les costumes, les paysages… tout est admirable. Chaque plan est digne d’une toile de maître. Mais, comme je le dis souvent, ça ne suffit pas à faire un film. Celui-ci est d’une lenteur inouïe et ne raconte, somme toute, pas grand-chose. Tous ces gens sont taiseux, accablés en permanence par je ne sais quel destin contraire. Et pourtant, les histoires et intrigues – et sous-intrigues -, quotidiennes d’un couple et de ses neuf enfants s’entremêlent, oscillant constamment entre documentaire et fiction. Hélas pour l’émotion, le naturalisme prend largement le pas sur le romanesque. Et dans ces conditions, le temps peut paraître long. Mais ne nous méprenons pas, c’est du très grand cinéma si on est amateur de contemplatif et d’infini lenteur.
Tommaso Ragno, remarquable acteur italien, qui a déjà tourné avec les plus grands cinéastes de son pays, comme Morettiou Martone, est remarquable et donne le ton au film. Les autres, Giuseppe De Domenico, Roberta Rovelli, Martina Scrinzi, sont quasiment inconnus. Il semble que rien n’ait bougé depuis Olmi dans le cinéma, dans le rendu c’est le même rustique, le noueux rural, les mêmes beautés paysannes reprises aux tableaux d’un Le Nain, et donc un académisme séduisant mais qui manque d’émotion. J’aurais tant voulu adorer ce film.
4,0
Publiée le 28 mars 2025
Un presque documentaire sur une communauté d'hommes et de femmes témoins de l'histoire occidentale. Sobre, beau et contemplatif tout en étant émouvant.
2,5
Publiée le 24 mars 2025
Ce n'est pas sans interêt mais on s'ennuie car la lenteur règne. Certains s'étendent sur la beauté des paysages, qui apparaissent épisodiquement, d'autres sur la bande originale, au choix trop facile. Il s'agit d'une oeuvre complaisante: La réalisatrice se fait plaisir en soignant, en peaufinant et en s'attardant. ce n'est pas un grand film, au mieux un télé-film de 60 minutes.
3,0
Publiée le 23 mars 2025
Chronique d'une Italie rurale, alpestre, il y a 80 ans. On pense effectivement à l'Arbre aux sabots. Belle mise en scène et surtout une utilisation très sensible et précieuse de la musique, au volume élevé du gramophone sur les rares disques possédés par le patriarche : Chopin et les 4 saisons (magnifiquement citées). Ainsi qu'un chant polyphonique.
Ce n'est qu'une chronique, mais dans un bel écrin.
3,5
Publiée le 24 mars 2025
Une chronique qui n'est pas sans rappeler "l arbre aux sabots", une vie rude dans une Italie montagnarde,en plus appauvrie par la guerre. Ce personnage du père, grand ordonnateur qui manque de psychologie vis à vis de ses enfants, la mère effacée certes mais qui connaît sa famille, devine sa fille enceinte mais se tait. Quant aux enfants dont on devine l'avenir ...ecxellents. Finalement l'histoire de l'aînée et du soldat n'est qu'une petite partie de ce film.
3,5
Publiée le 23 mars 2025
En 1944, dans un petit village des montagnes du Haut Adige arrive un jeune déserteur sicilien qui va épouser la fille ainée de l’instituteur. Des images sans apprêt magnifient l’austérité des lieux d’habitation, la beauté la dignité des femmes et des hommes acharnés à survivre dans un milieu rude, misérable.
La musique des quatre saisons de Vivaldi au gramophone domine un instant les silences et les pleurs des bébés dont les naissances se succèdent.
Ces deux heures éclairées naturellement rayonnent de la présence de nombreux enfants complices, révélateurs de vérité par leur spontanéité, leur fraîcheur, promesses d’un avenir meilleur.
La réalisatrice en belle héritière de cette communauté résiliente nous fait partager la grandeur des paysages et la force de ses habitants aux mœurs d’un autre âge dont l’énergie peut instruire notre présent.
2,5
Publiée le 24 mars 2025
Sur un fait divers, un film lent et ennuyeux. De beaux paysages, la médiocrité des villageois et le poids écrasant du catholicisme.
ducber

3 critiques

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2,5
Publiée le 28 mars 2025
gris, bleu gris, blanc gris.... la palette de couleur est plus que réduite pour ce film plombant sans un grand intérêt scénaristique, et où il est difficile de ressentir autre chose qu'un sentiment de longueur et de tristesse froide...
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